31/03/2009

Et si l'enfant...

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Et si l'enfant pouvait parler il vous dirait
Toi l'ami le frère le voisin
Toi qui vois tout mais ne dis rien
Mais qui es-tu ou est ton âme?
 

Quand je hurlais de désespoir, que faisais-tu ou étais-tu
Quand mon corps écartelé geignait l'entendais-tu
Quand ma souffrance devenait telle que ma vie s'enfuyait déjà
Qu'éprouvais-tu
Et toi qui me dis que tu m'aimes comment peux-tu
Les longs chemins que j'ai suivis malgré mon âge
Les connais-tu?
Les souffrances les chagrins la solitude
Les sauras-tu
J'en ai tant vu pourtant! une habitude
Mais le vois-tu
Pourquoi enfant je dois subir
De l'homme lourd tous les outrages
Me diras-tu?
A mon secours peux-tu venir
 

Et je gis là, nuit de silence
Mais qui viendra?
Pourtant le cœur plein d'espérance
Tout finit là
Vivre ou mourir quelle importance
Et tu diras
C'est la mort ma seule vengeance
L'homme connaîtra la déchéance
Pourquoi, pourquoi?
 

Faire la Une des journaux?
Trop tard déjà!
Pourtant le ciel était si beau
Mais ce jour-là...

 
sig rouge

22/02/2009

Premier amour.

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Que le temps me fut doux
Qui me fit mon enfance
Des matins des joyaux
Emplis de fumées bleues
Les jours coulaient sur nous
Et nous étions heureux
Moments de grand silence
Et d'autres de flûtiaux
Rien ne peut être mieux
Que de vivre en Provence
Et c'est sous ces cieux-là
Que j'ai connu l'amour.
Qui me dira pourquoi
Ce fut mon plus beau jour?

Un jour de froid hiver
Autant qu'il m'en souvienne
Car Noël approchait
Le vent était léger
L'air sonnait cristallin
Tu me disais des vers
Maintenant je le sais
Qu'ils n'étaient que rengaine
Je les trouvais si beaux
C'était toi qui l'étais
Et tu as pris mon coeur
Dans ce petit matin
Oh comme j'avais peur
Mon corps entre tes mains!

Tu as trés vite su
Que j'étais encore vierge
Et tu m'as rassurée
Bien plus tard j'ai compris
Que sous tes airs bourrus
Toi tu l'étais aussi
Tu me disais tu sais
J'ai presque dix-sept berges
Mais tu vibrais d'effroi
Bien plus que de passion
Alors tu me serrais
Tu murmurais mon nom
Et nous n'avions pas froid
Sous notre maigre toit.

Pour cacher nos amours
Nous nous étions trouvé
Un petit nid douillet
Un coin de paradis
L'un de ces cabanons
Qu'on trouve par ici
Pas de grand luxe, non
Mais il y faisait flou
Toi tu frôlais ma joue
Et tu me chuchotais:
Mon amour, mon amour
Ô combien je t'aimais
Mon amour, mon amour
Que le temps me fut doux...

sig rouge

23/01/2009

Enfance blessée.

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 Fleur de sel, fleur de peine
Fleur de larmes bafouées
La petite fille sanglote
Son coeur écartelé
Ce vieux monsieur indigne
Cet homme que sa mère
Sa chère maman à elle
A mis dans leur foyer
Commet l'iréparable
Sur ce corps de poupée
Aller à la police
Être souillée salie
Redisant l'indicible
Maman tu me trahis
Viens avec moi crois-moi
Je n'ai rien inventé
C'est bien lui c'est cet homme
C'est lui qui a touché
A mon âme si pure
Un joyau un diamant
Et qui a tout détruit
Je t'en supplie maman
Aide-moi, aime-moi
Je suis toujours la même
Bien qu'une autre c'est vrai
Puisque j'ai cette peine
Ce trou noir là au corps
Ce trou noir dans mon coeur
Maman protêge-moi
J'ai si mal et si peur
Je ne suis qu'une enfant
Lui il est vil et bas
Il me dit que tu l'aimes
Ne le trahiras pas
Maman oh! je t'en prie
Prends-moi entre tes bras
Tu m'as donné la vie
Cela compte n'est-ce pas?
Redis-moi des mots doux
Dans le creux de l'oreille
Ou serre-moi c'est tout
Enfance sans sommeil
Qui ne pourra jamais
Plus revoir le matin
J'ai besoin d'être aimée
Sans crainte, sans chagrin
Retrouver mon enfance
Sentir l'air sur mon corps
Sans peur d'être salie
Être abusée encore
Dis maman, sauve-moi
Dis-lui de s'en aller
Que je suis ton enfant
Qu'il n'est qu'un étranger
Son amour ne vaut rien
C'est la chair de ta chair
Qui t'implore. Enfin!
Enfin, tu es ma mère!

sig rouge

27/11/2008

Fenêtre sur vie.

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Par la fenêtre ouverte
Je vois glisser ma vie
Je retrouve les Etres
Qui ont compté ici
Maman ma douce mère
Bien trop vite partie
Et toi aussi mon père
M'as-tu aimée? Dis oui!
 
Enfant j'étais heureuse
Entourée et choyée
Epargnée de tous heurts
Ceux qui blessent petit
Puis j'ai connu les pleurs
Quand tu nous as quittés
Et tous les vrais bonheurs
Pour moi ont basculé.
 
Mais j'ai connu l'amour
Celui qui fait briller
Les yeux et tous les jours
Passés à adorer
A attendre de lui
Autant qu'on veut donner
Espérer de la vie
Enfin un peu de paix...
 
Des enfants me sont nés
Quels instants de magie
Comment bien en parler
Justement tout est dit
De ces moments sacrés
Où l'on donne la vie
On peut tout espèrer
Pour ces étres bénis.
 
Premiers sourires, premiers cris
Tendres douleurs, petits soucis
Des enfants beaux, des enfants coeurs
C'est celà même le bonheur.
Puis ils grandissent et ils s'en vont
Chanter ailleurs d'autres chansons.
 
Mariage et petits-enfants
Mari enfui mais coeur plus grand
De voir naître ces têtes brunes
Et les aimer chacun chacunes.
Ils poussent vite, bientôt leur tour
D'enfin connaître le Dieu Amour.
 
J'ai connu tant de joies
J'ai eu tant de chagrins
Dans mes rides parfois
Je crois voir ce chemin.
Je ne regrette rien
De tout ce temps passé
Qui s'appelle destin
Qui vous fait avancer
On rêve, on sourit
Et celà porte un nom.
 
C'est celà oui, la vie!
sig gris moyen