31/03/2009

Et si l'enfant...

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Et si l'enfant pouvait parler il vous dirait
Toi l'ami le frère le voisin
Toi qui vois tout mais ne dis rien
Mais qui es-tu ou est ton âme?
 

Quand je hurlais de désespoir, que faisais-tu ou étais-tu
Quand mon corps écartelé geignait l'entendais-tu
Quand ma souffrance devenait telle que ma vie s'enfuyait déjà
Qu'éprouvais-tu
Et toi qui me dis que tu m'aimes comment peux-tu
Les longs chemins que j'ai suivis malgré mon âge
Les connais-tu?
Les souffrances les chagrins la solitude
Les sauras-tu
J'en ai tant vu pourtant! une habitude
Mais le vois-tu
Pourquoi enfant je dois subir
De l'homme lourd tous les outrages
Me diras-tu?
A mon secours peux-tu venir
 

Et je gis là, nuit de silence
Mais qui viendra?
Pourtant le cœur plein d'espérance
Tout finit là
Vivre ou mourir quelle importance
Et tu diras
C'est la mort ma seule vengeance
L'homme connaîtra la déchéance
Pourquoi, pourquoi?
 

Faire la Une des journaux?
Trop tard déjà!
Pourtant le ciel était si beau
Mais ce jour-là...

 
sig rouge

27/03/2009

Je me repose!

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13:33 Écrit par Mimi dans Général | Lien permanent | Commentaires (28) |  Facebook |

25/03/2009

T'aimer encore.

Vous l'aurez compris, en ce moment je n'écris pas, ou du moins pour poster. Je vous visite moins aussi: l'air  printanier? pas sûr! Peut être aussi beaucoup de lassitude et le comportement de certains blogueurs vous inciterait plutôt à déserter qu'à se remotiver.

Je fais allusion là à un post de Julie dans le blog toutsurles qui m'a agacée (Marre, c'est le titre du post), non parce que je suis l'une de ces personnes qu'elle montre du doigt, je suis tout sauf malveillante mais je sais, je suis une éponge et je réagis souvent de manière déraisonnable. Bah! ce mouvement d'humeur passera vite!

 

aquarelle de Trocmé

 

Le monde m'est silence et je ne sais plus trop
Si en moi la patience d'attendre d'autres mots
Pourra encore durer. Le printemps est si triste
Lorsque personne n'est là pour chanter sa musique
Je saisis chaque instant pour me dire que tu m'aimes
Je n'écoute que mon coeur qui lui n'est pas blasphème
Je sais qu'il me dira quand tout aura cessé
Cessé de se reprendre et cessé d'essayer
L'amour est jeu de maux quand on le joue tout seul
L'amour source de mots mais peut être linceul
Il faut avoir souffert pour trouver la sagesse
D'écouter tous les airs en sachant la tristesse
Que crée le désamour quand l'un des deux s'en va
Il n'est plus temps de croire que tout refleurira

Quant ton été finit l'automne, même exultant
Ne saurait t'inspirer des hivers frémissants
Le monde devient silence et tu n'as plus d'écho
Le monde devient silence et tu ne sais plus trop.

 

Si tu reviens par là me murmurant mon nom
Crois-tu que je pourrai reprendre la moisson
Des instants toujours beaux de l'été chatoyant
Que distribue l'amour à tous les coeurs aimants
Je ne sais, j'essaierai d'y croire encore une fois
Me dire que cette histoire: il était d'autres fois
Peut pour nous exister et nous donner encore
Des automnes sucrés des hivers qui fredonnent
Le feu pourra reprendre alors cette chanson
Grésillement du bois qui en devient tison
Braises nourries d'émoi et chaleur de nos corps
Oh oui bien sûr je veux! Je veux t'aimer encore.

 

sig rouge

21/03/2009

Parlons d'amour!

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J'ai choisi cette aquarelle dont je ne connais pas vraiment l'Auteur puisque je l'ai découverte sur un blog et je l'ai quelque peu retouchée (quel culot!) parce que les tons sont les mêmes que ceux de mon ciel ce soir au point du jour.

