06/05/2009

me revoilà!

 

Je suis à peu prés en forme et je viendrai, lentement, vous rendre visite à tous avec un immense plaisir.

Vous pouvez me rendre visite si le coeur vous en dit sur mon nouveau blog:
 

http://etpuislavie.skynetblogs.be

 

sur lequel je parlerai davantage de moi, ma vie de tous les jours, je vous guiderai dans ma région (c'est le sujet de mon premier post) je vous ferai également partager des bribes de mon journal perso... Bref! un peu de tout et de rien.
 

Alors à bientôt ici ou là?

MIMI.

26/02/2009

Atelier: Le corps.

Des personnes qui me lisaient cet été me demandent de nouveaux textes écrits pour l'Atelier d'Ecriture: cet atelier n'existe plus et ma foi, j'aurais manqué de temps à y consacrer. Le temps justement,j'en manque en ce moment pour écrire, j'ai donc décidé de faire un post de cet exercice qui a été relativement peu lu.

1- Écriture du corps. Retrouvez le souvenir ou imaginez la perception du corps d’un autre (mouvements, présence, odeurs…) qu’il soit caché ou subitement dévoilé, dans une situation amoureuse ou non mais dans un moment ou le corps de l’autre jette un trouble. Découverte (la nudité d’un corps qu’on connaissait autrement) gène ( maladie qui expose, corps dévoilé d’une façon qu’on ne souhaitait pas) ou retrouver une sensation particulière du corps (dans l’eau ou dans un état second). Écrivez ces sensations sous forme d’images, de bribes…

2- Écriture érotique .Parti pris de nommer ou utiliser des métaphores. La linéarité du texte ne s’impose pas. Choisir de voiler ou de dévoiler. Utiliser un ton déterminé: cru, violent, sordide ou au contraire raffiné, surpris, déçu, médical… l’écriture ne doit pas forcément être autobiographique mais des sensations récentes ou plus anciennes peuvent revenir…

 

Voici là les grandes lignes de ce qui nous était proposé pour cette consigne. Vous le verrez, j’ai choisi de piocher ici et là pour donner à lire un texte qui, encore une fois, me ressemble au plus présJ !

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Sa main comme une flamme. Sa main comme un brasier. Elle est là sur le siège, elle ne bouge pas. Pourtant elle l'imagine qui remonte doucement et son pouls s'accélère, sa respiration progressivement devient haletante. Elle a chaud, elle a froid elle ne sait plus trop.

Lui il est là tranquille, il ne parle pas. Sa voisine de canapé lui pose une question. Il se tourne vers elle et dévoile fugitivement l'échancrure de son cou, délicieusement blanc, doux, enfantin.

Sa main alors fait des volutes dans l'air, rythmant ses mots. elle voit ses lèvres, un peu fines mais très rouges, qui bougent et s'humidifient. Il sourit et la blancheur de ses dents décroche dans sa poitrine à elle un séisme de sensations. Maintenant elle est moite, elle ne suit absolument plus aucune conversation, elle est muette et chaude. Lui se tourne un peu vers elle, il lui parle mais elle n'entend pas, elle ne perçoit que "lui" physiquement. ce qu'il dit importe peu, d'ailleurs est-il intelligent? Elle ne l'a jamais jugé, elle le côtoie depuis des années sans même lui porter le moindre intérêt et là, tout à coup c'est le désir, absolu.

Il faut qu'elle le touche. Il lui suffirait de l'effleurer, elle est sûre qu'alors, la magie n'opérerait plus, il redeviendrait François, le mari de Nadine.

Mais en attendant, il est le mâle. Sa bouche est sèche, gonflée, presque douloureuse. Elle passe doucement sa langue sur sa lèvre supérieure et ce contact enflamme d'autant plus ses sens. Elle a la perception éperdue de son corps malgré la distance. Elle imagine sur elle, en elle, son grain de peau, sa chaleur nichée en elle, palpitante et le désir monte, le ventre se fait creux, en attente, haletant, le picotement de la nuque est presque insoutenable, son corsage caresse et dessine ses seins durcis, Elle est à lui, pour lui en cet instant de passion folle. De légers tremblements l'animent: quelqu'un pourrait-il le voir? Elle ne sait plus, elle est tendue vers son plaisir. Et puis la jouissance est là, sublime, sans nom, suffocante d'être enfouie, tue. Elle pourrait hurler, elle voudrait crier et pourtant elle ne bouge pas. Ses cuisses doucement se sont rapprochées et le crissement de la soie échauffe encore ses sens. Elle mord l'intérieur de sa joue et cette douleur, même légère, lui donne du plaisir parce que c'est encore lui qui la lui inflige.

Elle le regarde. Voila! La magie est passée. François ne saura jamais et elle gardera en elle, toujours, la blessure de sa chair offerte, ce moment d'amour flou, solitaire et pourtant partagé.

sig rouge

23/01/2009

Enfance blessée.

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Ce blog est nominé catégorie HOBBY and ENTERTAINMENT.

 

 Fleur de sel, fleur de peine
Fleur de larmes bafouées
La petite fille sanglote
Son coeur écartelé
Ce vieux monsieur indigne
Cet homme que sa mère
Sa chère maman à elle
A mis dans leur foyer
Commet l'iréparable
Sur ce corps de poupée
Aller à la police
Être souillée salie
Redisant l'indicible
Maman tu me trahis
Viens avec moi crois-moi
Je n'ai rien inventé
C'est bien lui c'est cet homme
C'est lui qui a touché
A mon âme si pure
Un joyau un diamant
Et qui a tout détruit
Je t'en supplie maman
Aide-moi, aime-moi
Je suis toujours la même
Bien qu'une autre c'est vrai
Puisque j'ai cette peine
Ce trou noir là au corps
Ce trou noir dans mon coeur
Maman protêge-moi
J'ai si mal et si peur
Je ne suis qu'une enfant
Lui il est vil et bas
Il me dit que tu l'aimes
Ne le trahiras pas
Maman oh! je t'en prie
Prends-moi entre tes bras
Tu m'as donné la vie
Cela compte n'est-ce pas?
Redis-moi des mots doux
Dans le creux de l'oreille
Ou serre-moi c'est tout
Enfance sans sommeil
Qui ne pourra jamais
Plus revoir le matin
J'ai besoin d'être aimée
Sans crainte, sans chagrin
Retrouver mon enfance
Sentir l'air sur mon corps
Sans peur d'être salie
Être abusée encore
Dis maman, sauve-moi
Dis-lui de s'en aller
Que je suis ton enfant
Qu'il n'est qu'un étranger
Son amour ne vaut rien
C'est la chair de ta chair
Qui t'implore. Enfin!
Enfin, tu es ma mère!

sig rouge

02/01/2009

Amitié déçue.

