21/04/2009

Fille de joie.

C'est une petite chose que j'ai déjà postée parce qu'il fait beau, que je suis beaucoup à l'extérieur, que je fais d'autres choses, d'autres formes d'écriture notamment mais aussi manuelles (mais oui, je suis maladroite mais il faut quand-même essayer!) et que tout çà me prend du temps dont celui de vous visiter et de poster.
Ce texte, je l'ai mis là cet été, alors que le soleil vous appelait à l'extérieur, que vous étiez en vacances... en tous cas occupés à autre chose qu'à me lire. Vous serez donc peu à vous en souvenir et à ceux-là je dis pardon:) mais peut être aurez-vous plaisir à retrouver ma fille de joie?
Une petite anecdote: pour cette première fois, l'une de vous m'avait écrit notamment en com: on sent que c'est du vécu:)))! Meu non je ne me suis jamais prostituée et ce n'est pas ce qu'elle voulait dire bien sûr, mais çà m'avait beaucoup amusée.

 
fille de joie

 

Demain je le vois bien tu seras loin d'ici
Vers des ailleurs plus doux des jours de poésie
Tu chanteras l'amour sous un autre soleil
Tu oublieras nos heures, tu renieras mon ciel.
 

Je ne serai plus pour toi qu'un souvenir d'errance
Une fille de joie ne fait pas référence
Tu me disais pourtant que cela n'était rien
Tu pansais mes malheurs, tu soignais mes chagrins.
 

Je t'ai donné beaucoup tu ne sais pas vraiment
Ma pudeur me disait de taire mes sentiments
On ne doit pas aimer dans cette profession
On doit juste donner, ne pas perdre raison.
 

Ce corps n'a plus de prix, il est vrai que tout passe!
L'empreinte d'autres mains effacera ta trace
Je repars vers mes vagues de nuit, de grand silence
Je n'ai plus qu'un désir, tirer ma révérence.
 

Quitter mon ici-bas, filer comme une étoile
Ne plus être effeuillée, ne plus ôter mes voiles
Retrouver la candeur de jeunesse passée
Revoir ce doux printemps qui m'a tant fait rêver.
 

Courir vers le soleil, tendre mes bras vers lui
Trouver la pureté que j'avais fuie ici
Aimer enfin, aimer! Avec du sentiment
Tout quitter, en finir, oublier mes tourments
 

Mais aimer! Être aimée...
 

 
sig rouge

18/04/2009

Nuit d'été.

nuit d'été

 

La nuit nous est propice, la nuit nous engloutit...
 

Nuits d'été, de chaleur, la moiteur de ta peau
Porte ouverte au silence, aux étoiles là-haut
Ta jambe enserre les miennes jusque dans ton sommeil
Je suis ton prisonnier jusqu'à notre réveil.
 

Le parfum doux des fleurs s'épanouit enfin
Suave et entêtant, fleurs fanées au matin
Je suis serein tu vois, j'attends que tu t'éveilles
Pour renaître à l'amour, aux soupirs, au soleil.
 

Soleil si langoureux qui accroche son or pâle
Sur un coin de ciel bleu. Tu ouvres enfin les yeux
Ta peau a la douceur de la pierre d'opale
Et je baise ton cou au creux de tes cheveux.
 

Le matin nous caresse, souffle chaud de la vie.
 

Tu frôles de tes seins en caresses subtiles
Mon torse découvert et moi, si malhabile
Eperdu que je suis par cette volupté
Je m'imisce en ta chair à ma main dévoilée.
 

Mon corps brûle au sillon qui se propose à moi
De ce geste des reins qui me met en émoi
Tu parviens à tes fins, je sais, tu es si femme
Comment y résister, tu me voles mon âme.
 

Nous retombons repus de nos tendres ébats
Il n'y a rien de plus que j'espère ici-bas
Que de pouvoir encore te combler, te chérir
La femme de ma vie, mon amour, mon désir.
 

La nuit qui nous revient sera de poésie.
 

Je t'aime tu le sais au delà de la chair
Je ne suis qu'un esclave, je t'attends, je t'espère
Bien au dela des jours, bien au dela de tout
Je veux n'être pour toi que la moitié de nous.
 

J'attends ma nuit dété, la moiteur de ta peau
Et nos matins torrides pour revivre à nouveau...

 
signat rouge1

15/04/2009

Adieu donc...

Ce texte fut posté dans les tout-premiers de ce blog. Chacun l'a reçu avec son propre vécu, son propre ressenti mais vous avez été nombreux à réagir.
 

Pour des raisons personnelles bien que ne me touchant pas directement j'ai choisi de la poster aujourd'hui.
 


 

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Adieu donc, mon amour
J'ai le coeur en hiver
Mon âme à court de rides
Le soleil est bien mort
Qui savait réchauffer
Mes pensées moribondes
Je ne sais plus chanter
Je ne sais plus rêver
Je suis abasourdie
Par ce vide absolu
Le vide de ma vie
Lorsque tu nous a fuis
Me laissant seule au monde
A tout jamais perdue
A l'univers vivant.
 
