31/05/2009

Il faut partir!

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Voici le temps des vacances et puis ce blog est peu fréquenté  depuis que etpuislavie a vu le jour:)! Je ne posterai jusqu'au mois de septembre que des textes que j'ai déjà mis là mais qui ont plu aux lecteurs à l'époque! Celui-ci a été crée en direct là, dans le blog! Je lui ai apporté quelques modifications avant de le remettre ici!
J'espère que vous aimerez le découvrir ou le relire!


Si tu crois que le vent
Te pousse vers la vie
Celle que tu souhaites en rêve
Qui te donne l'oubli
De toutes les tristesses
Et de tous les chagrins
Emporte ta détresse
Vers un autre demain
 

Alors il faut partir
 

Si tu penses que le ciel
Sera plus bleu ailleurs
Qu'il donnera le sel
Qui rend les jours meilleurs
Si le soleil réchauffe
Bien mieux vers l'horizon
Et que ce que lui offre
Vaut bien mieux que mon nom
 

Alors il faut partir
 

Par contre si tu souffres
Quand tu seras là-bas
Si tu sens que le gouffre
Se referme sur toi
Si les champs, si les fleurs
Si mon amour à moi
Te semblent le bonheur
Y croire encore une fois
 

Alors reviens ici
 

Et je te redirai
Le chant de nos beaux jours
J'inventerai pour toi
Des folles nuits d'amour
J'évoquerai nos vies
J'évoquerai nos joies
Et tu verras fleurir
mon amour sous tes pas
 

Mais alors je t'en prie
N'attends pas trop longtemps.


sig rouge foncé2

 

 

23:38 Écrit par Mimi dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (39) | Tags : partir, amour, femme, homme, attente, vie, croire, revenir |  Facebook |

09/05/2009

Sois à moi!

Ce blog est moins fréquenté alors j'en déduis que mes amis et lecteurs préfèrent mes petits virées et autres nouvelles sur mon blog tout neuf qui ne manque pas de visiteurs:)!

Pas de problême en ce qui me concerne, c'est tellement mieux quand on a le choix!

 
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J'en ai franchi des ponts
Et passé des tunnels
J'ai enjambé des monts
Pour caresser mon ciel
Ici enfin je vois
Fleurir tous les bonheurs
Parce que j'ai foi en toi
Tu es là dans mon coeur
Tu dis que notre amour
Est devenu forêt
Et qu'au fil de tes jours
Il brode tes pensées
Comme ce ver à soie
Qui toujours se délecte
D'il était une fois.
 

Sois à moi mon amour
Sois à moi pour toujours
Qu'enfin un grand ciel bleu
Réchauffe nos hivers
Que la neige soit feu
Un soleil pour les Etres
Qui n'ont pas le bonheur
De t'avoir, te connaître
Sois à moi pour le mieux
Mais sans crainte du pire
Porte-nous vers la vie
Qui nous offre ses fruits
Tu es fait pour l'amour
Tu es là pour la joie
 

Sois à moi, sois à moi...

signat rouge1

14:31 Écrit par Mimi dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : amour, femme, bonheur, moi, toi, home, blog a 4 mains |  Facebook |

02/05/2009

Pas de 2.

Je ne suis pas présente en ce moment, je suis hospitalisée. J'ai la chance d'avoir droit à des permissions de sortie. J'ai passé le 1° mai en famille, je suis retournée à l'hôpital hier au soir et en suis sortie cet aprés midi. J'y retournerai demain aprés midi pour je ne sais combien de temps.

Vous comprendrez bien que le peu de temps dont je dispose, je le consacre à ma famille. De plus je suis assez fatiguée pour n'avoir pas trés envie de rester longtemps devant l'ordi. Je passerai chez tous ceux qui sont, malgré que je ne sois pas allée sur leur blog, passés me faire un signe d'amitié.

Je poste là une petite chose que j'ai écrite entre deux examens à l'hosto: léger et optimiste:)! Je vous embrasse tous. A bientôt!

 

AA1 pas de 2

 

Et je cheminerai sur les chemins de grève
Point besoin de courir je sais où tu seras
J'irai le pas léger sachant que tu attendras
De me voir déboucher dans un coin de ton rêve

 

Le soleil sera là un peu comme aujourd'hui
Illuminant la mer de blonds ourlets d'écume
Je n'aurai pas besoin que tes lampes s'allument
Je connais ta maison posée en bord de nuit

 

Maintenant tu le sais on se retrouvera
Toi tu ne diras rien moi je suivrai ton pas
Et nous irons tous deux dans de grandes errances
L'amour ne sera pas ou sera flamboyances.

 
signat rouge

21/04/2009

Fille de joie.

C'est une petite chose que j'ai déjà postée parce qu'il fait beau, que je suis beaucoup à l'extérieur, que je fais d'autres choses, d'autres formes d'écriture notamment mais aussi manuelles (mais oui, je suis maladroite mais il faut quand-même essayer!) et que tout çà me prend du temps dont celui de vous visiter et de poster.
Ce texte, je l'ai mis là cet été, alors que le soleil vous appelait à l'extérieur, que vous étiez en vacances... en tous cas occupés à autre chose qu'à me lire. Vous serez donc peu à vous en souvenir et à ceux-là je dis pardon:) mais peut être aurez-vous plaisir à retrouver ma fille de joie?
Une petite anecdote: pour cette première fois, l'une de vous m'avait écrit notamment en com: on sent que c'est du vécu:)))! Meu non je ne me suis jamais prostituée et ce n'est pas ce qu'elle voulait dire bien sûr, mais çà m'avait beaucoup amusée.

 
fille de joie

 

Demain je le vois bien tu seras loin d'ici
Vers des ailleurs plus doux des jours de poésie
Tu chanteras l'amour sous un autre soleil
Tu oublieras nos heures, tu renieras mon ciel.
 

Je ne serai plus pour toi qu'un souvenir d'errance
Une fille de joie ne fait pas référence
Tu me disais pourtant que cela n'était rien
Tu pansais mes malheurs, tu soignais mes chagrins.
 

Je t'ai donné beaucoup tu ne sais pas vraiment
Ma pudeur me disait de taire mes sentiments
On ne doit pas aimer dans cette profession
On doit juste donner, ne pas perdre raison.
 

Ce corps n'a plus de prix, il est vrai que tout passe!
L'empreinte d'autres mains effacera ta trace
Je repars vers mes vagues de nuit, de grand silence
Je n'ai plus qu'un désir, tirer ma révérence.
 