1° post de l'année 2009. Pour les voeux, c'est le post précédent:)!

1amitié décue

En moi c'est le silence
L'amour ne chante plus
Je ne suis que souffrance
Aprés avoir connu
La folle déchirure
De l'amitié finie
Je panse mes blessures
Je ne pense qu'à lui.

Tu m'as volé ses mots
Tu as volé mon âme
Mon corps saigne et se plaint
De l'avoir vu partir
Je n'ai plus de passé
Je n'ai plus d'avenir
Je suis au fond de l'eau
Qui a éteint la flamme.

Tu savais mon amour
Tu connaissais nos gestes
Vois-tu c'est bien par toi
Que je souffre le plus
Car c'est bien toi toujours
Qui cueillait ma tristesse
Pour me rendre la joie
Lorsque j'étais vaincue.

Je ne veux pas vengeance
Elle n'est pas digne de moi
Je veux saisir la chance
De croire encore une fois
Mon amitié déçue
Je l'offrirai ailleurs
Je saurai j'en suis sûre
Connaître des jours meilleurs.

Je veux croire au soleil
Je veux croire au printemps
Mon âme n'est pas sommeil
La caresse du vent
Me dit "viens donc par là
Tu pourras découvrir
Que d'autres que tu aimeras
Ne sauraient te trahir".

signat rouge1

04/12/2008

A ma soeur.

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Elle a choisi de nous quitter un 4 décembre.

 

Ma soeur
Il fallait le comprendre
Ma soeur
Je ne pouvais entendre
Ton mal d'aimer
Ta soif de nous le dire
Toi tu voulais
Autre chose que le pire
Tu as
Connu tant de souffrances
Tu avais
Connu tant de malchance
Tu attendais
De nous une lumière
Pourtant tu sais
Nous ne pouvions rien faire
C'est toi
Qui contrôlais ta vie
C'est toi
Mais toi tu nous as fuis
Tu aurais pu
Choisir de te reprendre
Tu sais la vie
Parfois peut nous surprendre
Elle offre
Ses moments les plus doux
A ceux
Qui croient être au bout
Il faut parfois
Savoir saisir sa chance
D'un autre amour
D'une douce présence
Tu as
Couru vers des chimères
La nuit parfois, je crois
Entendre tes prières
Je sais la peur
De vivre est bien trop dure
Alors adieu
Adieu ma soeur ma reine
Tu sais sous peu
Je n'aurai plus de peine
Je garderai
Tous nos mots les plus chauds
Et de nous deux
Les rêves les plus beaux
Car je n'aurai
Au coeur plus d'amertume
Et je vivrai
Sans pensées importunes
Je donnerai
Ce que tu as refusé
Et j'aimerai
Ceux que tu as quittés
Pour effacer en eux
Toute trace de haine
Et ne garder
Que ce mot doux: on t'aime!

signat verte2

09/11/2008

Je chante.

Des raisons personnelles m'empêchent d'être présente sur les blogs en ce moment, je ne sais pour combien de temps.Je ne vous oublie pas cependant mais la vie parfois...

0001chante

Je chante
Mais pour ne pas sombrer
Je chante
Quand dans ma tête tout à craqué
Je chante
Pour ne pas pleurer
Pour ne pas lacher
Pour croire que quand même
Il y a des gens qui m'aiment
Je chante
Quand le ciel s'éteint le soir
Je chante
Si dans le silence je perds l'espoir
Je chante
Et croire que tout pourrait renaître
Que je n'ai pas que du mal être
Pour sortir du pire qui m'attend
Pour croire aux sourires qu'on me tend

Je chante
Pour croire au vent qui souffle au bois
Je chante
Penser que tu es encore à moi
Je chante
Croire au bien et bannir le mal
Imaginer mieux qu'un banal
Et si le bonheur alors me prend
Et que finissent mes tourments
Alors je chante
Mais par amour et pour la vie
Pour dire que rien jamais ne finit
Que tout encore est bien possible
Que rien n'est plus inaccessible

Ainsi je chante encore pour vous
Vous dire que tout peut être doux
Et pour qu'en face on se regarde
Sans jamais plus être sur ses gardes
Rendons les armes aimons-nous
Une utopiste? C'est si doux

Je chante
Les oiseaux le soleil le vent
Pour que tous nous ayons beau temps
Et que s'enchaînent nos saisons
De grands bonheurs de déraisons
C'est çà, elle est là ma chanson!

signat marron

29/10/2008

Fin d'automne.

col d'agnel 26. 10. 08

Pluie froidure, pluie dolente
Longue ligne dorée
D'une goutte tremblante
Pluie sans bruit, sans orage
Eau de terre assoiffée.
L'hiver nous est trop sage.

Flocon de neige doux
A toi vient se mèler
Le ciel est d'un gris flou
L'azur s'en est allé
Aprés-midi languide
Silence à fleur de peau
Loin des étés torrides.
L'hiver nous est berceau.

Dans le jardin figé
Le chêne roux frissonne
Au carreau fleur de givre
Bruissement monotone
Le feu craque tout bas
Pour ne pas éveiller
De tristesse en moi
De regret de l'été.

Pluie et poële ronronnent.
L'hiver nous est chanson.

sig rouge foncé

26/10/2008

L'attente.