Ce texte date de quelques années, l'ai-je déjà posté? je ne sais! Je compte un peu sur vous pour me dire. Que voulez-vous, à courir le printemps je ne trouve plus le temps d'écrire. Néammoins ce poème me semblait adapté à cette jolie saison. Le voici donc un peu remanié quand même, je l'ai trouvé vieillot, me demandant comment j'avais pu écrire une aussi petite chose. Il n'est pas devenu plus grand pour autant mais je suis encline à l'indulgence avec moi-même en ce moment. Et parce que je pense que l'arrivée de la belle saison tant attendue produit sur vous le même effet, je vous le livre tel que:)!

 

Il est si pur le ciel quand changent les saisons

Le vent se fait tout tiède et allongent les jours

Les heures bleues s'égrainent, volent les papillons

Le temps est à l'amour, aux je t'aime, aux toujours.

On y croit d'autant plus et c'est si merveilleux

Que nos âmes sont pleines et font briller nos yeux

Les robes sont plus courtes, les sourires fleuris

L'amour décidément rend les femmes jolies.

 

La jeune fille en fleur croit aux poèmes, aux vrais

Ceux de ce doux jeune homme qui la fait chavirer

Il est là, tout timide celui qui hier encore

Se gaussait, riait d'elle, n'admirait que son corps

Une jolie pucelle au regard d'amour fou

Qui s'offrira, moins sage, pour peu que son champion

Sache aligner deux rimes sans aucune raison

Que lui dire qu'il l'aime et tombe à ses genoux.

 

La vieille dame indigne rosit soudain de joie

Parce que son voisin, celui qu'elle côtoie

Depuis nombre d'années ose enfin lui dire

Qu'il espère en vain voir fleurir son sourire

Pour lui et pour nul autre qu'elle saurait aimer

Que depuis bien longtemps elle orne ses pensées

Il la veut pour compagne, être toujours prés d'elle

Pour aller côte à côte vers vieillesse plus belle.

 

Et toi mon cher amour, à toi que j'aime tant

Toi que je veux chérir à jamais, simplement

A toi qui dis souvent que l'amour me va bien

Je veux dire ici que, aimer ce n'est rien

Si ce n'est une offrande, sans condition, sans leurre

Il ne vaut que s'il sert à donner le bonheur

A l'autre qui attend, qui aspire, qui croit

A l'autre qui ne vit que pour son souffle à soi.

signat rouge1

20/03/2009

Nays ou l'amitié + Sidaction!

dyn006_original_150_70_pjpeg_2570871_35616fc03f971e810cb8a0570572b8a9  Nays me fait l'honneur de me prouver son amitié en me choisissant pour recevoir ce logo.

 

Amon tour de choisir des amis que j'apprécie pour l'une ou l'autre (ou toutes) raison tout en me disant que bien d'autres devraient figurer là mais puisqu il faut faire un choix...:

 

 

1. La personne qui reçoit ce prix et le logo doit les envoyer au moins à 3 personnes avec l'ajout d'une motivation.

 

2. L'une des 3 personnes ne doit jamais avoir reçu le logo avant, vous devez être le premier à l'honorer.

 

3. Mettre le lien du site/blog qui vous l'a décerné.

 

4. Mettre les règles sur les sites/blogs choisis.

 

5. Le lien du logo ne doit pas être modifié ni absent.

 

J'ai choisi  Jacqueline parce que je la crois trés Humaine.

 

Anne , la gentillesse même et l'amie que tout le monde voudrait avoir, avec un caractère bien trempé!

 

Et enfin Alain , pour son humour, sa bonne humeur qui nous enchantent!
 

 

sidaction2009

 

Un sujet moins léger: N'oubliez pas le SIDACTION qui se déroule ce week-end, appelez le 110 et surtout! SORTEZ COUVERTS!

 

 

MIMI.

http://www.sidaction.org/?gl_campagne=JSIGAD&hide_interstitiel=1&gclid=CKzH85PCsZkCFYFA3godhhsz6A

17/03/2009

S.I.D.A.

Cette semaine est celle du SIDACTION.  Ensemble nous allons continuer la bataille contre ce fléau, le SIDA parce qu'il ne tue pas que dans les pays pauvres, chez nous aussi il continue ses ravages. Il semble que la vigilance se relâche, dans la population gay particulièrement. Réveillez-vous, la quadrithérapie ne guérit pas, elle retarde l'issue fatale seulement et même, nos organismes sont de plus en plus résistants aux médicaments.

