18/04/2009

Nuit d'été.

nuit d'été

 

La nuit nous est propice, la nuit nous engloutit...
 

Nuits d'été, de chaleur, la moiteur de ta peau
Porte ouverte au silence, aux étoiles là-haut
Ta jambe enserre les miennes jusque dans ton sommeil
Je suis ton prisonnier jusqu'à notre réveil.
 

Le parfum doux des fleurs s'épanouit enfin
Suave et entêtant, fleurs fanées au matin
Je suis serein tu vois, j'attends que tu t'éveilles
Pour renaître à l'amour, aux soupirs, au soleil.
 

Soleil si langoureux qui accroche son or pâle
Sur un coin de ciel bleu. Tu ouvres enfin les yeux
Ta peau a la douceur de la pierre d'opale
Et je baise ton cou au creux de tes cheveux.
 

Le matin nous caresse, souffle chaud de la vie.
 

Tu frôles de tes seins en caresses subtiles
Mon torse découvert et moi, si malhabile
Eperdu que je suis par cette volupté
Je m'imisce en ta chair à ma main dévoilée.
 

Mon corps brûle au sillon qui se propose à moi
De ce geste des reins qui me met en émoi
Tu parviens à tes fins, je sais, tu es si femme
Comment y résister, tu me voles mon âme.
 

Nous retombons repus de nos tendres ébats
Il n'y a rien de plus que j'espère ici-bas
Que de pouvoir encore te combler, te chérir
La femme de ma vie, mon amour, mon désir.
 

La nuit qui nous revient sera de poésie.
 

Je t'aime tu le sais au delà de la chair
Je ne suis qu'un esclave, je t'attends, je t'espère
Bien au dela des jours, bien au dela de tout
Je veux n'être pour toi que la moitié de nous.
 

J'attends ma nuit dété, la moiteur de ta peau
Et nos matins torrides pour revivre à nouveau...

 
signat rouge1

10/06/2008

Turbulences.


je suis peu présente pour cause de travaux à la maison:-)! Je vous donne là un texte qui a déjà été posté parce qu'évidemment je n'ai pas non plus le temps d'écrire. Je remercie tous ceux qui passent par là, me laissent un mot ou pas mais prennent le temps de lire ce poème. Et si c'est avec bonheur alors, je suis comblée!

Le 13 juin. Je profite de ce trés beau temps pour partir pour le week. je vous retrouve lundi et viendrai tous vous voir c'est promis juré craché! bisous à vous et passez vous-aussi un beau we plein de soleil et de joies!

turbulences2

La brise caresse mes épaules nues
Et me fait frissonner
Le ciel qui tout à l'heure était d'un bleu d'azur
Transporte maintenant
De gros nuages lourds
.

Une goutte de pluie glacée curieusement
Par si belle journée
Glisse sur mon bras tiède
Et hérisse mon poil.
Au loin déjà l"orange tonne
Mais ici tout est calme pourtant
Si ce n'est les frisons d'une vague irisée
Qui vient sur les galets
Chanter une chanson.

Le souffle de fraîcheur alors s'inyensifie
Et le gris dur du ciel rejoint le gris de l'eau
Qui gambade à présent en gros rouleaux serrés
Qui claquent sur la plage
Et viennent tout noyer.

Assise sur un mur je regarde l'orage
Et la fureur du ciel se joint à mon humeur
Tout tourne dans ma tête
Je ne sais où aller.

J'étais venue ici croyant  m'y reposer
Un livre dans les mains et le sourire aux lêvres
Et je dois déchanter
Rien n'est jamais pareil
A ce que l'on voudrait
Le ciel et les humeurs tour à tour se déchainent
Où sourient à la vie en un un tendre bonheur
Du soleil retrouvé.

MIMI.signat2

13:52 Écrit par Mimi dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (31) | Tags : poesie, turbulence, pluie, poeme, femme, chaleur, ete |  Facebook |

02/05/2008

Provence.

 

lesbauxdeprovence

Elle est belle la route quand approche l'été
Les arbres offrent leur ombre et mêlent leurs couleurs
Les champs qui hier encore semblaient tant s'ennuyer
Nuancent leurs verts tendres aux plus belles des fleurs.

Ici une aubépine embaume et illumine
Un vieux mur tout branlant qui sans elle croulerait
Les genêts entêtants que l'abeille butine
Offrent leur jaune d'or à qui veut l'admirer.

Les coquelicots rougissent, ils se croient à la fête
Ils oublient un peu vite qu'ils vont bientôt céder
Comme l'a déjà fait la tendre violette
Et son doux compagnon le fragile muguet.

Et ce champs de colza! je le trouve magnifique
Avec son plus bel or il veut faire oublier
Que sans doute n'est-il pas de nos huiles la plus chic
L'olivier est bien là aux rameaux argentés.

La lavande bleuit, nous donne son parfum
Elle doit pourtant attendre le 14 juillet
Elle ne sait pas encore que le bonheur des uns
Privera bien les autres de ce subtil bouquet.