Ce texte vous "parle"? C'est parce que vous êtes attentifs à vos lectures:)! Je le reposte là dans une version me semble-t-il plus simple. En espérant, pour ceux qui s'en souviennent, que vous l'aimerez aussi.

Je vous remercie pour les nombreuses marques de sympathie que vous m'avez adressées pour mon anniversaire sous forme de mails, de coms ici et de posts et coms sur libres2, de messages drôles et touchants sur facebook... Merci 1000 fois!

001 barnay Marie mon aquarelle

On n'est jamais heureux
Quand on est amoureux
On frissonne on a peur
Peur de l'autre d'abord
Qu'il s'en aille ailleurs
Mais peur de soi aussi
Car en livrant son corps
On perd un peu son âme
On se brûle à la flamme
De la douce folie
Qu'engendre l'amour fou.

Mais...

Le temps nous est attente
On ne voit que le ciel
Dans sa pure beauté
On veut tant espérer
Cruelle est la souffrance
De ces vaines absences
Un mot un geste doux
On palpite et frémit
Et la vie tout à coup
S'illumine et nous dit
Tout vouloir partager
Espérant tant de l'Autre
Car il est fou aussi.
Que nos corps chauds s'embrasent
Que vienne la passion
A l'écoute des sens
On perd jusqu'à son nom
On murmure "aime-moi"
On caresse et on chute
Il n'y a plus de saison
Quimpatiente culbute
De folle déraison
On chuchote et on crie
Quand notre peau exulte
Et çà oui, c'est la vie
On peut tout en attendre
C'est la seule chanson
Que nos coeurs veulent entendre
Car c'est  la grande joie
Et tant pis si tu as peur
C'est à ce prix tu vois
Que s'offre le bonheur. 

mimi orange

24/10/2008

Elle pleure.

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 Elle pleure


Ses larmes sont de sel
Et son coeur déchiré
Son corps est immobile
Aucun tressaillement
Ne donne à penser
Qu'elle pleure vraiment
Doucement et sans cri
Sans même un sanglot
Sur son amour perdu
Elle le savait pourtant
Que lui ne l'aimait plus
Mais elle voulait des mots
Pour y croire vraiment
Et maintenant
Elle pleure.


Elle revoit ces jours
De grand soleil radieux
Elle ne peut pas partir
Elle est là elle attend
Bien sûr elle n'attend rien
Lui est si loin déjà
Mais elle veut croire encore
Qu'elle est encore deux
Et doucement
Elle pleure.


Ce n'est pas du chagrin
C'est la désespérance
Se lever le matin
Sera un lourd fardeau
Comment, pour qui sourire
Elle ne sait plus trop
Elle voudrait mourir
Elle ne sait que souffrance
Et tristement

Elle pleure.


Elle sait que demain
Ne sera que d'absence
Qu'elle n'attendra plus
Le bruit doux de la clé
La maison sera creuse
Elle fera le silence
Elle ne dira à personne
Le fruit de ses pensées
Elle est seule déjà
Et banalement


Elle pleure.

sig rouge foncé2

15/10/2008

Il faut partir.

Un texte tout neuf, pondu ici et maintenant! pour mon plaisir et peut être qui sait... pour le vôtre???

001 aa

Si tu crois que le vent
Te pousse vers la vie
Celle que tu souhaites en rêve
Qui te donne l'oubli
De toutes les tristesses
Et de tous les chagrins
Emporte ta détresse
Vers un autre demain

Alors il faut partir

Si tu penses que le ciel
Sera plus bleu ailleurs
Qu'il donnera le sel
Qui rend les jours meilleurs
Si le soleil réchauffe
Bien mieux vers l'horizon
Et que ce que lui offre
Vaut bien mieux que mon nom

Alors il faut partir

Par contre si tu souffres
Quand tu seras là-bas
Si tu sens que le gouffre
Se referme sur toi
Si les champs, si les fleurs
Si mon amour à moi
Te semblent le bonheur
Y croire encore une fois

Alors reviens ici

Et je te redirai
Le chant de nos beaux jours
J'inventerai pour toi
Des folles nuits d'amour
J'évoquerai nos vies
J'évoquerai nos joies
Et tu verras fleurir
mon amour sous tes pas

Mais alors je t'en prie
N'attends pas trop longtemps.

mimi orange




28/09/2008

Taguée par Nays!

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Voilà j'ai le plaisir d'avoir été taguée par Nays.

 

Citer la personne qui vous a taguée et mettre un lien vers son blog, indiquer le règlement du jeu:

Alors j’ai choisi tout simplement le livre que je lis actuellement que j’aime beaucoup. L’écriture en est très poétique et en même temps très directe. Giraudeau est un homme qui me fascine par la vie hors norme qu’il a menée et qu’il mène:

 

 

Les dames de nage de Bernard Giraudeau

Édité chez Métailié en 2007. (grand prix de l’Express 2007).

 

 

Amélie était mon instant préférée. J’ai rencontré la caméra plus tard, grâce à elle, peu de temps avant que le destin ait décidé de m’enlever celle avec laquelle j’écrivais les plus belles pages de ma vie. J’écumais les expositions photo avec ou sans elle et mon goût des voyages resté en sommeil s’éveillait avec des visages du Mandchourie, les chutes du Zambèze, des cavaliers mongols ou les hauts plateaux d’Anatolie. J’aimais tout. Un jour elle m’a présenté un ami documentariste.

 

 

Je suis ravie parce que ces quelques lignes reflètent exactement ce que je dis plus haut: une écriture poétique et directe.

 

 

Les personnes taguées que j’ai choisies:

 

 

- Jojo

 

- La ptite Mimi

 

- Laura

 

- Béa

 

 

Donc, à vous de jouer!

 

 

MIMI.

 

 

 

Ouvrir un livre que l'on aime à la page 123, recopier à partir de la cinquième phrase et les cinq phrases suivantes, indiquer le titre du livre, le nom de l'auteur, de l'éditeur, ainsi que l'année d'édition.

