18/04/2009

Nuit d'été.

nuit d'été

 

La nuit nous est propice, la nuit nous engloutit...
 

Nuits d'été, de chaleur, la moiteur de ta peau
Porte ouverte au silence, aux étoiles là-haut
Ta jambe enserre les miennes jusque dans ton sommeil
Je suis ton prisonnier jusqu'à notre réveil.
 

Le parfum doux des fleurs s'épanouit enfin
Suave et entêtant, fleurs fanées au matin
Je suis serein tu vois, j'attends que tu t'éveilles
Pour renaître à l'amour, aux soupirs, au soleil.
 

Soleil si langoureux qui accroche son or pâle
Sur un coin de ciel bleu. Tu ouvres enfin les yeux
Ta peau a la douceur de la pierre d'opale
Et je baise ton cou au creux de tes cheveux.
 

Le matin nous caresse, souffle chaud de la vie.
 

Tu frôles de tes seins en caresses subtiles
Mon torse découvert et moi, si malhabile
Eperdu que je suis par cette volupté
Je m'imisce en ta chair à ma main dévoilée.
 

Mon corps brûle au sillon qui se propose à moi
De ce geste des reins qui me met en émoi
Tu parviens à tes fins, je sais, tu es si femme
Comment y résister, tu me voles mon âme.
 

Nous retombons repus de nos tendres ébats
Il n'y a rien de plus que j'espère ici-bas
Que de pouvoir encore te combler, te chérir
La femme de ma vie, mon amour, mon désir.
 

La nuit qui nous revient sera de poésie.
 

Je t'aime tu le sais au delà de la chair
Je ne suis qu'un esclave, je t'attends, je t'espère
Bien au dela des jours, bien au dela de tout
Je veux n'être pour toi que la moitié de nous.
 

J'attends ma nuit dété, la moiteur de ta peau
Et nos matins torrides pour revivre à nouveau...

 
signat rouge1

26/02/2009

Atelier: Le corps.

Des personnes qui me lisaient cet été me demandent de nouveaux textes écrits pour l'Atelier d'Ecriture: cet atelier n'existe plus et ma foi, j'aurais manqué de temps à y consacrer. Le temps justement,j'en manque en ce moment pour écrire, j'ai donc décidé de faire un post de cet exercice qui a été relativement peu lu.

1- Écriture du corps. Retrouvez le souvenir ou imaginez la perception du corps d’un autre (mouvements, présence, odeurs…) qu’il soit caché ou subitement dévoilé, dans une situation amoureuse ou non mais dans un moment ou le corps de l’autre jette un trouble. Découverte (la nudité d’un corps qu’on connaissait autrement) gène ( maladie qui expose, corps dévoilé d’une façon qu’on ne souhaitait pas) ou retrouver une sensation particulière du corps (dans l’eau ou dans un état second). Écrivez ces sensations sous forme d’images, de bribes…

2- Écriture érotique .Parti pris de nommer ou utiliser des métaphores. La linéarité du texte ne s’impose pas. Choisir de voiler ou de dévoiler. Utiliser un ton déterminé: cru, violent, sordide ou au contraire raffiné, surpris, déçu, médical… l’écriture ne doit pas forcément être autobiographique mais des sensations récentes ou plus anciennes peuvent revenir…

 

Voici là les grandes lignes de ce qui nous était proposé pour cette consigne. Vous le verrez, j’ai choisi de piocher ici et là pour donner à lire un texte qui, encore une fois, me ressemble au plus présJ !

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Sa main comme une flamme. Sa main comme un brasier. Elle est là sur le siège, elle ne bouge pas. Pourtant elle l'imagine qui remonte doucement et son pouls s'accélère, sa respiration progressivement devient haletante. Elle a chaud, elle a froid elle ne sait plus trop.

Lui il est là tranquille, il ne parle pas. Sa voisine de canapé lui pose une question. Il se tourne vers elle et dévoile fugitivement l'échancrure de son cou, délicieusement blanc, doux, enfantin.

Sa main alors fait des volutes dans l'air, rythmant ses mots. elle voit ses lèvres, un peu fines mais très rouges, qui bougent et s'humidifient. Il sourit et la blancheur de ses dents décroche dans sa poitrine à elle un séisme de sensations. Maintenant elle est moite, elle ne suit absolument plus aucune conversation, elle est muette et chaude. Lui se tourne un peu vers elle, il lui parle mais elle n'entend pas, elle ne perçoit que "lui" physiquement. ce qu'il dit importe peu, d'ailleurs est-il intelligent? Elle ne l'a jamais jugé, elle le côtoie depuis des années sans même lui porter le moindre intérêt et là, tout à coup c'est le désir, absolu.

Il faut qu'elle le touche. Il lui suffirait de l'effleurer, elle est sûre qu'alors, la magie n'opérerait plus, il redeviendrait François, le mari de Nadine.

