24/05/2010

l'étoile

 

J'ouvre grand mes volets
J'aperçois une étoile
Que fait-elle me dis-je
A cette heure du jour!

Je la fixe un instant
Elle cligne des yeux
Je me dis que je rêve
Je la regarde mieux

Mais non elle sourit
Elle essaie de parler
De me dire que oui
Enfin, je suis aimée

Des gens de tous pays
Demandent des nouvelles
Où est-elle partie?
Mais enfin que fait-elle?

Cette étoile c'est la mienne
Celle qui me conduit
C'est elle quoi qu'il advienne
Qui dirige ma vie

M'ouvre la voie des autres
Me les fait rencontrer
Me faisant aimer d'eux
Elle m'offre l'amitié.

L'amour qui me sourit?
M
ais c'est elle aussi
L'enfant et son ballon
Le fruit de sa chanson!

Cette étoile c'est toi
Oui toi, si tu la vois
Tu la tiens dans tes mains
Elle s'appelle Destin.

 

19:36 Écrit par Mimi dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

17/07/2009

Utopie ou certitude? le poème de la semaine.

J'ai peut-être déjà posté ce texte sur 4 mains mais je manque un peu de temps. Comme vous le savez, cette semaine est planifiée puisque je suis en vacances et parce que poster est trés long, comme d'ailleurs commenter, je n'ai pas le temps d'élaborer davantage ce que je mets là.

Ce texte est l'un des premiers que j'ai osé montrer et l'un de mes préférés et tant pis pour sa structure quelque peu orthodoxe:)!

 

utopie ou certitudes

 

 

 

J'aimerais tant que quelqu'un m'appelle par mon nom
Et que je puisse appeler par son nom
Toi
En marchant côte à côte
Dans la certitude d'être préférée
Unique.
 


Alors, mon coeur s'élèverait
Plus beau de ce cadeau
Les lumières sembleraient plus douces
Presqu'irréelles
Le monde m'apparaîtrait dans son intensité
Jonché de hautes fleurs
Absorbant les couleurs
Le vent sur ma peau nue
Serait une caresse
Le soleil plus brillant
Eclairerait nos jours
Le ciel ne serait plus
Qu'une ode à nos toujours
Et je m'endormirais
Emplie de certitudes
Dans ces instants si doux.
Ô comme j'aimerais
Comme je t'aimerais


En sachant qu'à jamais
Moi pourrait être...




Nous.



Copie de imagemagic

00:00 Écrit par Mimi dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

24/06/2009

Lassitude!

Je ne peux continuer de poster sur cette plateforme: manque de soutien, de considération, de chaleur, d'écoute mais surtout la désinvolture des responsables et de quelques blogueurs. Oh! une infime partie en ce qui concerne ces derniers mais quand même! Je ne suis pas habituée à une certaine forme de bêtise je m'en excuse:) Et je suis assez naïve, j'ai cru que le fait d'être française sur un site belge n'avait pas d'importance: je me trompais. Certains de mes amis belges m'ont dit que je me trompais, ils avaient tort!

Marre donc! et parce que tout çà n'a pas suffisamment d'importance à mes yeux pour que je m'y arrête, je préfère m'éloigner. Je suis en train de déménager mes textes. Je fermerai ce blog dés que c'en sera terminé. J'ai eu de belles surprises ici avec certains d'entre-vous, pour celà, je ne regrette pas!

 

20:37 Écrit par Mimi dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

31/05/2009

Il faut partir!

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Voici le temps des vacances et puis ce blog est peu fréquenté  depuis que etpuislavie a vu le jour:)! Je ne posterai jusqu'au mois de septembre que des textes que j'ai déjà mis là mais qui ont plu aux lecteurs à l'époque! Celui-ci a été crée en direct là, dans le blog! Je lui ai apporté quelques modifications avant de le remettre ici!
J'espère que vous aimerez le découvrir ou le relire!