Taguer 4 personnes dont vous souhaitez connaître les lectures et les avertir sur leur blog.

 

 

07/09/2008

Amour flamme.

amour flamme

Amour chaleur
Fulgurance du désir
Caresses et silences
Car bien sûr tout est dit
Il n'y a plus de mots
En ces instants folies
Où les coeurs se confondent
Où ils boivent la vie.
Les âmes sont gloutonnes
Et fiévreux nos deux corps
La bouche ne dit rien
Pourtant on crie encore
Par les bras qui étreignent
Par la bouche goulue
On a mal d'avoir soif
On ne sait plus trés bien
A qui l'on appartient
A qui tout est tendu
Le ventre se fait creux
De s'être trop offert
Les seins sont douloureux
Ils quémandent caresses
Les reins ne peuvent plus
Supporter cette ivresse
Ce feu qui nous dévore
A en être perdus

Ô viens au creux de moi
Tu vois je suis vaincue.

signat rouge

 

11/08/2008

ENFANTS.

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Les enfants rois les enfants coeur
Ceux qui attendent mais sans pleurs
Ceux qu'on mutile ceux qu'on démet
Ceux qui nous livrent leur âme blessée
Les enfants fleurs nos coccinelles
Qui dansent et chantent en ribambelles
Des mots d'amour sans trop savoir
Que c'est l'espoir qu'ils nous font voir
Ces enfants-là on les embrasse
Ces enfants-là et quoi qu'ils fassent
Seront toujours les tiens les miens
Je ne veux plus voir leur chagrin
Je veux les prendre dans mes bras
Leur donner tout et où qu'ils soient
Ils sont nos vies nos univers
Pour qui se battre donner sa chair
Amour d'enfant amour baiser
Nul mal ne doit plus t'effleurer
Tu peux attendre le meilleur
Chacun doit te donner ses heures
Tu es là doucement tu respires
Quel mot peut faire ou bien dire
Tout cet amour que j'ai pour toi
Qui que tu sois ou que tu sois
Tu es l'enfance et c'est sacré
C'est notre honneur de t'honorer
Que tu sois riche ou bien perdu
Petit démon ou bien Jésus
Tu es le fruit d'un grand amour
Pour une seule heure pour un seul jour
Il a fallu que corps se serrent
pour faire éclore ce mystère
Enfance douce ou tourmentée
Unique objet de mes pensées
Que personne un jour ne te blesse
En toi appelle la tristesse
Je pourrais bien le mettre à mort
Celui qui souillerait ton corps
Celui qui mettrait la tristesse
Là où je ne vois que tendresse
Tu es petit tu es amour
Crois-moi enfant

Tu es mon toujours!

enfants sig

 

 

10:08 Écrit par Mimi dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : amour, enfants, poesie, blog, poeme, mimi, mimi poesie |  Facebook |

28/07/2008

Un texte d'atelier: La plage.

Me voici en vacances! Donc, ce post est planifié. Encore un texte d'atelier penserez-vous! Ma foi, il me semble qu'en cette saison, être léger est tout ce qu'on peut souhaiter. Je reprendrai le post de poèmes plus tard.

Consigne 22: Ecrire à plusieurs voix.

1. Écrire une première version d'un petit événement que vous observez de votre point de vue dans la rue par exemple, à la terrasse d'un café, ou sur un banc public ; cet événement doit mettre en scène plusieurs protagonistes ; restez a votre place d'observateur.

  2. Réécrire une autre version de cet événement du point de vue du principal protagoniste, avec un dialogue: il parle à quelqu'un et de toute façon avec des temps de monologue intérieur.

 3. Réécrire une troisième version de ce petit événement du point de vue d'un autre protagoniste ou d'un autre observateur que vous n'auriez pas vu et qui n'est pas vous, donc que vous avez créé.

Cette écriture demande une attention très rigoureuse : le style va rendre les différences de caractère des personnages, mais aussi les différences d'implication ; chacun ne voit pas la même chose, n'enregistre pas les mêmes indices. Ce n'est pas simplement un changement de style, à la manière de Raymond Queneau dans "les exercices de style".

 

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Atelier: consigne 22 vue par MIMI.

 

1/ Bien sûr, elle va me pourrir la journée! J’étais là peinarde, il y a de la place, elle aurait pu se mettre à l’autre bout de la plage mais non! Elle vient me poser la serviette sur les pieds ou presque. Qu’Est-ce que je dis la serviette? Ils sont combien? Elle en a beaucoup à étaler comme çà?

- Océane, viens ici ma chérie, enfile ton maillot, ne va pas te mouiller alors que tu es encore habillée!

C’est la mère. Elle a une voix de poissonnière à la criée. Et le père, on sent qu’il a les boules un max! il fait semblant de rien à faire des pâtés avec le fils mais il n’en pense pas moins, il doit en avoir ras-le-bol de bobonne. D’autant qu’on voit bien que c’est un homme à femmes çà! Beau comme il est!

Voilà, c’est son portable qui sonne, il a un air entre deux!!! Mais où il va là? Il lui a bien parlé à l’oreille! Elle fait la gueule. A tous les coups il a trouvé un prétexte pour aller rejoindre « l’autre » quelque part!

- Océane prends ton seau et sois sage ma puce, elle est mignonne la petite fille!

Ben oui la louloute à sa maman, prends le seau, on va te le voler! Je te jure. Bon! Je m’en vais moi, j’en ai assez subi, je vais me mettre à la terrasse du café. Très peu pour moi ce genre d’endroit, quel manque de classe!

2/ -C’est joli ici chéri ne t’inquiète pas. J’adôôôre cet endroit! Je vais nous instâller là-bas prés de cette dame seule, nous serons tranquilles et pas loin de l’eau pour surveiller les enfants, oh! C’est chhhou!!!