Mais en attendant, il est le mâle. Sa bouche est sèche, gonflée, presque douloureuse. Elle passe doucement sa langue sur sa lèvre supérieure et ce contact enflamme d'autant plus ses sens. Elle a la perception éperdue de son corps malgré la distance. Elle imagine sur elle, en elle, son grain de peau, sa chaleur nichée en elle, palpitante et le désir monte, le ventre se fait creux, en attente, haletant, le picotement de la nuque est presque insoutenable, son corsage caresse et dessine ses seins durcis, Elle est à lui, pour lui en cet instant de passion folle. De légers tremblements l'animent: quelqu'un pourrait-il le voir? Elle ne sait plus, elle est tendue vers son plaisir. Et puis la jouissance est là, sublime, sans nom, suffocante d'être enfouie, tue. Elle pourrait hurler, elle voudrait crier et pourtant elle ne bouge pas. Ses cuisses doucement se sont rapprochées et le crissement de la soie échauffe encore ses sens. Elle mord l'intérieur de sa joue et cette douleur, même légère, lui donne du plaisir parce que c'est encore lui qui la lui inflige.

Elle le regarde. Voila! La magie est passée. François ne saura jamais et elle gardera en elle, toujours, la blessure de sa chair offerte, ce moment d'amour flou, solitaire et pourtant partagé.

sig rouge

04/11/2008

Ecrire.

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Parfois, il m'arrive de reposter là des textes qui n'ont pas trouvé le succés que je leur espérais, je les remanie, je vois l'impact que ces changements ont sur les lecteurs... Ici, rien de tout celà que le mon propre plaisir de relire une petite chose venue comme çà, comme une plume qui se déplace dans le vent et que j'avais un peu oublié.

ECRIRE oui mais...

Ecrire pour ceux qui nous aiment
Pour ceux que l'on aime
Ecrire parce que la pluie
Ou bien le soleil
Pour le temps qui passe
En coulées d'argent
Pour voir le printemps
Naître sous la plume
Avant que le vent
Le noie sous la brume
Ecrire parce que çà va bien
Parce que çà va mal
Pour ne pas pleurer
Pour ne pas souffrir
Pour quelqu'un qui part
Ou bien qui s'égare
Ecrire pour donner son coeur
Pour offrir des fleurs
 Pour mieux dénoncer
La peur des enfants
Pour ne pas laisser
Salir l'océan
Puis écrire aussi pour tous les otages
Devenus sans âge
Comme un peu mourir
Ecrire pour ne plus courir
Pour garder la flamme
Pour sauver l'amour
En tendant son âme
Que quelqu'un un jour
Au bout la saisisse
Ecrire mais pour respirer
Et aussi pour vivre
Oh! oui pour vivre
Ecrire écrire

... Enfin exister!

signat marron

07/09/2008

Amour flamme.

amour flamme

Amour chaleur
Fulgurance du désir
Caresses et silences
Car bien sûr tout est dit
Il n'y a plus de mots
En ces instants folies
Où les coeurs se confondent
Où ils boivent la vie.
Les âmes sont gloutonnes
Et fiévreux nos deux corps
La bouche ne dit rien
Pourtant on crie encore
Par les bras qui étreignent
Par la bouche goulue
On a mal d'avoir soif
On ne sait plus trés bien
A qui l'on appartient
A qui tout est tendu
Le ventre se fait creux
De s'être trop offert
Les seins sont douloureux
Ils quémandent caresses
Les reins ne peuvent plus
Supporter cette ivresse
Ce feu qui nous dévore
A en être perdus

Ô viens au creux de moi
Tu vois je suis vaincue.

signat rouge

 

27/03/2008

Dernier mot.

Ce texte vous semble familier? Cest bien! cela prouve que vous m'êtes fidèle puisque je l'ai déjà posté au tout début de ce blog.
Si ce n'est pas le cas, je ne vous en veux pas: je l'avais moi-même oublié. Quel dommage n'est-ce pas:-o)? Mais je l'ai quelque peu retouché.

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Mon île mes saisons mon bonheur mon printemps
Mes instants de soleil et pluie en même temps
Mes jours de grand silence ou bien de rumeurs folles
Mes jours de caracole mes jours de farandole
Mes matins flamboyants
Et mes plus beaux couchants
Le givre et puis la glace
C'est l'hiver qui me noie
Sous une neige molle ou bien qui se fracasse
Comme un cheval fourbu qui offre sa carcasse
Tout cède et tout ploie.
Je viens à ta rencontre
Mon amour mon aimé
Mais garde-moi tout contre
Pour qu'au creux de tes bras je puisse enfin mourir
De la vie de l'instant et de tous leurs plaisirs
Je suis folle je le sais
Je suis folle de toi
Ô recueillir l'instant qui te fera jouir
Comme un dernier flambeau
Et quand le corps se cabre
Devenir ton berceau
Quand tu t'offres en un sabre
De feu et de chaleur qui brûle dans mon corps
C'est çà certainement qu'on dit petite mort
Je connais ces instants et je veux les garder
Pour qu'enfin au matin nous partions en fumée
De cette flamme danse celle qui nous consume
Plus haut que la lumière qu'en  mon âme tu allumes
Mais ensemble chéri, ensemble pour toujours
Donne-moi je t'en prie ton dernier mot d'amour.

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                   MIMI.

17:42 Écrit par Mimi dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (41) | Tags : amour, flamme, mots, feu, corps |  Facebook |