Si tu crois que le vent
Te pousse vers la vie
Celle que tu souhaites en rêve
Qui te donne l'oubli
De toutes les tristesses
Et de tous les chagrins
Emporte ta détresse
Vers un autre demain
 

Alors il faut partir
 

Si tu penses que le ciel
Sera plus bleu ailleurs
Qu'il donnera le sel
Qui rend les jours meilleurs
Si le soleil réchauffe
Bien mieux vers l'horizon
Et que ce que lui offre
Vaut bien mieux que mon nom
 

Alors il faut partir
 

Par contre si tu souffres
Quand tu seras là-bas
Si tu sens que le gouffre
Se referme sur toi
Si les champs, si les fleurs
Si mon amour à moi
Te semblent le bonheur
Y croire encore une fois
 

Alors reviens ici
 

Et je te redirai
Le chant de nos beaux jours
J'inventerai pour toi
Des folles nuits d'amour
J'évoquerai nos vies
J'évoquerai nos joies
Et tu verras fleurir
mon amour sous tes pas
 

Mais alors je t'en prie
N'attends pas trop longtemps.


sig rouge foncé2

 

 

23:38 Écrit par Mimi dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (39) | Tags : partir, amour, femme, homme, attente, vie, croire, revenir |  Facebook |

22/05/2009

Marseille: ma ville!

Ce post vient en complément de celui de mon autre blog:

 
http://etpuislavie.skynetblogs.be/

 
qui vous montre la ville en photos. Là je vous présente Marseille suivant mon coeur. Et s'il vous plait de voir les 2 j'en serai ravie!

 
Marseille3réduit


 MARSEILLE

 

La ville est écrasée sous un soleil de plomb

Pierres blanches tranchées sur le blanc des collines

La Méditerranée sur La Corniche en feu

Offre ses vagues bleues et sa fraîcheur marine.

 

Le Château d'If là-bas reçoit ses visiteurs

Il est trés sûr de lui en sa beauté sereine

Il sait bien que le soir enfin, reviendra l'heure

De retrouver le calme sur son île lointaine.

 

L'Evéché dit au revoir à tous ces grands bâteaux

Qui s'éloignent de lui, cinglant vers l'horizon.

A quai de blancs mouchoirs comme petits drapeaux

Saluent tous ceux qui partent. Mais ont-ils bien raison?

 

Le Port dans le matin cliquette de ses mâts

Prêts à prendre la mer suivis de goélands

Les pêcheurs, Quai des Belges réparent leurs filets

Tandis que leurs épouses vendent à La Criée.

 

La Canebière s'élance, elle monte aux Réformés

Coeur de ville battant au coeur des Marseillais

Ses boutiques, ses cafés accueillent les chalands

Au rythme lent des pas qui les caractérise.

 

Le Panier, la Mairie ont salué Saint Victor

Et fait un petit signe au Quartier de La Bourse

Saint Jean, Saint Nicolas, Le Pharo crient trés fort:

Ne nous oubliez pas!

C'est d'ici à nos pieds que démarrent les courses.


Et Bonne Mère là-haut, qui regarde tout çà

De cet oeil bienveillant qui toujours nous protège

Dit à sa ville fière: Ne vous disputez pas

Il n'y a tant de beauté nulle part qu'à Marseille.

 

sig rouge


19/05/2009

Pause!

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15:55 Écrit par Mimi dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

09/05/2009

Sois à moi!

Ce blog est moins fréquenté alors j'en déduis que mes amis et lecteurs préfèrent mes petits virées et autres nouvelles sur mon blog tout neuf qui ne manque pas de visiteurs:)!

Pas de problême en ce qui me concerne, c'est tellement mieux quand on a le choix!

 
a1sois

 

J'en ai franchi des ponts
Et passé des tunnels
J'ai enjambé des monts
Pour caresser mon ciel
Ici enfin je vois
Fleurir tous les bonheurs
Parce que j'ai foi en toi
Tu es là dans mon coeur
Tu dis que notre amour
Est devenu forêt
Et qu'au fil de tes jours
Il brode tes pensées
Comme ce ver à soie
Qui toujours se délecte
D'il était une fois.
 

Sois à moi mon amour
Sois à moi pour toujours
Qu'enfin un grand ciel bleu
Réchauffe nos hivers
Que la neige soit feu
Un soleil pour les Etres
Qui n'ont pas le bonheur
De t'avoir, te connaître
Sois à moi pour le mieux
Mais sans crainte du pire
Porte-nous vers la vie
Qui nous offre ses fruits
Tu es fait pour l'amour
Tu es là pour la joie
 

Sois à moi, sois à moi...

signat rouge1

14:31 Écrit par Mimi dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : amour, femme, bonheur, moi, toi, home, blog a 4 mains |  Facebook |

06/05/2009

me revoilà!

 

Je suis à peu prés en forme et je viendrai, lentement, vous rendre visite à tous avec un immense plaisir.