Quitter mon ici-bas, filer comme une étoile
Ne plus être effeuillée, ne plus ôter mes voiles
Retrouver la candeur de jeunesse passée
Revoir ce doux printemps qui m'a tant fait rêver.
 

Courir vers le soleil, tendre mes bras vers lui
Trouver la pureté que j'avais fuie ici
Aimer enfin, aimer! Avec du sentiment
Tout quitter, en finir, oublier mes tourments
 

Mais aimer! Être aimée...
 

 
sig rouge

18/04/2009

Nuit d'été.

nuit d'été

 

La nuit nous est propice, la nuit nous engloutit...
 

Nuits d'été, de chaleur, la moiteur de ta peau
Porte ouverte au silence, aux étoiles là-haut
Ta jambe enserre les miennes jusque dans ton sommeil
Je suis ton prisonnier jusqu'à notre réveil.
 

Le parfum doux des fleurs s'épanouit enfin
Suave et entêtant, fleurs fanées au matin
Je suis serein tu vois, j'attends que tu t'éveilles
Pour renaître à l'amour, aux soupirs, au soleil.
 

Soleil si langoureux qui accroche son or pâle
Sur un coin de ciel bleu. Tu ouvres enfin les yeux
Ta peau a la douceur de la pierre d'opale
Et je baise ton cou au creux de tes cheveux.
 

Le matin nous caresse, souffle chaud de la vie.
 

Tu frôles de tes seins en caresses subtiles
Mon torse découvert et moi, si malhabile
Eperdu que je suis par cette volupté
Je m'imisce en ta chair à ma main dévoilée.
 

Mon corps brûle au sillon qui se propose à moi
De ce geste des reins qui me met en émoi
Tu parviens à tes fins, je sais, tu es si femme
Comment y résister, tu me voles mon âme.
 

Nous retombons repus de nos tendres ébats
Il n'y a rien de plus que j'espère ici-bas
Que de pouvoir encore te combler, te chérir
La femme de ma vie, mon amour, mon désir.
 

La nuit qui nous revient sera de poésie.
 

Je t'aime tu le sais au delà de la chair
Je ne suis qu'un esclave, je t'attends, je t'espère
Bien au dela des jours, bien au dela de tout
Je veux n'être pour toi que la moitié de nous.
 

J'attends ma nuit dété, la moiteur de ta peau
Et nos matins torrides pour revivre à nouveau...

 
signat rouge1

15/04/2009

Adieu donc...

Ce texte fut posté dans les tout-premiers de ce blog. Chacun l'a reçu avec son propre vécu, son propre ressenti mais vous avez été nombreux à réagir.
 

Pour des raisons personnelles bien que ne me touchant pas directement j'ai choisi de la poster aujourd'hui.
 


 

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Adieu donc, mon amour
J'ai le coeur en hiver
Mon âme à court de rides
Le soleil est bien mort
Qui savait réchauffer
Mes pensées moribondes
Je ne sais plus chanter
Je ne sais plus rêver
Je suis abasourdie
Par ce vide absolu
Le vide de ma vie
Lorsque tu nous a fuis
Me laissant seule au monde
A tout jamais perdue
A l'univers vivant.
 
Plus qu'un cri lancinant
Au fond de ma poitrine
Rien ne peut plus y faire
Qu'à me laisser partir
A mon tour, à jamais
Dans un ailleurs moins sombre
Que celui de ton coeur
Qui m'a abandonnée.
 

Le triste messager
Qu'est cette lettre immonde
Echappée de mes doigts
Que ne peux ramasser!
Plus de pudeur en moi
Rien ne peut subsister
Que la douleur immense
De devoir te survivre
Toi qui as fait le choix
De vouloir t'en aller.
 

Adieu donc, mon amour
Va vers les jours d'eau vive
Vers les champs verdoyants
Que ne peux te donner
Choisis-toi un bonheur
Aime sur l'autre rive
Autant que moi j'ai pu
Mais peut-être pas su
Te chérir ici-bas
Je te croyais à moi
Tu voulais tu cherchais
Et mon coeur en s'ouvrant
Te laissait partager
L'eau même de mon âme
Sans jamais rien compter
Sans jamais rien peser
Car tout était à toi
Ne pouvant rien garder
Que ce qui vient de toi
De tes belles pensées.
 

Adieu donc, mon amour...

 
sig rouge

10/04/2009

Saisons de femme.

Si ce texte vous parle, ne cherchez pas: je l'ai déjà posté mais vous devez être un(e) fidèle, car c'est un ancien post! J'ai des poèmes inédits mais il faut que je les illustre... bref! je manque de temps, fêtes obligent!

Je vous souhaite de belles fêtes de Pâques!

 

 

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Les femmes sont des fleurs que les saisons caressent
Elles promettent les fruits que leur donne l'amour
Des pétales parfois elles imitent les gestes
Elles s'épanouissent quand viennent les beaux jours.
 

Les jupes raccourcissent quand l'été est en feu
Se retournent les hommes et brillent fort leurs yeux
Sur la plage parfois elles dévoilent un sein
Une ébauche de maillot couvre le mont divin.
 

A l'automne leurs moues font croire à la tristesse
Alors qu'en vérité c'est l'attente et l'espoir
L'épanouissement des couleurs rousses du soir
Qui amènera l'homme qui leur donne des caresses.
 

L'hiver est rutilant sous leurs si grands manteaux
Elles admirent la neige, elles disent comme c'est beau
Dans des petits bistrots elles boivent leur chocolat
En attendant celui que leur coeur aime déjà.
 

Et au printemps venu elles se marieront
Sous leur pur voile blanc coquines elles souriront
Chavirera le coeur de ce garçon d'honneur
Qui se dit que pour lui est fini le bonheur.
 

Mais un jour lui aussi rencontrera sa belle
Et à son tour alors un beau garçon d'honneur
Pensera comme lui qu'elle est vraiment cruelle
La jolie mariée qui lui a pris le coeur.

 
colombe rouge signat

02/04/2009

Renaîssance!

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Par cet arbre noueux qui tend trés loin ses bras
Par le chant de l'oiseau, ses trilles volubiles
Par le soleil si chaud en ce matin d'avril
Par ce ciel toujours bleu qui dit l'été déjà
Je veux croire en la vie.

  

Par la terre qui saigne fendue par le sillon
Par l'abeille butinant qui rend la fleur féconde
Par une herbe verdie que la rosée inonde
Par le vieux paysan qui croit en sa moisson
Je veux croire en la vie.

 

Je veux croire en la vie
Je vole loin devant
Sur ce chemin aride certes, mais qui pourtant
Me mênera c'est sûr vers une autre prairie
Où l'herbe sera verte, me donnera ses fruits.