La belle renoncule se frotte au pissenlit
Les bleuets sont trés fiers d'abriter les grillons
La mauve aux larges fleurs ne sait pas qu'elle vit
Dans son beau flamboiement sa plus belle saison.

L'églantier qui rosit doit être un peu timide
Il rougira plus tard en nous donnant ses fruits
En attendant l'abeille, de sa pompe avide
Alimente le miel qu'on aime tant ici!

Avoine, orge ou blé vont mûrir et dorer
Les moissons sont plus tard aprés le bel été
Pour l'instant leurs beaux grains se gorgent de soleil
Nous aurons de ce pain à nul autre pareil.

Nous sommes trés chauvins dans le sud de la France
Mais si vous y passez vous en serez séduits
De toutes ses couleurs, de toutes ses fragrances
Vous penserez c'est sûr, je voudrais vivre ici.

Comment faire pour ne pas succomber au plaisir
D'admirer ces couleurs, de sentir ces odeurs
Tout ici vous transporte, vous invite aux désirs
Le temps ne compte pas, on ne voit plus les heures.

Les journées se font longues et les nuits chaudes énivrent
Bien plus que le rosé, ce vin doux et léger
Des chaleurs langoureuses vous empêchent de dormir
Les cigales le soir vous incitent à danser.

C'est un autre pays, sous d'autres latitudes
Ici rien n'est pareil, vous y êtes chez vous
Ici vous ressentez une grande plénitude
Vivez en communion de ce qui nous fait nous!

Il ne faut plus avoir aucun à-priori
Il faut ouvrir son coeur, croire à l'instant qui vient
Il faut croire à la joie que donne le Midi
Avant les heures brûlantes des moments étésiens.

C'est en début d'été quand l'air est respirable
Que chez nous vous serez toujours charmé de tout
Ou bien en cours d'automne aux couleurs admirables
Mais évitez juillet, il fait trop chaud c'est fou!

provence


aaaaaaapivoine mimi

00:17 Écrit par Mimi dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (38) | Tags : ete, provence, fleurs, chaleur |  Facebook |

10/08/2007

Orage d'été.

au dessus du cousson

Le COUSSON

Il est né tout en haut par delà Le Cousson

Il est venu cogner le Rocher de neuf heures

A la Barre des Dourbes il s'est enfin heurté

En torrent lumineux de pluie il a cédé

Col de l'Orme d'abord et puis sur la vallée.

 

Il est venu l'orage en houle vengeresse

Déversant des flots purs sur les terres assoiffées

Zébrant de feu le ciel, tonnant sur les montagnes

Arrachant le bois mort sans aucune pitié.

 

La terre crevassée s'est offerte à lui

En union fusionnelle pour engendrer des fruits

Elle a bu ce nectar se gonflant de sa sève

Tel d'une femme en rut son cri d'amour s'élève.

 

Elle chante à la gloire du renouveau sacré

Elle hurle à la joie de la vie retrouvée

Elle a longtemps dormi sous son été brûlant

Elle accueille le flux qui lui fait des enfants.

 

Déjà de maigres pousses verdissent en sa fraîcheur

Dégageant des parfums exaltés de chaleur

Veloutés et fiévreux, engrangés tout l'été

Pour mieux s'épanouir à l'averse dorée.

 

Une dernière fois la nature se donne

Comme dans un printemps elle croit aux plus beaux jours

Mais ce n'est pas celà que cet orage tonne:

Aprés avoir roussi dans un automne en feu

Il annonce le gel qui bientôt tout prendra.

orage d'été
La BARRE DES DOURBES

MIMI.orage_provence1

19:24 Écrit par Mimi dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (38) | Tags : orage, ete, averse, montagne, vallee, chaleur |  Facebook |

26/07/2007

 CANICULE.

canicule2

A quoi joues-tu en fait, été 2007

Ces jours de canicule?

Les cigales n'ont plus

Un son dans le gosier

Les fontaînes se taisent

Elles-mêmes altérées

Leurs bassins sont tous secs, ils espèrent l'ondée.

 

Le soleil tape dru depuis deux mois déjà

Et les feux de forêts se trouvent à la fête.

Dame Nature a soif

Elle veut espérer

Une eau providentielle pour au moins la laver.

 

C'est sec, c'est poussiéreux

Aucun brin de lavande

N'apporte plus vers nous

Sa bonne odeur sucrée.

Les herbes sont roussies et craquent sous nos pas

Les abeilles se terrent: plus rien à butiner.

 

La terre s'ouvre à coeur comme melon trop mûr

Et les oiseaux s'affolent et épargnent leurs trilles.

Le lac est déserté par les gars et les filles

Qui aimaient s'y bronzer

Mais qui ne l'osent plus par peur de ta chaleur

 

Car tu es fou en fait, été 2007.

6canicule

MIMI.canicule1