30/11/2008

Une femme.

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 Je ne suis pas femme mystère
Je ne suis même pas solitaire
J'aime et je vis au jour le jour
Je dis, j'écris des mots d'amour
Comme vous toutes moi je me donne
En folles étreintes je m'abandonne
Femme étonnante? Je ne sais
Femme battante, ah! çà j'essaie
Être meilleure toujours première
Savoir détecter la misère
La déloger et puis aider
Donner, donner ou le tenter
Vivre pour moi et pour les autres
Ne jamais refermer ma porte
Sur un chagrin sur un non-dit
On peut je crois poser sa vie
Entre mes mains. Je fais silence
Moi je recueille les confidences
Mais pas curieuse, pour soulager
Donner un mot une pensée
Je suis le calme ou la tempête
Suivant l'instant ce qui s'y prête
Je pourrais bien le mettre à mort
Celui qui blesse mes trésors
Petits enfants, personnes sans âge
Ou bien malade perdant courage
Je ne peux vivre en le sachant
Personne pour vous offrir du temps
Alors j'apporte ce que je peux
Une goutte d'eau un peu de feu
Pleure avec vous s'il faut pleurer
Vous aider à vous relever
Et puis bientôt moi je repars
Je ne veux pas qu'il soit trop tard
Ma vie aussi doit être belle
Je dois lui être aussi fidèle
Ma vie, ma vie ma liberté
Et pour donner se préserver
Ne pas croire que l'une peut tout
Chacun doit faire partie du nous
Action partage action sacrée
Celle qu'on appelle Humanité.

sig gris moyen

27/11/2008

Fenêtre sur vie.

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Par la fenêtre ouverte
Je vois glisser ma vie
Je retrouve les Etres
Qui ont compté ici
Maman ma douce mère
Bien trop vite partie
Et toi aussi mon père
M'as-tu aimée? Dis oui!
 
Enfant j'étais heureuse
Entourée et choyée
Epargnée de tous heurts
Ceux qui blessent petit
Puis j'ai connu les pleurs
Quand tu nous as quittés
Et tous les vrais bonheurs
Pour moi ont basculé.
 
Mais j'ai connu l'amour
Celui qui fait briller
Les yeux et tous les jours
Passés à adorer
A attendre de lui
Autant qu'on veut donner
Espérer de la vie
Enfin un peu de paix...
 
Des enfants me sont nés
Quels instants de magie
Comment bien en parler
Justement tout est dit
De ces moments sacrés
Où l'on donne la vie
On peut tout espèrer
Pour ces étres bénis.
 
Premiers sourires, premiers cris
Tendres douleurs, petits soucis
Des enfants beaux, des enfants coeurs
C'est celà même le bonheur.
Puis ils grandissent et ils s'en vont
Chanter ailleurs d'autres chansons.
 
Mariage et petits-enfants
Mari enfui mais coeur plus grand
De voir naître ces têtes brunes
Et les aimer chacun chacunes.
Ils poussent vite, bientôt leur tour
D'enfin connaître le Dieu Amour.
 
J'ai connu tant de joies
J'ai eu tant de chagrins
Dans mes rides parfois
Je crois voir ce chemin.
Je ne regrette rien
De tout ce temps passé
Qui s'appelle destin
Qui vous fait avancer
On rêve, on sourit
Et celà porte un nom.
 
C'est celà oui, la vie!
sig gris moyen

25/11/2008

Femme battue.

Le 25 novembre est la journée mondiale contre la violence faite aux femmes.

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Voilà il est sorti. Mais elle ne sait que faire
Son premier mouvement est la honte. Pourtant
Elle, elle n'a rien fait que défendre ses enfants.
Ils se sont endormis, font confiance à leur mère
Ils sont encore petits, çà ne dure pas longtemps.
Bientôt il jugeront, mais qui? Ils aiment tant leur père
Et elle n'en peut plus de subir l'homme lourd
Celui qui a juré protection et amour
Pour qui elle a brûlé ses plus beaux sentiments.