  

Je veux croire en la vie
Connaître un autre amour
Le temps ne sera plus de nuit, de folle errance
A partir d'aujourd'hui s'allongeront mes jours
C'est fini le sais-tu? les chagrins, la souffrance.

 

Je veux croire en la vie
Je veux donner encore
A un autre que toi ce que tu dédaignais
Un autre qui attend toutes mes vérités
De l'amour, du plaisir; mais aussi mes silences...

  

Qui disent tellement mieux
Ce que je suis vraiment.

 
sig rouge

25/03/2009

T'aimer encore.

Vous l'aurez compris, en ce moment je n'écris pas, ou du moins pour poster. Je vous visite moins aussi: l'air  printanier? pas sûr! Peut être aussi beaucoup de lassitude et le comportement de certains blogueurs vous inciterait plutôt à déserter qu'à se remotiver.

Je fais allusion là à un post de Julie dans le blog toutsurles qui m'a agacée (Marre, c'est le titre du post), non parce que je suis l'une de ces personnes qu'elle montre du doigt, je suis tout sauf malveillante mais je sais, je suis une éponge et je réagis souvent de manière déraisonnable. Bah! ce mouvement d'humeur passera vite!

 

aquarelle de Trocmé

 

Le monde m'est silence et je ne sais plus trop
Si en moi la patience d'attendre d'autres mots
Pourra encore durer. Le printemps est si triste
Lorsque personne n'est là pour chanter sa musique
Je saisis chaque instant pour me dire que tu m'aimes
Je n'écoute que mon coeur qui lui n'est pas blasphème
Je sais qu'il me dira quand tout aura cessé
Cessé de se reprendre et cessé d'essayer
L'amour est jeu de maux quand on le joue tout seul
L'amour source de mots mais peut être linceul
Il faut avoir souffert pour trouver la sagesse
D'écouter tous les airs en sachant la tristesse
Que crée le désamour quand l'un des deux s'en va
Il n'est plus temps de croire que tout refleurira

Quant ton été finit l'automne, même exultant
Ne saurait t'inspirer des hivers frémissants
Le monde devient silence et tu n'as plus d'écho
Le monde devient silence et tu ne sais plus trop.

 

Si tu reviens par là me murmurant mon nom
Crois-tu que je pourrai reprendre la moisson
Des instants toujours beaux de l'été chatoyant
Que distribue l'amour à tous les coeurs aimants
Je ne sais, j'essaierai d'y croire encore une fois
Me dire que cette histoire: il était d'autres fois
Peut pour nous exister et nous donner encore
Des automnes sucrés des hivers qui fredonnent
Le feu pourra reprendre alors cette chanson
Grésillement du bois qui en devient tison
Braises nourries d'émoi et chaleur de nos corps
Oh oui bien sûr je veux! Je veux t'aimer encore.

 

sig rouge

05/03/2009

L'attente.

Et me voila repartie à poster trop souvent. Alors que je me suis imposée un texte/semaine plutôt que les 2 qui ont été mon rythme trop longtemps au détriment je pense de la qualité.

Alors j'ai supprimé des poèmes qui pourtant étaient commentés trés positivement, je prends le temps de les remanier pour les mettre vraiment à mon goût puis je vous les propose de nouveau. oh! je ne pense pas que vous les aurez en mémoire, je n'ai pas cette prétention d'autant que pour la plupart je les ai moi-même oubliés. hé! que voulez-vous! à écrire trop vite...

Donc voici un petit quelque chose que j'ai mis à mon humeur du jour puis, pour qu'il ne paraîsse pas trop tôt, je le planifie!

Vous avez sans doute remarqué que je papote davantage en préliminaire. C'est nouveau çà chez moi! Si cela vous ennuie, soit vous sautez ces passages soit vous me le dîtes hein?

attente

 

J'ai longtemps attendu que tes yeux me découvrent
J'ai espéré cent fois te voir venir vers moi
J'ai cru qu'à travers moi tu saurais croire en toi
On dit que le bonheur çà se cherche, se trouve
Au plus profond de soi, là où l'on ne va pas
Et je pensais à toi comme on croit aux serments
Je te voyais courir vers des horizons noirs
De l'une ou l'autre amie tu devenais l'amant
Une nuit, un matin ou bien pour quelques soirs.

 

Tu t'égarais cent fois sur les tristes chemins
Ceux de l'amour facile qui laissent un goût amer
Des femmes au coeur d'argile et qui ne donnent rien
Des corps voluptueux mais des âmes trop creuses
Des silences érigés en mots d'amour bénins
Amours saveurs de fiel comme raisins trop verts
Pour toi je crois hélas, j'étais bien trop sérieuse
Et tu cherchais ailleurs visages de volupté
Mais tu aurais compris si tu avais demandé.

 

Par un autre je connais ces doux moments si fous
Exultation des sens, amour et sensations
Je donne et je reçois des folies, la passion
Mais aussi la tendresse et les mots les plus doux
Mon être tout entier devient vibrant hommage
A celui qui a su éveiller sous ses mains
Mon corps tendu en arc vers ce tourment sans âge
Je m'ouvre enfin à l'homme qui a su m'émouvoir
Et je sais aujourd'hui ce que sera demain.

 

Et toi que deviens-tu?
A trop courir trop loin
As-tu su découvrir où mène ton chemin?
Tu peux bien m'oublier, moi je ne t'aime plus!

 

sig rouge

26/02/2009

Atelier: Le corps.

Des personnes qui me lisaient cet été me demandent de nouveaux textes écrits pour l'Atelier d'Ecriture: cet atelier n'existe plus et ma foi, j'aurais manqué de temps à y consacrer. Le temps justement,j'en manque en ce moment pour écrire, j'ai donc décidé de faire un post de cet exercice qui a été relativement peu lu.

1- Écriture du corps. Retrouvez le souvenir ou imaginez la perception du corps d’un autre (mouvements, présence, odeurs…) qu’il soit caché ou subitement dévoilé, dans une situation amoureuse ou non mais dans un moment ou le corps de l’autre jette un trouble. Découverte (la nudité d’un corps qu’on connaissait autrement) gène ( maladie qui expose, corps dévoilé d’une façon qu’on ne souhaitait pas) ou retrouver une sensation particulière du corps (dans l’eau ou dans un état second). Écrivez ces sensations sous forme d’images, de bribes…

2- Écriture érotique .Parti pris de nommer ou utiliser des métaphores. La linéarité du texte ne s’impose pas. Choisir de voiler ou de dévoiler. Utiliser un ton déterminé: cru, violent, sordide ou au contraire raffiné, surpris, déçu, médical… l’écriture ne doit pas forcément être autobiographique mais des sensations récentes ou plus anciennes peuvent revenir…

 

Voici là les grandes lignes de ce qui nous était proposé pour cette consigne. Vous le verrez, j’ai choisi de piocher ici et là pour donner à lire un texte qui, encore une fois, me ressemble au plus présJ !