Plus qu'un cri lancinant
Au fond de ma poitrine
Rien ne peut plus y faire
Qu'à me laisser partir
A mon tour, à jamais
Dans un ailleurs moins sombre
Que celui de ton coeur
Qui m'a abandonnée.
 

Le triste messager
Qu'est cette lettre immonde
Echappée de mes doigts
Que ne peux ramasser!
Plus de pudeur en moi
Rien ne peut subsister
Que la douleur immense
De devoir te survivre
Toi qui as fait le choix
De vouloir t'en aller.
 

Adieu donc, mon amour
Va vers les jours d'eau vive
Vers les champs verdoyants
Que ne peux te donner
Choisis-toi un bonheur
Aime sur l'autre rive
Autant que moi j'ai pu
Mais peut-être pas su
Te chérir ici-bas
Je te croyais à moi
Tu voulais tu cherchais
Et mon coeur en s'ouvrant
Te laissait partager
L'eau même de mon âme
Sans jamais rien compter
Sans jamais rien peser
Car tout était à toi
Ne pouvant rien garder
Que ce qui vient de toi
De tes belles pensées.
 

Adieu donc, mon amour...

 
sig rouge

10/04/2009

Saisons de femme.

Si ce texte vous parle, ne cherchez pas: je l'ai déjà posté mais vous devez être un(e) fidèle, car c'est un ancien post! J'ai des poèmes inédits mais il faut que je les illustre... bref! je manque de temps, fêtes obligent!

Je vous souhaite de belles fêtes de Pâques!

 

 

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Les femmes sont des fleurs que les saisons caressent
Elles promettent les fruits que leur donne l'amour
Des pétales parfois elles imitent les gestes
Elles s'épanouissent quand viennent les beaux jours.
 

Les jupes raccourcissent quand l'été est en feu
Se retournent les hommes et brillent fort leurs yeux
Sur la plage parfois elles dévoilent un sein
Une ébauche de maillot couvre le mont divin.
 

A l'automne leurs moues font croire à la tristesse
Alors qu'en vérité c'est l'attente et l'espoir
L'épanouissement des couleurs rousses du soir
Qui amènera l'homme qui leur donne des caresses.
 

L'hiver est rutilant sous leurs si grands manteaux
Elles admirent la neige, elles disent comme c'est beau
Dans des petits bistrots elles boivent leur chocolat
En attendant celui que leur coeur aime déjà.
 

Et au printemps venu elles se marieront
Sous leur pur voile blanc coquines elles souriront
Chavirera le coeur de ce garçon d'honneur
Qui se dit que pour lui est fini le bonheur.
 

Mais un jour lui aussi rencontrera sa belle
Et à son tour alors un beau garçon d'honneur
Pensera comme lui qu'elle est vraiment cruelle
La jolie mariée qui lui a pris le coeur.

 
colombe rouge signat

08/04/2009

Des vacances en famille!

Voilà, tout le monde est reparti pour un court séjour à Nice chez les parents de ma belle-fille puis retour sur Paris.

Il a fait trés beau! Heureusement aujourd'hui le temps s'est un un peu mis au gris pour me donner moins de regrets:)!

Si vous venez un jour par là ne manquez pas le vallon de la Jarjatte, là où je skie tout l'hiver, j'habite à 1/4d'h. Les montagnes ont pris là leur parure de printemps.

 

la jarjatte le 6.04.09

 

Il y a pas trés loin non plus, dans le Trièves, sur la route de Grenoble, un trés brau village, Mens, puis La Mûre et son superbe petit train qui circule dans des sites inaccessibles autrement et vous fait découvrir des merveilles.

Nous avons fait la promenade: une journée mémorable.

 

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12:25 Écrit par Mimi dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/04/2009

Renaîssance!

arbre1

 

Par cet arbre noueux qui tend trés loin ses bras
Par le chant de l'oiseau, ses trilles volubiles
Par le soleil si chaud en ce matin d'avril
Par ce ciel toujours bleu qui dit l'été déjà
Je veux croire en la vie.

  

Par la terre qui saigne fendue par le sillon
Par l'abeille butinant qui rend la fleur féconde
Par une herbe verdie que la rosée inonde
Par le vieux paysan qui croit en sa moisson
Je veux croire en la vie.

 

Je veux croire en la vie
Je vole loin devant
Sur ce chemin aride certes, mais qui pourtant
Me mênera c'est sûr vers une autre prairie
Où l'herbe sera verte, me donnera ses fruits.

  

Je veux croire en la vie
Connaître un autre amour
Le temps ne sera plus de nuit, de folle errance
A partir d'aujourd'hui s'allongeront mes jours
C'est fini le sais-tu? les chagrins, la souffrance.

 

Je veux croire en la vie
Je veux donner encore
A un autre que toi ce que tu dédaignais
Un autre qui attend toutes mes vérités
De l'amour, du plaisir; mais aussi mes silences...

  

Qui disent tellement mieux
Ce que je suis vraiment.

 
sig rouge