Ensuite il rentrera, demandera pardon
Comme cent fois déjà, lui donnera raison
La prendra dans ses bras, pansera ses blessures
Lui dira tu sais bien, ce n'est pas ma nature!
Elle ne le croira pas mais elle a peur de lui
Ravalera ses larmes, dira mais oui, mais oui!
Bien sûr tu es pardonné, n'en pensera pas un mot.
Il la possédera pour s'endormir bientôt
Et elle, elle attendra qu'enfin le jour se lève
Elle dort rarement, elle fait de mauvais rêves.

Dans la rue les passants regardent cette femme
Leurs sourires narquois ne la tromperont pas
Elle se juge mal elle se trouve infâme
De manquer de courage au point de rester là.
Elle se conte des histoires, elle dit mais les enfants?
Au fond elle sait trés bien que c'est un faux prétexte
Et qu'un jour, quand eux-mêmes seront un peu plus grands
Ils vont lui en vouloir de subir ce contexte.
Mais alors où aller, comment vivre encore?
Les coups sont devenus son unique décor.

Les coups et la boisson. C'est son lot quotidien
Pourtant elle l'aimait, et tout allait si bien
Le soleil en été, les vacances d'hiver
La pluie ou bien le vent, ils aimaient tout ensemble
Que ce soient les jours gris ou ceux de grand soleil
Petits matins frileux ou chaleur des réveils
Elle partira c'est sûr mais quand? Oui mais comment?
Qui pourrait vouloir d'elle, elle ne se supporte plus
Elle est laide, elle est vieille
Elle marche menu, tant les coups l'ont fourbue.

Un jour mes chers enfants, vous me verrez grandir
Un jour nous partirons vous pourrez être fiers
Il n''y aura plus de cris, il n'y aura plus de guerre
Vous serez dans mes bras et je pourrai partir
Je saurai que pour vous c'est la bonne solution
Il me faut seulement qu'un peu plus fort cet homme
Me batte. Que ce jour je perde ma dignité
Ou que pour vous je tremble, vous sente menacés
Pour que je sache enfin jouer ma partition.
Celà parait si peu, c'est le courage en somme!

Et pour vous je pourrai rejouer le printemps
Reverdir les saisons et caresser le temps
C'est ce soir, allons-y! Nous partons
Pour rencontrer la vie. Ô que celà est bon!

signat bleu nuit

 

23/11/2008

Les vieux.

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Ils sont là sur le banc
Et ne se parlent pas
Peut-être simplement
Ne se connaissent-ils pas!
Ils ont l'air trés sereins
Ils ont vu tant d'années
sans doute nul besoin
D'encore s'exprimer.
Mais je crois qu'ils sont seuls
Chacun de leur côté
Et peut-être s'ils le veulent
Pourront-ils s'approcher
Doucement sans rien dire
Un seul regard suffit
Un geste, un soupir
Et alors tout est dit.
Combler la solitude
Poursuivre le destin
Prendre des habitudes
Qui conduisent à demain
Cheminer doucement
Aller du même pas
Car, et l'âge aidant
On ne se presse pas.

Mais ne plus être seul!

On les appelle les vieux
Mais le sont-ils vraiment
Bien sûr qui peut mieux qu'eux
Nous raconter le temps
Mais dans leur coeur la vie
Est toujours aussi verte
Avec toutes les envies
Qui peuvent leur être offertes
Ils marchent avec la canne
Ils s'essouflent un peu
Ils disent mais quel âne
J'oublierais même mes yeux!
Parlons-en de leurs yeux
Ils sont cernés, fripés
Mais ils voient encore mieux
Les choses à aimer
Parce qu'ils ont moins de temps
Qu'il faut savoir saisir
Le bonheur, le printemps
Le moindre des plaisirs
Pensez-vous que vraiment
Ils ont tout oublié
De ce qui a du sens
De ce qui fait rêver?
Oh non! Je ne crois pas.

Donnons-leur une chance
A ces deux assis là
De vivre cette danse
Une de plus encore
De celles qui font sauter
Un nouveau passeport
Vers de belles années

 

Mais qu'ils ne soient plus seuls!

signat bleu nuit

20/11/2008

Alcool.