 

Elle a des pieds douteux la dame mais bon, je ne vais pas faire la difficile. Je suis dans la mouise, cela sent son prolétaire , c’est d’un commun! Mais comment Louis-Charles a-t-il pu m’emmener dans un lieu pareil? Heureusement, je ne risque pas de rencontrer une connaissance et c’est très bien, j’ai pris du poids moi, c’est fou!

- Océane, viens ici ma chérie, enfile ton maillot, ne va pas te mouiller alors que tu es encore habillée!

Je la giflerais cette gamine, elle est insupportable! Si nous étions allés au Club elle passerait ses journées avec les moniteurs! Si au moins elle ne ressemblait pas autant à son père, avec ce visage mou! Ah! Mon petit Guy-Henri lui, est une beauté, tout le monde s’accorde à dire qu’il me ressemble et c’est sans doute vrai!

- Louis-Charles mon cœurrr, c’est ton portâble qui sonne, sans doute le bureauoôô!

Oh! Mais elle se bat! Ne pourrait-elle jouer avec cette fillette sans se faire voler ses affaires? La maman ne bouge pas. Ne voit-elle pas que sa petite fille est en train de commettre un larcin?

- Océane prends ton seau et sois sââge ma puce, elle est mignonne la petite fille!

- Oui mon chéri, bien sûr que tu peux y âller, nous sommes très bien ici ne t’inquiète pâs! J’ai mon grand fils qui va m’aièder à m’occuper de sa petite sœur!!!

- Vous partez Mâdâme? Bônne soirééée! Au plaièsir de vous revouar!!!

Enfin elle est partie, elle commençait à devenir gênante à nous observer ainsi. Elle n’a donc jamais rencontré d’autres personnes aussi différentes d’elle?

3/ pfttt! Les Gitanes maïs, c’est plus çà! De mon temps ils les remplissaient bien mais maintenant y a plus rien qui va, j‘ai du tabac jusqu‘au fond des amygdales moi. Tè! Elle est pas contente hè la pétasse! Elle les voit d’un mauvais œil la bourge et ses mioches. Sûr que l’autre, elle a juste choisi celle qu’il fallait! Elle est pas commode la Ginou avec ses bourrelets recuits. Sûr que, elle le soleil, elle en profite! Après elle va aller draguer le gigolo du bar, elle va te prendre 4 ou 5 pastis et elle aura sa mufflée comme tous les soirs. Si elle vient par là et qu’elle me voit elle va encore venir me raconter sa vie, fan! C’est pas le jour hè! Et puis elle va me critiquer cette brave dame qui a l’air d’être gentille comme tout qu’elle s’occupe bien des mômes et de son petit mari que si çà lui prenait à lui de faire un petit régime, il serait pas mal!

Océane!!! C’est un prénom çà? Maintenant ils font n’importe quoi! Moi je l’aurais appelée Thérèse ou Jocelyne cette petite! Et le garçon peut être kevin, c’est moderne mais c’est joli çà Kevin.

Mais ils sont bizarres ces gens! Elle on voit qu’elle est plutôt habituée aux croisières sur des yachts (prononcer i a ch t), elle a une fesse sur la serviette! Pourtant c’est les siennes hé hô! Épaisses comme çà, sûr qu’elle les a pas louées au camping, tain! Elle est gironde n’empêche! J’en ferais bien mon 4 heures moi! Elle a un accent! Je me demande comment çà fait au lit, si çà crie comme tout le monde ou si çà a le cul serré ces bonnes femmes de la haute! La Ginou elle, elle te fait sa chochotte mais elle te pousse des cris d’orfraie.

Té, c’est juste ce que je pensais, çà y est qu’elle y va picoler son jaja! Je ferais mieux de me cacher moi que sinon j’en suis d’une tournée. Et que je te fais des ronds de jambe à la bourgeoise que je te l’ai vue qui fumait de jalousie tout l’après-midi et soupirait après le mari! Lui il est pas resté longtemps hè? Le travail, c’est sûr! Ils sont tous là avec leur portable que t’as plus de vie hô!

Allez zou, je me casse moi! La Jo elle va me bassiner encore que je regarde les girelles à la plage!

sig rouge foncé

14/07/2008

Essayons.

essayons

Je viens de créer un blog interactif (plutôt que collaboratif, je n'aime pas trop le mot) où chacun peut s'exprimer sur le sujet de son choix. Allez y faire un tour et si vous êtes tenté par l'aventure, faites moi connaître votre mail, je vous enverrai volontiers une invitation.

Tout le monde peut s'exprimer, nul besoin d'être Einstein ou Yourcenar. Vous voulez nous faire part d'une opinion, d'un film qui vous a intéressé, d'un lieu visité qui vous a plu ou déçu, nous faire part de votre enthousiasme ou votre indignation au sujet d'un fait de société ou tout autre chose, à vos claviers!

Le lien: http://libres2.skynetblogs.be

Merci de vos visites!

 

Te souviens-tu de nous, te souviens-tu de moi
Nos deux corps enlacés qui disaient leur émoi
Le silence tout autour qui semblait écouter
La voix de ces beaux jours, deux être qui s'aimaient.
Il y a bien longtemps que l'air ne frémit plus
De nos souffles mêlés de nos gestes éperdus
Il n' y a plus de vibrance, le feu s'en est allé
Au fond vois-tu je pense qu'à trop vouloir donner
Nos âmes se sont usées, frottées de lassitude
Il ne sort rien de bon qu'aimer soit habitude
Il faut savoir partir puis revenir encore
Cent fois sur le métier remettre nos efforts
J'ai appris aujourd'hui qu'un jardin se cultive
Que les fleurs çà se meurt quand le courant dérive
Ne donnant plus de l'eau au moulin des passions
Et qu'en place de délire on parle de raison.
Quand tu tendais ta main dans l'ombre me cherchant
Quand nos membres tremblaient, nos bouches balbutiant
Lorsque tu te donnais en violents coups de reins
Nous igorions alors ce que serait la fin.