 
Le pape est contre le préservatif, il l'a encore annoncé aujourd'hui au cours de son voyage au Cameroun. Laissons-le se débrouiller avec sa conscience mais nous,  ne baissons pas la garde! Protégeons-nous, sensibilisons notre entourage, jeunes mais aussi moins jeunes. Il n'y a pas de populations à risques, il n'y a que le risque. Le PRESERVATIF est la seule protection valable avec l'abstinence ou la fidélité à un partenaire dépisté, aprés s'être fait dépister soi-même.

Ceci n'est qu'un petit texte que j'ai d'ailleurs déjà posté, une poussière dans un océan de sable mais sur les 5 à 600 lecteurs qui viendront, s'il parvient à réveiller la vigilance d'une seule personne, alors il n'aura pas été inutile. 

 

sida

 

Il est seul
Le macadam fondu frissonne sous ses pas
La nuit se fait pudeur
Celle qu'il aime l'attend
Au petit bar d'en bas
Pour un grand soir magique
Encore un court instant. Il va avec lenteur.

 

Elle croit que le bleu pourra durer toujours
Lui depuis ce matin il a mal de savoir
Mais c'est ce médecin
Il aurait pu se taire
Attendre un jour, demain
Revenir en arrière
Un jour, encore un jour
Il faudrait ne rien dire, ne pas blesser l'amour
Oui mais comment le vivre ce si grand désespoir.

 

Elle le quittera. Et ce sera déjà sa dernière défaite
Non, elle l'aime tant. Elle va souffrir pleurer
Elle ne s'y attend pas
Et c'est lui l'homme atteint qui devra rassurer.
A toutes ses questions il ne répondra pas.
Si elle aussi... Mais non! depuis le tout début
Ils se sont protégés. Le premier soir peut-être...
Oh non! Si c'était elle... Sans même l'avoir su!

 

Il est seul
Avec toutes ces questions qui sont si dérisoires
Elle pourra bien attendre c'est la fin de l'histoire
Avant même le début
Cette fin est sordide puisqu'il faut expliquer
Qu'elle demain peut-être... Maman je suis foutu!
Meurt-on à dix huit ans pour avoir trop aimé?
ce jour est mon linceul.

 

Le petit bar d'en bas
La porte est grande ouverte
Je ne lui dirai pas
Je ferai une lettre
Mais pas ce soir oh non! Pas ce soir
Je ne peux pas.
Vivre l'heure, l'instant
Profiter du présent.

 

Demain!
Mais je suis déjà seul.

 

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16/03/2009

Alain.

 

 

Et puis tout à coup un tournant, une émotion, intense, amour : voila! le mot est dit par lui-même « Vous m'avez donné tellement d'amour ».

 

Sa 11ème victoire et la dernière, on le sait, chacun le ressent très fort et bien sûr on voudrait que çà continue.

« Souhaitons-nous une année resplendissante » dit-il à sa seconde montée sur scène pour sa 10ème victoire.

 

Puis il remonte sur la scène et l'émotion nous frappe, nous cogne, bouleversés, émus, écrasés par la peine et le bonheur à la fois. Une standing ovation pour dire que « oui » çà réchauffe le cœur. Tu dis que çà te réchauffe le coeur Alain à ce moment là, tu es heureux à ce moment-là d'entendre ces mots « on t'aime ». Tes remerciements? Mais oui bien sûr Alain, mais nous, te dirons-nous assez merci? Tu nous as tant donné, tu nous as tant aimés et nous t'avons aimés et au-delà de la mort toujours nous t'aimerons. Tu n'es pas à la mode, tu es et tu resteras, TOI Alain. Cette petite entreprise ne connaîtra jamais la crise

 

Ne crois surtout pas que ces 3 victoires te sont octroyées parce que bien sûr nous savons tous que tu vas nous quitter. Mais ces victoires tu les as méritées, ho! 100 fois. On ne pouvait te le dire que de cette façon. Alain, tant d'amour autour de toi, est ce qu'au moment du grand passage tu y as pensé, t'es-tu senti aimé, entouré, as-tu ressenti tout l'amour que nous t'envoyions ce soir là?

 

Les victoires, ces victoires, étaient les tiennes. Il y a eu un avant toi sur la scène, dans la salle et puis tout à coup il y a eu toi.