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Sa main comme une flamme. Sa main comme un brasier. Elle est là sur le siège, elle ne bouge pas. Pourtant elle l'imagine qui remonte doucement et son pouls s'accélère, sa respiration progressivement devient haletante. Elle a chaud, elle a froid elle ne sait plus trop.

Lui il est là tranquille, il ne parle pas. Sa voisine de canapé lui pose une question. Il se tourne vers elle et dévoile fugitivement l'échancrure de son cou, délicieusement blanc, doux, enfantin.

Sa main alors fait des volutes dans l'air, rythmant ses mots. elle voit ses lèvres, un peu fines mais très rouges, qui bougent et s'humidifient. Il sourit et la blancheur de ses dents décroche dans sa poitrine à elle un séisme de sensations. Maintenant elle est moite, elle ne suit absolument plus aucune conversation, elle est muette et chaude. Lui se tourne un peu vers elle, il lui parle mais elle n'entend pas, elle ne perçoit que "lui" physiquement. ce qu'il dit importe peu, d'ailleurs est-il intelligent? Elle ne l'a jamais jugé, elle le côtoie depuis des années sans même lui porter le moindre intérêt et là, tout à coup c'est le désir, absolu.

Il faut qu'elle le touche. Il lui suffirait de l'effleurer, elle est sûre qu'alors, la magie n'opérerait plus, il redeviendrait François, le mari de Nadine.

Mais en attendant, il est le mâle. Sa bouche est sèche, gonflée, presque douloureuse. Elle passe doucement sa langue sur sa lèvre supérieure et ce contact enflamme d'autant plus ses sens. Elle a la perception éperdue de son corps malgré la distance. Elle imagine sur elle, en elle, son grain de peau, sa chaleur nichée en elle, palpitante et le désir monte, le ventre se fait creux, en attente, haletant, le picotement de la nuque est presque insoutenable, son corsage caresse et dessine ses seins durcis, Elle est à lui, pour lui en cet instant de passion folle. De légers tremblements l'animent: quelqu'un pourrait-il le voir? Elle ne sait plus, elle est tendue vers son plaisir. Et puis la jouissance est là, sublime, sans nom, suffocante d'être enfouie, tue. Elle pourrait hurler, elle voudrait crier et pourtant elle ne bouge pas. Ses cuisses doucement se sont rapprochées et le crissement de la soie échauffe encore ses sens. Elle mord l'intérieur de sa joue et cette douleur, même légère, lui donne du plaisir parce que c'est encore lui qui la lui inflige.

Elle le regarde. Voila! La magie est passée. François ne saura jamais et elle gardera en elle, toujours, la blessure de sa chair offerte, ce moment d'amour flou, solitaire et pourtant partagé.

sig rouge

30/01/2009

Ne dis rien

 volupté féminine

Ne dis rien sur l'avenir
Tu es là
Pose ta main sur mon corps plat
Ouvert comme un livre à sa plus belle page
Ne vois que la beauté
De l'instant silencieux
Mon âme tendue vers toi
Prête à tout te donner
Ton souffle sur ma peau
Me murmure l'émoi
Que ton corps assoiffé
Voudrait tant partager
Abandonne tes peurs
Et n'ai plus aucun doute
L'amour est là crois-moi
Tu peux t'y attarder
Instant de douce joie
Pureté absolue
De l'amour qui se donne
Sans attendre en retour
Que le bonheur de l'Autre
A l'instant du grand cri
Exultation suprême
Du partage des sens
Et aussi de nos coeurs
Attends, ne dis plus rien.

Demain amour, tu vois
Se lêve un nouveau jour.

sig rouge

28/01/2009

Il faisait beau!

Muriel Cayet
Aquarelle de Muriel Cayet

 

MERCI A VOUS TOUS QUI VENEZ ME FELICITER. VOILA QUI VA M'ENCOURAGER A FAIRE VRAIMENT DE MON MIEUX POUR VOUS FAIRE AIMER DES TEXTES QUI PARLENT DE LA VIE MAIS AVEC UNE AUTRE APPROCHE. S'ILS VOUS PARLENT AU  COEUR, S'ILS VOUS TOUCHENT PARFOIS TANT MIEUX, S'ILS FONT REFLECHIR AUSSI, TANT MIEUX! ET S'ILS DONNENT ENVIE NE SERAIT-CE QU'A UNE PERSONNE DE PRENDRE LA PLUME ALORS J'AURAI GAGNE MON PARI: LA POESIE NE MOURRA PAS!

 

Et ce jour-là il faisait beau
L'air était cristallin comme en pays de neige
Le soleil flamboyait et chantaient les oiseaux
La pureté du vent emportait les échos
De nos joies de nos rires de tout ce qui allège
Le cœur et les saisons des amoureux nouveaux.

Dans mon cœur dans ma vie tout n'était que dentelles
Je tissais de mes jours des instants lumineux
J'embrassais les sillons de nos pas. L'étincelle
Au fond de ton regard disait je suis heureux
Des toujours de folie des instants d'aquarelle
Dieu que la vie est belle quand on la vit à deux.

Je reviendrai toujours vers ce joli village
Celui de nos jeux fous de nos tendre émois
Je veux revoir encore ces ruelles sans âge
L'hiver était si rude nous y avions si froid
Que là dehors serrés accrochés l'un à l'autre
La buée de nos lèvres dessinait des mots fous.

Nous cherchions en nos corps la chaleur et l'ivresse
Nous redisions des mots que d'autres s'étaient dits
En croyant ,innocents, les faire naître ici
Les suçant en bonbons sucrés de nos tendresses
Ô que l'amour est doux quand à deux on l'écrit
Amour amour, le jeu de nos folles jeunesses!

sig rouge

21/01/2009

Songes.

Ce blog est nominé dans la catégorie HOBBY et ENTERTAINMENT.

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Un texte remanié comme je le fais souvent. Ce qui me permet de rectifier la compréhension que mes lecteurs en ont eue à sa première publication: ce poème n'est pas triste à mon sens, du moins je ne le veux pas tel mais simplement réaliste: la vie telle que vécue tous les jours par beaucoup d'entre nous:)!