Elle est là aujourd'hui et nos gestes sont lourds
Tu parles d'avocat, je parle encore d'amour
Je ne veux pas céder le terrain au malheur
Je ne veux croire encore aux lendemains qui meurent
Je veux croire au ciel bleu je veux croire à la vie
Je veux penser pour nous que ce n'est pas fini
J'ai trop aimé vois-tu notre si belle histoire
Je ne veux pas donner au temps cette victoire
Il faut vaincre nos peurs de n'être plus heureux
Les ans peuvent passer sans éteindre nos yeux
Retrouver d'autrefois ces mots qui nous enivrent
Ces attentions ces soifs, ce qui nous faisait vivre
Ces joies, instants sacrés qui veulent nous échapper
On peut, si tu le veux bien sûr, les rattraper
Sais-tu ce soir je crois que tout n'es pas perdu
Qu'il faut tendre les bras, ne pas partir vaincu
Rien de laid ne saurait sortir de la splendeur
Qui animait nos vies faisait battre nos coeurs
Donnons-nous une chance allons, une seule encore
Prouvons-nous que l'amour toujours sera plus fort

Essayons, le veux-tu? Essayons d'être nous.

MIMI.encirer1

01:24 Écrit par Mimi dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (31) | Tags : amour, poesie, vie, poeme, souvenirs, mimi, nous |  Facebook |

10/07/2008

La FARANDOLE en Solitudes!

(http://laboheme.skynetblogs.be)

et Saravati (http://saravati.skynetblogs.be)

m'ont entraînée dans leur farandole sur une initiative de Traces (http://tracesecrites.free.fr/blog/index.php?2008/06/21/36...).

Serez-vous la ou le prochain à me prendre la main dans cette solitude ô combien partagée?

Hollynx (http://hollynx.skynetblogs.be) me prend la main à son tour pour s'élancer dans notre vertigineuse farandole.

La p'tite Mimi (http://nous-les-femmes.skynetblogs.be) rentre dans la danse à son tour avec un trés joli acrostiche et j'en suis trés touchée.

solitude

Mais non la solitude!

Mais que fais-tu du vent
Qui te fait le serment
De te pousser toujours
Vers les lieux les plus beaux

Que fais-tu de la pluie
Qui clapote et suit
Le tout petit ruisseau
Qui s'enfuit loin d'ici

Que fais-tu du soleil
Le matin éclatant
Et le soir rougeoyant
Qui te dore la vie

Que fais-tu de l'oiseau
Bruissements de la treille
Qui s'envole plus haut
Retrouver des merveilles

Que fais-tu des chansons
Des airs d'accordéon
Qui s'élèvent pour toi
Un p'tit air de java

Que fais-tu du silence
De l'enfant assis là
Qui regarde son papa
Qui ne lui parle pas

Mais non la solitude!

Tout te retient ici
Te fait la vie jolie
Te donne du bonheur
Si tu ouvres ton coeur

Et de moi que fais-tu
Moi qui suis en souffrance
De tant d'indifférence
Aime-moi, le veux-tu?

MIMI.signat

15:36 Écrit par Mimi dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags : poesie, vie, poeme, solitude, seul, mimi, farandole |  Facebook |

06/07/2008

INSOMNIE!

insomnie
 

Pas sommeil.
Je suis là et je veille
Pourquoi y a-t-il la nuit?
Elle m'assaille elle m'agresse
Une drogue une ivresse
Je suis folle la nuit
Je suis triste la nuit
Et puis je ne dors pas
J'écoute, je guette un pas
Que le bitume sonne
Qu'il me parle de vie
Un pas seul qui raisonne
Pour retrouver un lit
Un frôlement de robe
La voisine de palier
Elle chuchote se dérobe
A un dernier baiser
Elle dit qu'elle a sommeil
Moi j'attends le réveil
De la vie
De la vie.
Que le soleil se lêve
Sur mes courtes journées
Que quelques heures brèves
A être à exister
Et puis le soir encore
Refaire le chemin
Retrouver mon décor
Où toute vie s'éteint.

Pas sommeil.

MIMI.dyn001_original_199_224_gif_2572620_83206d2d7d414a2353c5e99abb5efd9f

03/07/2008

LIBRE!

2



00h32. Je la vois, elle est là devant moi, souriante, elle est belle, elle est heureuse de serrer sa maman dans ses bras. Elle entraîne les autres otages, elle les met en avant, ils ont été otages comme elle, ils ont souffert comme elle. LIBRE!

Il y a quelques temps j'avais posté ce texte que je retouche à peine ce soir parce que oui, je le sais, je le vois, elle n'a rien perdu de sa combativité, elle est une guerrière! LIBRE!

Nous avons été des milliers à nous mobiliser, on nous a dit que nous lui faisions du tort et ce soir elle est LIBRE!


Lettre à INGRID

Vois-tu pour toi ce jour le soleil qui se lève
Sera aussi un chant qui s'appelle Liberté
Tu reverras les tiens et tous ceux qui te rêvent
De nouveau et debout comme nulle autre jamais!

Tu vas voir de nouveau les champs et les prairies
Tu vas sentir les fleurs, je vois vibrer ta joie
Pour l'amour des enfants,pour ta chère Patrie
Pour ce dont tu te bats, ce pour quoi  tu es toi.

Nous ici loin de toi mais par le coeur si prés
Nous qui ne savons pas ce qu'est la détention
Nous nous sommes battus pour te faire libérer
Nous disions chaque jour halte à la répression.

Nos cris nous l'espérions seraient bien entendus
Afin que tu retrouves ta place à nos côtés
Que tu puisses reprendre ton combat et bien plus
Que tu fasses pour ton peuple ce pour quoi tu es née.

Aujourd'hui chère Ingrid si j'écris cette lettre
C'est pour dire à tous ceux qui  en ont tant douté
Que nous avons hurlé pour t'ouvrir la fenêtre
Nous nous sommes soudés pour te donner la Paix.

Tu es libre enfin, tu sens l'air sur ta peau
Le soleil chauffera ô oui! tes jours plus beaux
Tu es de nouveau la femme, tu es de nouveau la mère
Que toute ta famille espère, oh oui, espère!