Ces mots décousus sont pour toi, pour te dire Alain, que ce soir-là il y a eu pour moi, mais je suis sûre aussi pour beaucoup d'autres, une lumière, TA lumière. Tu nous y as emportés et nous te suivons maintenant et toujours à travers cette lumière.

 

Merci Alain aujourd'hui et pour toujours, merci!

 

colombe rouge signat

13/03/2009

La page blanche.

Je vous en ai proposé une première version de cette page blanche. Pour la mettre là j'ai nettement taillé dedans et n'en ai gardé que le côté musical, sans ce désespoir qui tranparaîssait à la première version. Comme si n'avoir pas d'inspiration pouvait être dramatique, pfft! On passe à autre chose puis un jour les mots sont là au bout des doigts et du crayon.

En ce moment par exemple je suis plus attirée par les premiers signes évidents du printemps que par mon clavier ou ma feuille de papier. Avez-vous déjà vu des papillons et des abeilles vous dans votre jardin? Chez moi çà y est hein, on en a et dieu que la montagne est belle!

 

AA1 page

 

 

LA PAGE BLANCHE

 

Elle est là devant moi et me paraît immense par le vide absolu qu'elle vient de créer. Un instant de panique: qu'y mettre? Qu'inventer? Je ne sais plus écrire: mal d'aimer, de donner. Et d'ailleurs, donner quoi? Et que dire à cette page blanche qui espère trop de moi. Mon crayon, tout petit à force d'être rongé ne joue plus la partie, il est trop fatigué: Il se dit qu'après tout, j'ai bien un Dieu Clavier. Eh! que je m'en débrouille, c'est bien beau le progrès! Mais il me sert à quoi de l'avoir acheté si c'est encore vers lui, le crayon tout mâché, que je me tourne pour vivre, pour encore créer.

Je veux bien m'expliquer mon amour, mon ami: toi, tu es tout usé oui, mais tu me connais, les mots naissent par toi. Et cette page blanche se couvre sous mes doigts de mes pattes de mouches qui veulent pour moi tant dire alors que le clavier ne voit que mes soupirs pour peu que je le touche.

Allons, tentons deux rimes et après on verra. S'ils ne sont pas très bons ces vers, tu les effaceras de ta gomme qui elle, se porte comme un charme, je ne m'en sers jamais quand c'est toi qui me trame des mots tout cousus d'or, des mots faits de satin. Allons petit crayon viens, et prends-moi la main:

 

Elle est belle la route quand approche l'été
Les arbres offrent leur ombre et mêlent leurs couleurs
Les champs qui hier encore semblaient tant s'ennuyer
Nuancent leurs verts tendres aux plus belles des fleurs...

 

 

Bah! c'est un bon début mais tu peux faire mieux. N'as-tu pas dans ta manche quelque histoire d'adieu? Ah je sais, c'est ringard penseras-tu sans doute; mais moi j'aime les histoires, celles qui finissent mal. Quand il n'est pas trop tard et qu'on pourra recoudre le fil de la chanson il était une fois. Là! vois comme je suis bonne tu as du grain à moudre, une piste, un indice, une note déjà qui te met sur la voie.

 

On n'est jamais heureux
Car le temps est attente
On ne voit plus le ciel
Dans toute sa beauté
On attend tout de l'autre
On a tant à donner
Mais on veut espérer
L'absence nous est souffrance...

 

Que voilà une ébauche qui peut me convenir. Écoute! j'essaierai avec çà, j'essaierai d'en sortir une ou deux poésies ou même une nouvelle. mais toi mon vieux crayon, je t'en prie, sois fidèle. Souviens-toi tu m'aimais, tu te laissais user. A la feuille souvent plus que moi tu tenais. Tu y posais tes vers, tu y laissais ton âme, souvent même la nuit tu me tirais du lit afin que je te tienne, que tu écrives une vie; un instant de bonheur ou un peu de tristesse. Je sais mon bon crayon, tu as perdu ta jeunesse mais tu aimes toujours les marges griffonnées, les ratures banales ou les simples tirets; les va donc à la ligne, les sonnets, les versets, ou bien de pauvres rimes qui devenaient bouquets.