 

Plantée là sur le pont je regarde au loin

Le ruisseau qui s'étire imite un peu ma vie
Sinueux, cahoteux, et puis parfois serein
La vie de tous les jours sans trop de poésie
Mais seulement parfois de flamboyants matins
Monotones saisons qui jouent le chaud le froid
Un oiseau qui fend l'air une feuille qui se noie.

Je visite mon coeur je ne sais que lui dire

Il y a des matins creux, des jours de grand soleil
Des mains moites qui s'effleurent éperdues de toujours
Ou des soirées languides détachées de l'amour
Mais non, mais non ce soir... Mais tu n'as pas sommeil?
Et c'est le désavoeu de nos nuits de grand bleu
Remplir de sa présence ces instants de soupirs.

Il n'aime plus je crois. Je le sais, je le vois.

Le soleil pirouette doucement, incandescent
Les soupirs ne font rien à la cause perdue
Il faut les regretter les adieux non vécus
Je me noie de silence il est tard maintenant
Je repose mon livre, des pages de non-lu
J'aime pourtant l'histoire il était une fois.

Et mon ombre s'allonge. Il est temps de partir.

sig rouge

13/01/2009

Verticalité.

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Ce blog est nominé pour la finale des awards. Si vous jugez qu'il en vaut la peine vous pouvez voter pour l'y amener.  Ce serait pour moi un grand bonheur! Attention, nous n'avons droit qu'à 3 votes/jour pour 3 blogs différents.

 

VERTICALITE
Aucune ombre possible
Le temps est suspendu
La souffrance infinie
Plus envie de marcher
D'avancer, de courir
Rester là et debout
Vouloir tout affronter
Tout regarder en face
A trop y avoir cru
A vouloir croire encore
Que l'amitié existe.

VERTICALITE
Car jamais ne céder
A ceux qui font du mal
Ne jamais se courber
Toujours lever la tête
Toujours bien regarder
En face ceux qui blessent
Ne jamais s'incliner
Ne pas montrer sa peur
De n'être pas aimé
Pire encore, faire croire
Et donner à penser
Qu'en nous l'indifférence
Est notre volonté.

VERTICALITE
Alors que le coeur saigne
D'être trop déchiré
En lèchant ses blessures
Vivre loin, isolé
De ceux que l'on aimait
En qui l'on a pu croire
Résister à l'envie
De vouloir se coucher
Céder à la tristesse
Et enfin, pour finir
S'abandonner et dire
Que la vie ne vaut plus
La force d'être vécue
Et pouvoir s'allonger.

sig rouge

11/01/2009

Il pleut!

1-11-2 il pleut
Aquarelle prêtée par J. Dalloyau.

Ce blog est nominé pour la 2ème phase des awards. Si vous jugez qu'il en vaut la peine vous pouvez voter pour l'amener encore plus loin! Ce serait pour moi un grand bonheur!

Il pleut
En chaque goutte d'eau
Telle une douce frise
Me naît comme un sanglot
C'est mon coeur qui se brise
Il pleut
Et mon amour
Se lave du partir
Comme mes souvenirs
Qui dureront toujours
Il pleut
Et moi j'attends
Perdue sous ce ciel bas
Il ne reviendra pas
Car plus de sentiments
Il pleut
Et cette pluie
Que je trouve jolie
Me murmure son prénom
Les mots d'une chanson
Il pleut
La nostalgie
Il pleut
Je suis sans lui
Il pleut
Et chaque mot
Me devient un fardeau
Et mon âme est en feu
La flamme s'éteindra
Il ne reviendra pas

Il pleut!

sig rouge 

09/01/2009

Qui suis-je?

J'ai remanié ce texte plusieurs fois, je l'ai posté version longue voici plus d'un an: il ne me satisfera jamais:)! Mais il a au moins une qualité pour moi: il me sort un peu de la tête pour un court instant la guerre, les enfants qui souffrent...  Mes 2 textes précédents n'étaient déjà pas des plus joyeux et ce lieu reste pour moi et pour ceux qui me font le plaisir de passer et me lire un endroit de partage et d'amitié.  

 

1-1Aqui suis je

 

Qu'ai-je fait de ma vie dis-moi
Toi qui bien me connais
Connais mes nuits sans lune
Et mes matins secrets
Qui as vu mes saisons
Défiler sur mon île
Que crois-tu que je sois
Fière douce ou futile
Créature de Dieu
Ou bien quelque démon
Qui souffle sur les autres
Croyant avoir raison
Ne suis-je pas cette ombre
Qui cherche et se méprend
Qui tatonne en vain
Usant le peu de temps
Que la vie lui concède
Maudis les ans qui passent
Pour les bénir aprés
Car ils donnent l'amour
Divine fleur du sort
Qui suis-je dis-moi bien

Chaud printemps frémissant
Ou long hiver qui dort?

sig rougeui

02/01/2009

Amitié déçue.

1° post de l'année 2009. Pour les voeux, c'est le post précédent:)!

1amitié décue

En moi c'est le silence
L'amour ne chante plus
Je ne suis que souffrance
Aprés avoir connu
La folle déchirure
De l'amitié finie
Je panse mes blessures
Je ne pense qu'à lui.

Tu m'as volé ses mots
Tu as volé mon âme
Mon corps saigne et se plaint
De l'avoir vu partir
Je n'ai plus de passé
Je n'ai plus d'avenir
Je suis au fond de l'eau
Qui a éteint la flamme.

Tu savais mon amour
Tu connaissais nos gestes
Vois-tu c'est bien par toi
Que je souffre le plus
Car c'est bien toi toujours
Qui cueillait ma tristesse
Pour me rendre la joie
Lorsque j'étais vaincue.

Je ne veux pas vengeance
Elle n'est pas digne de moi
Je veux saisir la chance
De croire encore une fois
Mon amitié déçue
Je l'offrirai ailleurs
Je saurai j'en suis sûre
Connaître des jours meilleurs.

Je veux croire au soleil
Je veux croire au printemps
Mon âme n'est pas sommeil
La caresse du vent
Me dit "viens donc par là
Tu pourras découvrir
Que d'autres que tu aimeras
Ne sauraient te trahir".

signat rouge1

16/12/2008

Y croire.

quand il ne reste pour raison

Ah! il faut quand même que je vous dise, ce jour mardi 16: à la relecture je me rends compte que ce texte me déplait vraiment. Mais que m'a-t-il pris de poster çà? Bon, il y a des coms et je ne vais pas les supprimer, mais si vous trouvez moche n'hésitez pas à le dire:)!