Et je te vois si fière

Vivante et résolue mais tu n'as pas de haine
Tu es noble . Tu racontes, sereine
Aucune concession face à tes adversaires
Je le vois dans tes yeux, tu es une guerrière.

Tes amis politiques, ta famille sont là
Garde tes objectifs et montre leur la voie
Qui mène à la victoire, ce pour quoi tu te bats
Retrouve ton sourire, ton amour est ta foi.

Pour les autres otages, continuons le combat!

MIMI.Ingrid 

00:52 Écrit par Mimi dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (35) | Tags : poesie, poeme, liberte, libre, mimi, colombie, ingrid, otages, farc |  Facebook |

30/06/2008

L'attente.


l'attente

J'ai longtemps attendu que tes yeux me découvrent
J'ai espéré cent fois te voir venir vers moi
J'ai cru qu'à travers moi tu saurais croire en toi
On dit que le bonheur çà se cherche, se trouve
Au plus profond de soi, là où l'on ne va pas
Et je pensais à toi comme on croit aux serments
Je te voyais courir vers des horizons noirs
De l'une ou l'autre amie tu devenais l'amant
Une nuit, un matin ou bien pour quelques soirs.

Tu t'égarais cent fois sur les tristes chemins
Ceux de l'amour facile qui laissent un goût amer
Des femmes au coeur d'argile et qui ne donnent rien
Des corps voluptueux mais des âmes trop creuses
Des silences érigés en mots d'amour bénins
Amours saveurs de fiel comme raisins trop verts
Pour toi je crois hélas, j'étais bien trop sérieuse
Et tu cherchais ailleurs visages de volupté
Mais tu aurais compris si tu avais demandé.

Par un autre je connais ces doux moments si fous
Exultation des sens, amour et sensations
Je donne et je reçois des folies, la passion
Mais aussi la tendresse et les mots les plus doux
Mon être tout entier devient vibrant hommage
A celui qui a su éveiller sous ses mains
Mon corps tendu en arc vers ce tourment sans âge
Je m'ouvre enfin à l'homme qui a su m'émouvoir
Et je sais aujourd'hui ce que sera demain.

Et toi que deviens-tu?
A trop courir trop loin
As-tu su découvrir où mène ton chemin?
Tu peux bien m'oublier, moi je ne t'aime plus!

MIMI.signat2

23/06/2008

Poème!

Bonjour à tous. Merci d'être passés si nombreux sur mon post précédent qui me tenait à coeur.

Je ne sais pas chez vous où vous en êtes côté soleil mais mon week-end en Camargue fut trés chaud: 37° alors qu'il n'y a de cela qu'une semaine, les températures tournaient encore autour de 20°. Alors ce petit texte je l'ai écrit sur un coin de nappe à l'ombre d'un beau mûrier en sirotant mon café aprés le repas de midi.

Bonnes vacances aux Juillettistes et patience aux autres, votre tour viendra:-)!

dyn005_original_512_384_pjpeg_2572620_ccd85c0d091bd7aad6b0643d9713c96e
.
Un poème est un fil qui s'accroche à un autre
Mes poèmes sont des mots que je livre aux autres
Joies de vivre ou chagrins
Je les mets sur papier
Une trame sans fin
Qui permet d'exister
Et de continuer, de poursuivre la vie
Tous ces bonheurs, ces peines
ces roses ou bien ces gris
C'est ma raison de vivre, ma façon d'avancer
Où me guide mon pas
D'un bon ou d'un mauvais?
Je le suis on verra
Où il veut m'emmener
Sur le chemin des jours
Et j'irai loin par là
Vers jamais, vers toujours?
Vers un nouveu printemps, vers un autre soleil
Vers un hiver tout blanc, la vallée des merveilles?
Mes mots me le diront
J'ai toujours foi en eux
Ils sont l'inspiration
Ils savent ce que je veux
Ils sont ma vraie nature
Ma fantaisie à moi
Ils sont ma signature
Porteurs de mes émois
Supporter ma tristesse? Qui pourrait faire mieux
Indulgences et faiblesses
Ils savent s'accomoder
Je ne suis pas poétesse
Je suis fleur de papier.

MIMI.signat poème

16/06/2008

Sois à moi.

sois à moi

J'en ai franchi des ponts
Et passé des tunnels
J'ai enjambé des monts
Pour caresser mon ciel
Ici enfin je vois
Fleurir tous les bonheurs
Parce que j'ai foi en toi
Tu es là dans mon coeur
Tu dis que notre amour
Est devenu forêt
Et qu'au fil de tes jours
Il brode tes pensées
Comme ce ver à soie
Qui toujours se délecte
D'il était une fois.

Sois à moi mon amour
Sois à moi pour toujours
Qu'enfin un grand ciel bleu
Réchauffe nos hivers
Que la neige soit feu
Un soleil pour les Etres
Qui n'ont pas le bonheur
De t'avoir, te connaître
Sois à moi pour le mieux
Mais sans crainte du pire
Porte-nous vers la vie
Qui nous offre ses fruits
Tu es fait pour l'amour
Tu es là pour la joie

Sois à moi, sois à moi...

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10:15 Écrit par Mimi dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (32) | Tags : poesie, poeme, amour, moi, mimi |  Facebook |

06/06/2008

Liberté de la Presse.

"Il n'y a pas de démocratie sans journalistes courageux.
Il n'y aura plus de journalistes courageux si nous ne sommes pas tous solidaires derrière ceux qui se retrouvent otages".

(Propos entendus lors d'un colloque sur la Liberté de la Presse.)

Ce sont ces paroles qui m'ont inspiré ce texte. Je le dédie à toutes les personnes (au-delà même des journalistes) qui se trouvent aujourd'hui détenues en otages.

liberté de la presse1

Ils sont allés là-bas pour nous mieux informer
Ils sont allés là-bas pour faire ce métier
Qui voudrait expliquer ce que souffrent des âmes
Ils vont dans ces pays pour témoigner des drames
Que subissent les peuples des Etats ravagés
Par les guerres que se livrent, alibis bien ciblés
Quelques grands de ce monde par faibles interposés.