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Allons ce n'est pas grave
Une plaque de verglas
Et tout a basculé
Maintenant me voila.
C'est drôle je ne sens rien
Je n'ai mal nulle part
Peut-être un peu ma main
Il m'éblouit ce phare
J'ai un peu froid c'est vrai
Mais on est en hiver
Qu'est-ce que j'ai encore fait
Est-ce ce dernier verre?
Enfin je n'ai pas bu
Ou pas suffisamment
Au fond je ne sais plus
J'ai eu un accident.

Si je pouvais me lever
Seulement mon visage
Mais je suis trop serré
Prisonnier d'une cage
Et je ne sais plus trop
Où est ma bien-aimée
Seulement me soulever
Elle pourrait m'aider
Elle est partie sans doute
Pour chercher des secours
Quand j'ai pris ce virage
Il faisait encore jour
Elle a eu peur je crois
Oh! quelle tendre idiote
Un petit rouge et voila
Je suis un vrai pilote.

Mais on dirait du sang
Qui me brouille la vue
Et ces bruits que j'entends
Mais on ne m'a pas vu?
Il faudrait que je crie
Signaler ma présence
Mais que dit celle-ci
Elle parle de souffrance
Non je ne souffre pas!
Les sirènes des pompiers
On s'agite on bouscule
Bien sûr qu'il est cassé
Qu'importe un véhicule
Mais sortez-moi de là
On ne me trouve pas?
Ils parlent d'autre chose
Et ce n'est pas de moi.
Car moi on me soulève
Je ne sens toujours rien
Ne vous affolez pas
Me dit le médecin
En m'essuyant les yeux
Une lueur revient
Mais oui je vois trés bien
Je ne sens plus mes mains
Ni mes jambes c'est curieux!

Et où est Isabelle
Au regard lumineux
Ma si tendre gazelle
Quoi, c'est elle là-bas
Qu'on recouvre d'un drap?
 Non ce n'est pas sérieux
Mais je ne voulais pas
Ce n'était qu'une fête
Nous étions entre amis
Deux ou trois cigarettes
Et puis quelques whiskies
Et elle elle voulait tant
Nous conduire à ma place
je ne suis plus un enfant
Je sais bien faire face
Conduire doucement.

Mais ce n'est pas fini
Si elle me sourit
Si elle reprend vie
Je promets d'être sage
Ne plus boire jamais
Et surtout plus un joint
J'arrête de fumer
Si je retrouve mes mains
J'irai la caresser
Ô je ne sens plus rien
Pourquoi est-ce arrivé?

signat bleu foncé

15/11/2008

Sa solitude.

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Il marche seul trop de chagrin
Il ne croit plus en son destin
Seul sans sa femme qui l'a quitté
Qui a renié leur passé
Il n'a plus rien elle a tout pris
Même son amour son tout petit
Elle a dit non tu ne peux pas
Un enfant seul avec papa
Tu ne saurais pas l'élever
Sur lui tu ne saurais pas veiller
Il est à moi je l'ai porté
Tu le verras deux fois par mois
Comme le font tous les papas
Un week-end ci et l'autre là
Tu verras tu t'habitueras
Mais pas question de te donner
A toi cette responsabilité
Il est si jeune je le sais bien
C'est toi qui guéris ses chagrins
Mais quel juge le comprendra
Tu le vois bien c'est comme çà
Alors ne fais donc pas d'histoire
Bien sûr que tu pourras le voir
Et puis tu referas ta vie
Tu en auras d'autres c'est ainsi.
Alors il traîne son pas lent
Il va partout mais sans allant
Il n'ose plus rentrer chez lui
Un studio vide sans rires sans pleurs
Même plus de cris pour son malheur
Comment survivre à ce chagrin
Ne pas voir grandir son gamin
Elle l'emmène loin de lui
Une autre ville d'autres amis
Même un jouet ne traîne plus
Dans cette maison de vaincu
Elle est à vendre mais prenez-la
Puiqu'elle non plus ne la veut pas
Dedans il y a trop de soupirs
De mots d'amour de souvenirs
De joies de rires de cris d'enfant
Une famille vivait dedans
Elle n'est plus que coquille vide
Elle a tout pris elle si avide
De tout ce qui parlait d'amour
Rien n'a plus cours
Rien n'a plus cours.

signat bleu nuit

13/11/2008

La vie, la vie...