Quand il ne reste pour raison
Qu'un rêve flou d'une saison
Quand la vie devient un désert
Quand les mots disent à quoi je sers
Alors il est temps de partir
Quitter le vide pour voir frémir
Encore et toujours les années
De peur de souffrances oubliées
Crier à la face du monde
Que rien n'est plus loin qu'une ronde
Qu'il faut aimer ou bien finir
Finir les jours et les martyrs
Crever l'abcés de la démence
Que chacun garde en sa substance
Lâcher le temps crier moisson
Faire d'un poème une chanson
Ne pas céder ne pas pourrir
Toujours sourire ne plus gémir
Effacer du sel de la terre
Les peurs de vie et la poussière
Trouver l'écho de nos frissons
Dans l'âme même des illusions
Croire, croire, oui dire encore
Dire le partir ou souvenir
Charmer d'un souffle, juste un peu d'air
Le coeur des flammes, le choeur des pierres
Croître et attendrir enfin
Celui qui souffle son chagrin
Démettre d'un coup de lance brut
Le corps de l'homme, la bête en rut
Et céder tout de sa défaite
Renaître enfin de ce mal-être
Se dire qu'on ne peut être mort
Y croire et revivre encore.

signat verte2

02/12/2008

Elle danse.

ELLE DANSE

J'ai déjà posté ce texte mais je manque de temps en ce moment pour écrire et je le regrette. Si j'ai choisi celui-ci parmi tant d'autres c'est parce qu'il a eu beaucoup de succés à sa première présentation et vous  serez nombreux parmi mes nouveaux lecteurs à le découvrir. Quant à ceux qui me suivent depuis plus longtemps, j'espère que vous aurez plaisir à le retrouver. 

Elle danse
Tout son être se noie
Au flot de la musique
La vague de ses hanches
Paresse doucement
Ses bras ploient et ondulent
En cet instant magique
Elle flotte amoureusement
Comme sur un nuage
Et son corps simplement
En oublie d'être sage
Pas de jupette en tulle
Pas cette danse-là
Elle, elle n'aime pas çà
Mais plutôt des sanglots
En musiques frivoles
Elle saute elle va elle court
En une valse folle
Et ses tous petits pas
Nous font rêver d'ailleurs
Elle danse
Mais pour elle
Pour trouver le meilleur
Elle flotte et repart
Au son de la musique
Elle oublie qui elle est
Vit en apesanteur
Tout en elle est léger
Elle donne son coeur
Elle vibre d'émoi
Au plus profond de l'âme
Elle sait ce qu'elle est
Elle n'est qu'une femme
Une belle une vraie
Une qui est désirée
Elle oublie que demain
Revient la vérité
De cet amour perdu
Et pour lui elle pleure
Lui qui l'a bafouée
Elle ne le verra plus
Mais pour l'heure
Elle danse.

MIMI.signat

 

30/11/2008

Une femme.

0001unefemme

 Je ne suis pas femme mystère
Je ne suis même pas solitaire
J'aime et je vis au jour le jour
Je dis, j'écris des mots d'amour
Comme vous toutes moi je me donne
En folles étreintes je m'abandonne
Femme étonnante? Je ne sais
Femme battante, ah! çà j'essaie
Être meilleure toujours première
Savoir détecter la misère
La déloger et puis aider
Donner, donner ou le tenter
Vivre pour moi et pour les autres
Ne jamais refermer ma porte
Sur un chagrin sur un non-dit
On peut je crois poser sa vie
Entre mes mains. Je fais silence
Moi je recueille les confidences
Mais pas curieuse, pour soulager
Donner un mot une pensée
Je suis le calme ou la tempête
Suivant l'instant ce qui s'y prête
Je pourrais bien le mettre à mort
Celui qui blesse mes trésors
Petits enfants, personnes sans âge
Ou bien malade perdant courage
Je ne peux vivre en le sachant
Personne pour vous offrir du temps
Alors j'apporte ce que je peux
Une goutte d'eau un peu de feu
Pleure avec vous s'il faut pleurer
Vous aider à vous relever
Et puis bientôt moi je repars
Je ne veux pas qu'il soit trop tard
Ma vie aussi doit être belle
Je dois lui être aussi fidèle
Ma vie, ma vie ma liberté
Et pour donner se préserver
Ne pas croire que l'une peut tout
Chacun doit faire partie du nous
Action partage action sacrée
Celle qu'on appelle Humanité.

sig gris moyen

26/10/2008

L'attente.

Ce texte vous "parle"? C'est parce que vous êtes attentifs à vos lectures:)! Je le reposte là dans une version me semble-t-il plus simple. En espérant, pour ceux qui s'en souviennent, que vous l'aimerez aussi.

Je vous remercie pour les nombreuses marques de sympathie que vous m'avez adressées pour mon anniversaire sous forme de mails, de coms ici et de posts et coms sur libres2, de messages drôles et touchants sur facebook... Merci 1000 fois!

001 barnay Marie mon aquarelle

On n'est jamais heureux
Quand on est amoureux
On frissonne on a peur
Peur de l'autre d'abord
Qu'il s'en aille ailleurs
Mais peur de soi aussi
Car en livrant son corps
On perd un peu son âme
On se brûle à la flamme
De la douce folie
Qu'engendre l'amour fou.

Mais...

Le temps nous est attente
On ne voit que le ciel
Dans sa pure beauté
On veut tant espérer
Cruelle est la souffrance
De ces vaines absences
Un mot un geste doux
On palpite et frémit
Et la vie tout à coup
S'illumine et nous dit
Tout vouloir partager
Espérant tant de l'Autre
Car il est fou aussi.
Que nos corps chauds s'embrasent
Que vienne la passion
A l'écoute des sens
On perd jusqu'à son nom
On murmure "aime-moi"
On caresse et on chute
Il n'y a plus de saison
Quimpatiente culbute
De folle déraison
On chuchote et on crie
Quand notre peau exulte
Et çà oui, c'est la vie
On peut tout en attendre
C'est la seule chanson
Que nos coeurs veulent entendre
Car c'est  la grande joie
Et tant pis si tu as peur
C'est à ce prix tu vois
Que s'offre le bonheur. 

mimi orange

24/10/2008

Elle pleure.

0000000000000000000000001

 Elle pleure


Ses larmes sont de sel
Et son coeur déchiré
Son corps est immobile
Aucun tressaillement
Ne donne à penser
Qu'elle pleure vraiment
Doucement et sans cri
Sans même un sanglot
Sur son amour perdu
Elle le savait pourtant
Que lui ne l'aimait plus
Mais elle voulait des mots
Pour y croire vraiment
Et maintenant
Elle pleure.