Des mots, toujours des mots, tu en as tant écrit. Je ne t'abandonne pas, tu restes mon ami. C'est bien par toi toujours que vient l'inspiration: mais oui, bien sûr pour moi, tu es plus qu'un crayon!

signat rouge1

10/03/2009

Renouveau.

Pas encore le printemps, plus tout à fait l'hiver, c'est un mois bizarre où tout est possible. On recommence à faire des projets dorés comme l'été, la sève monte et pas seulement aux arbres... Oui bon, les beaux jours arrivent! Mais pas trop quand même: par exemple chez moi hier il a encore neigeouillé (néologisme de mon cru). Et si j'en crois les posts de mes amis belges, pas la joie non plus. Mais allons... il suffit de regarder un bourgeon et le coeur se gonfle exactement comme lui de belles choses prêtes à éclore.

Et justement, il faut que je vous dise: je regarde davantage les bourgeons et beaucoup moins mon écran d'ordi. Je ne vous oublie pas mais je profite un peu de ce printemps débutant alors pardon si mes visites se font plus rares:)!

 

printemps d'aquarelle .MW.

 

 Mars nous a fait sourire
Mais pour qui se prend-il
Ce mois aux pieds d'argile
Ni encore le printemps
Plus tout à fait l'hiver
Un mois fait de soupirs
Vers tout ce qui peut être
Beaux jours pleins de promesses
Et de fruits défendus
Qui nous murmure attends
Rien ne sera perdu
Les fleurs deviendront fruits
A la belle saison
Je donnerai à tous
Amoureux et amants
Aux vainqueurs aux vaincus
Les plus sûres raisons
De s'aimer encore plus.
Murmure des rivières
Chansons, trilles d'oiseaux
Une averse survient?
On en profitera
Pour se dire allons viens
Cachons-nous sous les draps
Partageons des caresses
Donnons-nous de l'amour
Aprés tout c'est pour çà
Que s'allongent les jours
Offrons-nous des promesses
Pour un temps, pas toujours
Pour profiter des sons
Pour humer les parfums
Restons à l'unisson
Nous ne ferons plus qu'un
Faisons voler trés haut
Tout ce qui nous enchaîne
Les jours se mettent au beau
Laissons tomber nos peines
Et chantons haut les choeurs
Le printemps revenu
Faisons vibrer nos coeurs
Aimons-nous l'âme à nu
Que tous nos sens exultent
De tout ce renouveau
On peut aimer encore
On peut s'aimer plus haut
Le cadeau de la vie
Toujours recommencée
Qui nous donne ses fruits
Que l'on cueille en été
Pas seulement aux arbres
Mais dans nos coeur aussi
Aimons-nous: renouveau
C'est cela aujourd'hui!

 
sig rouge

05/03/2009

L'attente.

Et me voila repartie à poster trop souvent. Alors que je me suis imposée un texte/semaine plutôt que les 2 qui ont été mon rythme trop longtemps au détriment je pense de la qualité.

Alors j'ai supprimé des poèmes qui pourtant étaient commentés trés positivement, je prends le temps de les remanier pour les mettre vraiment à mon goût puis je vous les propose de nouveau. oh! je ne pense pas que vous les aurez en mémoire, je n'ai pas cette prétention d'autant que pour la plupart je les ai moi-même oubliés. hé! que voulez-vous! à écrire trop vite...

Donc voici un petit quelque chose que j'ai mis à mon humeur du jour puis, pour qu'il ne paraîsse pas trop tôt, je le planifie!

Vous avez sans doute remarqué que je papote davantage en préliminaire. C'est nouveau çà chez moi! Si cela vous ennuie, soit vous sautez ces passages soit vous me le dîtes hein?

attente

 

J'ai longtemps attendu que tes yeux me découvrent
J'ai espéré cent fois te voir venir vers moi
J'ai cru qu'à travers moi tu saurais croire en toi
On dit que le bonheur çà se cherche, se trouve
Au plus profond de soi, là où l'on ne va pas
Et je pensais à toi comme on croit aux serments
Je te voyais courir vers des horizons noirs
De l'une ou l'autre amie tu devenais l'amant
Une nuit, un matin ou bien pour quelques soirs.