Je ne les connais pas je les sais bafoués
Par la force détenus dans des endroits secrets
Pour être allés là-bas dans ces pays en feu
Dire à tous les Humains que des gens malheureux
Subissent et crient, en vain
Pour vivre un peu en paix.

Ils étaient opprimés ils ne sont plus qu'enjeu
Ceux pour qui nos amis sont là-bas séquestrés
Est-ce là la raison qui fait que témoigner
Relève d'un délit qu'une minorité
Condamne durement privant de liberté
Ceux qui souhaitent le dire
Qui souhaitent le crier
Liberté de la Presse, c'est notre Liberté
C'est notre voix à nous qu'on tente d'étouffer.

Levons-nous et disons à ceux qui les séquestrent
Qu'on ne peut baillonner les voix de peuples entiers
Peuples de gens humains, peuples civilisés
Ne perdons pas nos âmes et sachons dire non,
Si nous réagissons ils seront libérés
Ceux qui partent pour  nous, pour au moins témoigner
Nous dire que c'est mal de toujours laisser faire
Et que le terrorisme est une horreur sans nom
-Car c'est bien de cela dont on parle ici-
Que ceux qui tuent et broient ne peuvent avoir raison.

Disons-le haut et fort nous serons toujours contre
Nous demandons justice et la libération
De tous les journalistes souffrant la répression.

MIMI.2_pas_se_taire_thumbnail

10/12/2007

Premier amour.


jeune couple en vélo (tampere, finlande)


PREMIER AMOUR

Que le temps me fut doux
Qui me fit mon enfance
Des matins des joyaux
Emplis de fumées bleues
Les jours coulaient sur nous
Et nous étions heureux
Moments de grand silence
Et d'autres de flûtiaux
Rien ne peut être mieux
Que de vivre en Provence
Et c'est sous ces cieux-là
Que j'ai connu l'amour.
Qui me dira pourquoi
Ce fut mon plus beau jour?

Un jour de froid hiver
Autant qu'il m'en souvienne
Car Noël approchait
Le vent était léger
L'air sonnait cristallin
Tu me disais des vers
Maintenant je le sais
Qu'ils n'étaient que rengaine
Je les trouvais si beaux
C'était toi qui l'étais
Et tu as pris mon coeur
Dans ce petit matin
Oh comme j'avais peur
Mon corps entre tes mains!

Tu as trés vite su
Que j'étais encore vierge
Et tu m'as rassurée
Bien plus tard j'ai compris
Que sous tes airs bourrus
Toi tu l'étais aussi
Tu me disais tu sais
J'ai presque dix-sept berges
Mais tu vibrais d'effroi
Bien plus que de passion
Alors tu me serrais
Tu murmurais mon nom
Et nous n'avions pas froid
Sous notre maigre toit.

Pour cacher nos amours
Nous nous étions trouvé
Un petit nid douillet
Un coin de paradis
L'un de ces cabanons
Qu'on trouve par ici
Pas de grand luxe, non
Mais il y faisait flou
Toi tu frôlais ma joue
Et tu me chuchotais:
Mon amour, mon amour
Ô combien je t'aimais
Mon amour, mon amour
Que le temps me fut doux...

a&&

jeune couple par B. Dhusson



                                                         MIMI.                      

11:35 Écrit par Mimi dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (30) | Tags : poesie, mimi, amour, jeunesse, froid, provence |  Facebook |

06/12/2007

Lettre à Ingrid.


J'avais déjà posté ce texte en mai. Il est aujourd'hui plus que jamais d'actualité. Il est temps que cette femme retrouve sa liberté. Nous avons tous été bouleversés par ces images qui nous apportent au moins cette certitude: Ingrid est vivante. mais quel qu'en soit le prix sa libération, compte-tenu de son état physique et moral, doit être maintenant trés rapide. Il en va de sa vie.

ingrid Betancourt vue par Syrius

Ce portrait m'avait déjà généreusement été prêté à l'époque par l'ami Syrius.

LETTRE A INGRID

Vois-tu, pour toi un jour le soleil qui se lêve
Sera aussi un chant qui s'appelle Liberté
Tu reverras les tiens et tous ceux qui te rêvent
De nouveau et debout, comme nulle autre jamais.

Tu sauras voir encore les champs et les prairies
Tu sentiras les fleurs, tu vibreras de joie
Pour l'amour des enfants, pour ta chère Patrie
Pour ce dont tu te bats, ce pour quoi tu es toi.

Nous ici, loin de toi mais par le coeur si prés
Nous qui ne savons pas ce qu'est ta détention
Nous nous battons pour faire que tu sois libérée
Nous disons chaque jour halte à la répression.

Nos cris nous l'espérons, seront bien entendus
Afin que tu retrouves ta place à nos côtés
Que tu puisses reprendre ton combat et bien plus
Que tu fasses pour ton Peuple ce pour quoi tu es née.

Aujourd'hui chère Ingrid, si j'écris cette lettre
C'est pour dire à tous ceux qui t'auraient oubliée
Que si nous hurlons tous s'ouvrira la fenêtre
Sur les négociations pour te donner la paix.

Et alors tu pourras sentir l'air sur ta peau
Le soleil chauffera enfin des jours plus beaux
Tu seras cette femme, tu seras cette mère
Que toute ta famille espère. Oh oui, espère!

Vivante et résolue, reprenant le combat
Je te vois noble et fière, rejetant loin de toi
Toute compromission que t'offre l'adversaire
Tu te battras encore, tu es une guerrière.

Tes amis politiques, ta famille, seront là
Garde ton objectif et montre-leur la voie
Qui mène à la victoire, ce pour quoi tu te bats
Retrouve ton sourire, ton amour est ta foi!

ingrid par dhalenne

Ingrid vue par Dhalenne.

MIMI.0607021 

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