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 Moment étrange, suspendu
Instants de trêve, inaperçus
Un intermède dans le non-dit
De la stupeur... Et puis la vie.

La vie est là elle est attente
Du lendemain celui qui chante
Je ris je meurs puis je souris
La vie la vie, c'est reparti.

Instants qui dansent autour d'un feu
Moments tendresse, des heures bleues
De beaux enfants des enfants choix
La vie toujours je veux de toi.

Je ne veux plus quitter mon nid
Ne plus trembler au fond d'un lit
Je veux savoir revivre encore
L'amour n'est rien quand vient la mort.

Et je remets ma bandoulière
Je redeviens une guerrière
Je veux vous voir courir vers moi
Ma vie ma vie, ma grande joie!

sig rouge foncé

09/11/2008

Je chante.

Des raisons personnelles m'empêchent d'être présente sur les blogs en ce moment, je ne sais pour combien de temps.Je ne vous oublie pas cependant mais la vie parfois...

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Je chante
Mais pour ne pas sombrer
Je chante
Quand dans ma tête tout à craqué
Je chante
Pour ne pas pleurer
Pour ne pas lacher
Pour croire que quand même
Il y a des gens qui m'aiment
Je chante
Quand le ciel s'éteint le soir
Je chante
Si dans le silence je perds l'espoir
Je chante
Et croire que tout pourrait renaître
Que je n'ai pas que du mal être
Pour sortir du pire qui m'attend
Pour croire aux sourires qu'on me tend

Je chante
Pour croire au vent qui souffle au bois
Je chante
Penser que tu es encore à moi
Je chante
Croire au bien et bannir le mal
Imaginer mieux qu'un banal
Et si le bonheur alors me prend
Et que finissent mes tourments
Alors je chante
Mais par amour et pour la vie
Pour dire que rien jamais ne finit
Que tout encore est bien possible
Que rien n'est plus inaccessible

Ainsi je chante encore pour vous
Vous dire que tout peut être doux
Et pour qu'en face on se regarde
Sans jamais plus être sur ses gardes
Rendons les armes aimons-nous
Une utopiste? C'est si doux

Je chante
Les oiseaux le soleil le vent
Pour que tous nous ayons beau temps
Et que s'enchaînent nos saisons
De grands bonheurs de déraisons
C'est çà, elle est là ma chanson!

signat marron

04/11/2008

Ecrire.

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Parfois, il m'arrive de reposter là des textes qui n'ont pas trouvé le succés que je leur espérais, je les remanie, je vois l'impact que ces changements ont sur les lecteurs... Ici, rien de tout celà que le mon propre plaisir de relire une petite chose venue comme çà, comme une plume qui se déplace dans le vent et que j'avais un peu oublié.

ECRIRE oui mais...

Ecrire pour ceux qui nous aiment
Pour ceux que l'on aime
Ecrire parce que la pluie
Ou bien le soleil
Pour le temps qui passe
En coulées d'argent
Pour voir le printemps
Naître sous la plume
Avant que le vent
Le noie sous la brume
Ecrire parce que çà va bien
Parce que çà va mal
Pour ne pas pleurer
Pour ne pas souffrir
Pour quelqu'un qui part
Ou bien qui s'égare
Ecrire pour donner son coeur
Pour offrir des fleurs
 Pour mieux dénoncer
La peur des enfants
Pour ne pas laisser
Salir l'océan
Puis écrire aussi pour tous les otages
Devenus sans âge
Comme un peu mourir
Ecrire pour ne plus courir
Pour garder la flamme
Pour sauver l'amour
En tendant son âme
Que quelqu'un un jour
Au bout la saisisse
Ecrire mais pour respirer
Et aussi pour vivre
Oh! oui pour vivre
Ecrire écrire

... Enfin exister!

signat marron