Elle revoit ces jours
De grand soleil radieux
Elle ne peut pas partir
Elle est là elle attend
Bien sûr elle n'attend rien
Lui est si loin déjà
Mais elle veut croire encore
Qu'elle est encore deux
Et doucement
Elle pleure.


Ce n'est pas du chagrin
C'est la désespérance
Se lever le matin
Sera un lourd fardeau
Comment, pour qui sourire
Elle ne sait plus trop
Elle voudrait mourir
Elle ne sait que souffrance
Et tristement

Elle pleure.


Elle sait que demain
Ne sera que d'absence
Qu'elle n'attendra plus
Le bruit doux de la clé
La maison sera creuse
Elle fera le silence
Elle ne dira à personne
Le fruit de ses pensées
Elle est seule déjà
Et banalement


Elle pleure.

sig rouge foncé2

15/10/2008

Il faut partir.

Un texte tout neuf, pondu ici et maintenant! pour mon plaisir et peut être qui sait... pour le vôtre???

001 aa

Si tu crois que le vent
Te pousse vers la vie
Celle que tu souhaites en rêve
Qui te donne l'oubli
De toutes les tristesses
Et de tous les chagrins
Emporte ta détresse
Vers un autre demain

Alors il faut partir

Si tu penses que le ciel
Sera plus bleu ailleurs
Qu'il donnera le sel
Qui rend les jours meilleurs
Si le soleil réchauffe
Bien mieux vers l'horizon
Et que ce que lui offre
Vaut bien mieux que mon nom

Alors il faut partir

Par contre si tu souffres
Quand tu seras là-bas
Si tu sens que le gouffre
Se referme sur toi
Si les champs, si les fleurs
Si mon amour à moi
Te semblent le bonheur
Y croire encore une fois

Alors reviens ici

Et je te redirai
Le chant de nos beaux jours
J'inventerai pour toi
Des folles nuits d'amour
J'évoquerai nos vies
J'évoquerai nos joies
Et tu verras fleurir
mon amour sous tes pas

Mais alors je t'en prie
N'attends pas trop longtemps.

mimi orange




12/10/2008

L'accident.

J'ai déjà posté ce texte et d'ailleurs mes prochains posts risquent d'être encore des reprises: j'ai écrit quelques trucs mais qui ne sont pas assez... qui sont trop... bref, qui demandent à être revus. Celui-ci a été trés commenté mais il a l'avantage d'être assez ancien pour ne pas avoir été lu par la majorité d'entre vous!

L ACCIDENT

Il rêve d'un ailleurs où tout serait plus beau
Il voit son cher amour être là de nouveau
Il croit voir reverdir les champs, s'ouvrir les fleurs
Il veut croire encore. Il veut croire sans peur.
Que son amour sourie, qu'elle pleure, qu'elle rie
Qu'elle se fâche aprés lui, crie et sente la vie
L'odeur de chèvrefeuille qui pourtant le génait
A présent comme il l'aime, la douce fleur d'été!
Ô mon amour j'ai mal, je te veux, je t'espère
Mais pourquoi as-tu fui vers l'éternel sommeil?
Tu pouvais t'accrocher, la vie c'est lâche parfois
Si tu lui tiens bien tête, çà cède, çà louvoie!
Pourquoi toi ma chérie, toi qui aimais tant vivre
Pourquoi cette faux noire qui est là, qui aspire
Elle qui ne compte pas les amours, les amants
Que souvent elle sépare sans leur donner le temps
De se dire tous les mots qu'ils croient n'être qu'à eux
Mais que chacun murmure quand il est amoureux.
Pourquoi l'avoir si tôt arrachée à celui
Qui pouvait tout pour elle, même lui offrir sa vie
Qu'elle, elle survive à ce triste accident
Que ce soit lui qui parte pourvu qu'avec le temps
Elle puisse l'oublier pour en aimer un autre
Oui c'est bien à ce point. Mais enfin c'est la mort
Qui a fauché son amour et célé son destin.

signat marron 

08/10/2008

Silence.

0001aSil

 Silence de la nuit
A travers les carreaux
Silence dans ma tête
Je n'y ai plus de mots
Mes mots? Ils sont silence
Dans les néants jetés.
Qu'elle est triste la nuit
Quand on n'est plus aimé.

 Plus de gestes furtifs
De caresses esquissées
Plus de profonds soupirs
D'ébauche de baiser
Plus de main qui se tend
Pour mieux me ramener
Au creux de ce corps chaud
Que j'ai tant désiré.

 La nuit et sa souffrance
Qui me fait chavirer
Le désespoir immense
De n'être que souvenir
Chez cet autre adoré
Car je ne serai plus
Son repos du guerrier
Pu
isqu'il ne m'aime plus. 

Silence comme un cri
Profonde turbulence
Silence qui jaillit
De ce coeur en béance
Mon pauvre coeur meurtri
Qui voudrait tant donner
Donner, oh oui! encore
Pour ne pas être mort. 

Silence... et finir
D'aimer et de souffrir.

MIMI.signat

05/10/2008

Utopie ou certitudes?

utopie ou certitudes

J'aimerais tant que quelqu'un m'appelle par mon nom
Et que je puisse appeler par son nom
Toi
En marchant côte à côte
Dans la certitude d'être préférée
Unique.

Alors, mon coeur s'élèverait
Plus beau de ce cadeau
Les lumières sembleraient plus douces
Presqu'irréelles
Le monde m'apparaîtrait dans son intensité
Jonché de hautes fleurs
Absorbant les couleurs
Le vent sur ma peau nue
Serait une caresse
Le soleil plus brillant
Eclairerait nos jours
Le ciel ne serait plus
Qu'une ode à nos toujours
Et je m'endormirais
Emplie de certitudes
Dans ces instants si doux.
Ô comme j'aimerais
Comme je t'aimerais

En sachant qu'à jamais
Moi pourrait être...


Nous.


sig gris foncé 

29/09/2008

Sur les ailes du vent.

