15/04/2009

Adieu donc...

Ce texte fut posté dans les tout-premiers de ce blog. Chacun l'a reçu avec son propre vécu, son propre ressenti mais vous avez été nombreux à réagir.
 

Pour des raisons personnelles bien que ne me touchant pas directement j'ai choisi de la poster aujourd'hui.
 


 

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Adieu donc, mon amour
J'ai le coeur en hiver
Mon âme à court de rides
Le soleil est bien mort
Qui savait réchauffer
Mes pensées moribondes
Je ne sais plus chanter
Je ne sais plus rêver
Je suis abasourdie
Par ce vide absolu
Le vide de ma vie
Lorsque tu nous a fuis
Me laissant seule au monde
A tout jamais perdue
A l'univers vivant.
 
Plus qu'un cri lancinant
Au fond de ma poitrine
Rien ne peut plus y faire
Qu'à me laisser partir
A mon tour, à jamais
Dans un ailleurs moins sombre
Que celui de ton coeur
Qui m'a abandonnée.
 

Le triste messager
Qu'est cette lettre immonde
Echappée de mes doigts
Que ne peux ramasser!
Plus de pudeur en moi
Rien ne peut subsister
Que la douleur immense
De devoir te survivre
Toi qui as fait le choix
De vouloir t'en aller.
 

Adieu donc, mon amour
Va vers les jours d'eau vive
Vers les champs verdoyants
Que ne peux te donner
Choisis-toi un bonheur
Aime sur l'autre rive
Autant que moi j'ai pu
Mais peut-être pas su
Te chérir ici-bas
Je te croyais à moi
Tu voulais tu cherchais
Et mon coeur en s'ouvrant
Te laissait partager
L'eau même de mon âme
Sans jamais rien compter
Sans jamais rien peser
Car tout était à toi
Ne pouvant rien garder
Que ce qui vient de toi
De tes belles pensées.
 

Adieu donc, mon amour...

 
sig rouge

15/01/2009

L'orpheline.

Ce blog est nominé dans la catégorie HOBBY et ENTERTAINMENT.

J'ai déjà posté ce texte au mois de juillet et bien sûr il a été peu lu et de plus je ne sais pas, il a eu un succés mitigé auprés de mes lecteurs : bien écrit mais trop ceci, pas assez cela... Sans doute trop dur pour la période des vacances. Et j'ai manqué de temps ces derniers jours pour écrire. Cela se ressent sans doute par le peu de visites chez vous. Et puis je suis curieuse de connaître votre opinion aujourd'hui d'autant que c'est un texte écrit dans des circonstances bien particulières.

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Son regard est éteint
Même pas la brillance
Que donne le chagrin
Dans les grandes souffrances.
Elle ne pense pas.
Elle est seule dans sa bulle
Elle voudrait parfois
Qu'un peu le temps recule
Elle entend une voix
Qui lui parle tout bas
Bonjour ma petite fille
Je suis là, ton papa
Pour toi vois-tu chérie
Je ne suis pas parti
Tu me gardes en toi
Comme un souffle de vie.
Ne cachons pas les mots
Il ne sera plus là
Pour panser ses bobos
Elle ne s'y attend pas
Ce qu'elle voudrait, elle
C'est un grand champs de fleurs
Et puis l'entendre rire
Et effacer ses pleurs
Pour elle rien n'est pire
Que cet affreux silence.
La maison est muette
De ses bruits familiers
Le calme ou la tempête?
Immense turbulence
Le temps s'en est allé.
Elle pourrait jouer
Mais ce creux dans sa tête
Son âme est en béance
Bien qu'elle ne sache pas.
Le temps lui est clément
Qui lui offre cette absence
Car son tout petit être
Ne pourrait pas entendre
Ces mots qu'on lui dit là
Il est mort ton papa.

Alors demain peut-être...
Pour l'instant il est là.

 

sig rouge

17/09/2008

L'aventurier.

aventurier

 

Je ne veux pas attendre
Je ne veux pas partir
Je ne sais plus que faire
Ne pas croire au pire
Il est là dans la chambre
Il souffre, il se bat
La vie est déjà loin
Et pourtant il est là.
Le vent bruisse en la feuille
De l'arbre à la fenêtre
Je reverrai toujours
Cet instant suspendu
Est-il encore présent
A-t-il rejoint la rive
J'espère et j'attends
Fait-il jour
Je ne sais plus.
L'espoir est à la porte
La vie coule menue
Son âme est-elle morte
Ou à un fil tendue
Je lui parle quand-même
Les médecins l'ont dit
Pourtant moi je vois bien
Qu'il n'y a plus de vie
Qu'un souffle artificiel
Qu'un moment hors de tout
Un monde où sa présence
Est encore un peu floue
Un instant sans souffrance
D'un corps qui fut meurtri
Mais gît sans conscience
Vidé de son esprit
Celà vaut mieux crois-moi
Tu ne souffriras plus
Moi je garde de toi
Cette image fondue
D'un homme jeune encore
Et qui croquait la vie
Se jouant de la mort
Relevant les défis
Volant vers les nuages
Volant toujours plus chaud
Les terres les plus sauvages
Ne font pas de cadeau
Il y a un beau jour
Un lourd prix à payer
Tu t'en serais voulu
De n'avoir pas tenté
L'aventure n'est rien
Qu'un grand élan d'amour
A la vie un tribut
Tu es parti trop haut
Et tu le savais bien
Tu ne reviendras plus.
Adieu mon cher amour
Tu vogues sur un radeau
Non ce n'est pas trop lourd
Ta vie me fut cadeau.

sig rouge