 

Tu t'égarais cent fois sur les tristes chemins
Ceux de l'amour facile qui laissent un goût amer
Des femmes au coeur d'argile et qui ne donnent rien
Des corps voluptueux mais des âmes trop creuses
Des silences érigés en mots d'amour bénins
Amours saveurs de fiel comme raisins trop verts
Pour toi je crois hélas, j'étais bien trop sérieuse
Et tu cherchais ailleurs visages de volupté
Mais tu aurais compris si tu avais demandé.

 

Par un autre je connais ces doux moments si fous
Exultation des sens, amour et sensations
Je donne et je reçois des folies, la passion
Mais aussi la tendresse et les mots les plus doux
Mon être tout entier devient vibrant hommage
A celui qui a su éveiller sous ses mains
Mon corps tendu en arc vers ce tourment sans âge
Je m'ouvre enfin à l'homme qui a su m'émouvoir
Et je sais aujourd'hui ce que sera demain.

 

Et toi que deviens-tu?
A trop courir trop loin
As-tu su découvrir où mène ton chemin?
Tu peux bien m'oublier, moi je ne t'aime plus!

 

sig rouge

03/03/2009

La vieille.

la vieille

 

Je n'ai pas trop de scrupules à reposter ce texte. D'abord parce que je l'aime beaucoup et tant pis pour l'immodestie dont je fais preuve là:) et puis parce que c'est sans nul doute le poème le plus apprécié par mes lecteurs au vu des trés nombreux coms qu'il a suscité. Peut être une projection sur la vieillesse à venir ou la vision que chacun a de ses propres "vieux"?

PS. Avez-vous remarqué le petit astérisque qui sépare les paragraphes? Le seul moyen que j'ai trouvé pour donner sa forme exacte à mon texte!

Son temps est raccourci, ses gestes sont menus
Elle avance petit et un pied aprés l'autre
Ses os sont torturés, son dos en est bossu
Ses soucis ne sont déja plus les mêmes que les nôtres.
Elle marche courbée mais son pas est léger
Ses préoccupations, le temps les a changées
Elle ne pense plus à ces années qui arrivent
Elle le sait trés bien qu'elle va vers l'autre rive.

*

Mais elle n'en souffre pas, elle va l'âme en paix
Elle a mené sa vie aussi loin que possible
Elle a aimé un homme et lui a tout donné
Elle finit ces jours qui se suivent, paisibles
Ses souvenirs sont prés de son lointain passé
Elle oublie la tristesse des dernières années
Ses enfants sont partis vers d'autres horizons
Mais elle, elle n'oublie pas. Elle vit avec Gaston.

*

Ce jeune militaire qui partait mais avant
Il voulait faire d'elle une femme, une mère
Qui sait s'il reviendrait de cette sale guerre
Son père y est resté et son frère, le grand.
Elle oublie tout ce temps qui s'est enfui depuis
Qu'elle a fermé sa tombe, l'a bénite de buis
Parfois elle lui parle et lui qui est si bon
Au dela de la mort, toujours il lui répond.

*

Bientôt, bientôt tu vois, je vais te retrouver
Tu m'accompagneras tu me tiendras la main
Te souviens-tu Gaston combien j'aimais l'été!
Toi tu étais jaloux tu traitais de vaurien
Tous ces gars du village qui me faisaient la cour
Mais au fond tu savais, oui tu savais trés bien
Que tu étais celui que j'aimerais toujours
Au delà de mes nuits, au delà de nos jours.

*

Nous ne le disions pas, nous avions nos pudeurs
Nous frôlions du regard, nos coeurs faisaient le reste
Nous nous parlions d'amour mais pas besoin de gestes
Vous les garçons saviez respecter nos candeurs
Nos robes étaient longues mais d'un geste parfois
La cheville dévoilait plus que vous attendiez
Je n'oublierai jamais la toute première fois
Où tu osas baiser ma chevelure dorée.

*

Nous nous retrouverons un beau jour quelque part
Ce sera comme avant, nous serons jeunes et beaux
Tu baiseras ma main soulevant ton chapeau
Ce sera l'arrivée, nullement un départ.
Pour nous les jours seront à jamais d'insouciance
Nous ferons comme avant, garderons nos silences
Nous fermerons nos yeux n'écoutant que nos coeurs
Vois-tu mon cher Gaston, ce sera le bonheur.

sig rouge