 Pardon mais j'ai quelques soucis de santé en ce moment et pas trop le coeur ni la force d'écrire et de rendre visite à mes amis des blogs. Alors je poste là un texte qu'il me semble avoir déjà posté (?). Si c'est le cas, il y a longtemps.
Je ne sais pas, peut-être reviendrai-je à la fin de la semaine et peut-être plus.
Je vous remercie de votre visite et vous embrasse bien amicalement si vous passez par là.
000000001AA

 

Il fuit il court il saute
Il trébuche et repart
Il ne sait arrêter
Est toujours en retard
Il ne sait que sauter
Il faudrait qu'il apprenne
A regarder, et calme
Vivre l'instant présent
Il ne peut toujours être
Sur les ailes du vent.
La famille les amis
Mais oui cela existe
Être plus qu'une vie
Vivre l'instant, la scène
Le moment le toujours
Donner un peu d'amour
Mais lui il ne sait pas
Il ne sait que courir
Mais lui il ne croit pas
Que l'on peut aussi vivre
Qu'un instant ou un souffle
Un oiseau qui palpite
Un chant de rossignol
Une fleur son parfum
Il ignore ce que c'est
Il ne sait pas encore
Que c'est çà, c'est aimer
Que sa course effrénée
Un jour devra cesser
Pour un sourire heureux
Qui le voit qui le croit
Il aimera l'amour
Sans même savoir son nom
Il voudra tout donner
Sans rime ni raison
Et là il posera
Enfin son lourd fardeau
Ce qui l'a fait courir
Sa quête vers le trop
Trop de bruit trop de mots
C'est pour cela qu'il court
Mais il s'arrêtera
S'il rencontre l'amour.

sig rouge

 

25/09/2008

S.D.F.

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J'ai posté ce texte déjà. Je vous l'offre là dans son intégralité. Un peu long me direz-vous! Mais la première version m'a semblée trop généraliste.

En fait lorsque je l'ai écrit, j'imaginais C. Chazal dans le "rôle" de la femme. Je ne veux pas dire que cette journaliste que j'apprécie se fiche des SDF mais, plus simplement pour moi, il était plus facile de mettre un visage sur la passante dont je parle:-).

S. D. F.

Il fait doux, temps matin
Mais un peu tristounet
Elle marche d'un bon pas
Lui ne sait où aller
Il fait semblant de vivre
D'entamer la journée
Il va un peu la suivre
Elle est déterminée
Comme toutes ces personnes
Qui s'en vont travailler.
Tous les jours il la voit
Elle est toujours en retard
Il essaie de savoir
Qui elle rejoint le soir
Quand elle rentre tard
Un mari, un amant
Et puis un, deux enfants!
Elle lui paraît heureuse
Son visage est serein
Mais est-elle amoureuse
Sans doute un homme bien.

Il s'assoit contre un mur
Il glisserait plutôt
Comme le sol est dur!
Il n'a pas de repos
La nuit il dort si mal
Dans les miasmes sordides
De ce petit local
Si plein, mais qui lui semble vide
Vide de tous ces mots
Que personne ne dit
J'ai froid j'ai peur la vie
Mais où elle est ma vie?
Toujours courber le col
Attendre qu'on te donne
Tu es là sur le sol
Et personne ne te sonne
Tu n'as même plus d'avis
Tu n'iras pas voter
De ta voix ce pays
Ne veut pas en parler.
Ceci est si banal!

Tu n'es qu'un mal loti
On se renvoie la balle
C'est sa faute aussi
Il boit. Et il est sale
Je n'étais pas comme çà
Je le suis devenu
On te vire, tu t'en vas
Ailleurs il y a l'emploi
Oui mais ailleurs c'est où?
On ne me l'a pas dit
Et je m'en suis allé
De défaite en dépit
Trop vieux monsieur, trop cher
Mais qu'est-ce que vous croyez
Un jeune fera l'affaire
C'est çà ou le balai
Petits boulots sinistres
Et descente aux enfers
On écrit aux ministres
Qui n'en ont rien à faire
Alors là vous tombez.

Puis un jour c'est la rue
Une panne de loyer
Déjà huit mois monsieur
Vous ne pourrez plus payer.
On vous saisit vos biens
On vous met à la porte
Mais une âme sans toit
C'est comme une âme morte
Bien sûr on nous héberge
On nous donne à manger
Mais qui nous reconnaît
Qui nous sait humilié?
Pas cette jeune femme
Au bon pas élastique
Qui va en conquérante
Qui tient là son public
Elle fait une émission
J'ai vu à la télé
Le soir quand au foyer
Et par pure exception
Parce qu'il y a SA rubrique.

Ô combien je voudrais
Qu'un soir elle m'invite
Je pourrais m'expliquer
Dire que tout va trop vite
Je ne suis pas un clochard
Je suis un sans-abri
Un homme qui avait tout
A qui l'on a tout pris
Elle parle de nous
Mais ne nous connait pas
Elle invite des savants
Mais qui ne savent pas
Ils ont de beaux costumes
Rentrent chez eux le soir
Mais qu'est-ce qu'ils en sauraient
De notre désespoir
J'avais femme et enfants
Tout le monde est parti
Comment les faire vivre?
Je suis un sans-abri.

Mais demain si Dieu veut
Je pourrai repartir
Couper court mes cheveux
Et un peu me vêtir
J'élèverai mon âme
Vers un ciel plus serein
Si seulement cette femme
Me tendait une main!

 

signat rouge foncé

20/08/2008

Et te dire "Je t'aime"!

amour déjà encore

Vous dites que je l'aime et vous ne savez pas
Car voyez-vous pour lui, et s'il n'existait pas
Je créerais l'océan et ses rouleaux grisés
Tour à tour en colère mais bien vite en paix.

Je ferais des montagnes en hiver enneigées
Et j'y mettrais un ciel à vouloir s'y noyer
Tant son bleu serait pur et allumé la nuit
Des cent milles bougies que feraient les étoiles.

L'air serait cristallin, tout parcouru d'oiseaux
De papillons dorés
Et parfumé de fleurs que j'aurais inventées.
Sur les étangs le soir, le soleil rougeoyant
Caresserait les plumes de ses roses flamants.
Les rainettes percheraient sur les verts nénuphars
Et les lentilles d'eau
Refermeraient leurs bras
Sur vigoureux roseau
Qui "plie mais ne rompt pas"...

S'il le faut je pourrais blasphémer
Et prétendre
Je suis Dieu! et la vie
C'est moi qui l'ai créée
Je deviendrais la Terre
Pour mieux porter ses fruits
Pour en pleine lumière
Dire que je suis à lui.
J'inventerais l'Amour pour justement donner
Plus qu'aucun Etre au monde ne saurait exprimer.
Alors, non!

 Ne dites pas le mot "Aime" trop souvent galvaudé
Car il n'existe rien pour dire, pour expliquer
Ce sentiment pour lui qui déchire mon âme
Et fait fondre en moi tout ce qui me fait femme.

                 

signat rouge

14:40 Écrit par Mimi dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (31) | Tags : amour, femme, poesie, blog, poeme, aimer, blog mimi |  Facebook |