Vous pouvez me rendre visite si le coeur vous en dit sur mon nouveau blog:
 

http://etpuislavie.skynetblogs.be

 

sur lequel je parlerai davantage de moi, ma vie de tous les jours, je vous guiderai dans ma région (c'est le sujet de mon premier post) je vous ferai également partager des bribes de mon journal perso... Bref! un peu de tout et de rien.
 

Alors à bientôt ici ou là?

MIMI.

02/05/2009

Pas de 2.

Je ne suis pas présente en ce moment, je suis hospitalisée. J'ai la chance d'avoir droit à des permissions de sortie. J'ai passé le 1° mai en famille, je suis retournée à l'hôpital hier au soir et en suis sortie cet aprés midi. J'y retournerai demain aprés midi pour je ne sais combien de temps.

Vous comprendrez bien que le peu de temps dont je dispose, je le consacre à ma famille. De plus je suis assez fatiguée pour n'avoir pas trés envie de rester longtemps devant l'ordi. Je passerai chez tous ceux qui sont, malgré que je ne sois pas allée sur leur blog, passés me faire un signe d'amitié.

Je poste là une petite chose que j'ai écrite entre deux examens à l'hosto: léger et optimiste:)! Je vous embrasse tous. A bientôt!

 

AA1 pas de 2

 

Et je cheminerai sur les chemins de grève
Point besoin de courir je sais où tu seras
J'irai le pas léger sachant que tu attendras
De me voir déboucher dans un coin de ton rêve

 

Le soleil sera là un peu comme aujourd'hui
Illuminant la mer de blonds ourlets d'écume
Je n'aurai pas besoin que tes lampes s'allument
Je connais ta maison posée en bord de nuit

 

Maintenant tu le sais on se retrouvera
Toi tu ne diras rien moi je suivrai ton pas
Et nous irons tous deux dans de grandes errances
L'amour ne sera pas ou sera flamboyances.

 
signat rouge

21/04/2009

Fille de joie.

C'est une petite chose que j'ai déjà postée parce qu'il fait beau, que je suis beaucoup à l'extérieur, que je fais d'autres choses, d'autres formes d'écriture notamment mais aussi manuelles (mais oui, je suis maladroite mais il faut quand-même essayer!) et que tout çà me prend du temps dont celui de vous visiter et de poster.
Ce texte, je l'ai mis là cet été, alors que le soleil vous appelait à l'extérieur, que vous étiez en vacances... en tous cas occupés à autre chose qu'à me lire. Vous serez donc peu à vous en souvenir et à ceux-là je dis pardon:) mais peut être aurez-vous plaisir à retrouver ma fille de joie?
Une petite anecdote: pour cette première fois, l'une de vous m'avait écrit notamment en com: on sent que c'est du vécu:)))! Meu non je ne me suis jamais prostituée et ce n'est pas ce qu'elle voulait dire bien sûr, mais çà m'avait beaucoup amusée.

 
fille de joie

 

Demain je le vois bien tu seras loin d'ici
Vers des ailleurs plus doux des jours de poésie
Tu chanteras l'amour sous un autre soleil
Tu oublieras nos heures, tu renieras mon ciel.
 

Je ne serai plus pour toi qu'un souvenir d'errance
Une fille de joie ne fait pas référence
Tu me disais pourtant que cela n'était rien
Tu pansais mes malheurs, tu soignais mes chagrins.
 

Je t'ai donné beaucoup tu ne sais pas vraiment
Ma pudeur me disait de taire mes sentiments
On ne doit pas aimer dans cette profession
On doit juste donner, ne pas perdre raison.
 

Ce corps n'a plus de prix, il est vrai que tout passe!
L'empreinte d'autres mains effacera ta trace
Je repars vers mes vagues de nuit, de grand silence
Je n'ai plus qu'un désir, tirer ma révérence.
 

Quitter mon ici-bas, filer comme une étoile
Ne plus être effeuillée, ne plus ôter mes voiles
Retrouver la candeur de jeunesse passée
Revoir ce doux printemps qui m'a tant fait rêver.
 

Courir vers le soleil, tendre mes bras vers lui
Trouver la pureté que j'avais fuie ici
Aimer enfin, aimer! Avec du sentiment
Tout quitter, en finir, oublier mes tourments
 

Mais aimer! Être aimée...
 

 
sig rouge

18/04/2009

Nuit d'été.

nuit d'été

 

La nuit nous est propice, la nuit nous engloutit...
 

Nuits d'été, de chaleur, la moiteur de ta peau
Porte ouverte au silence, aux étoiles là-haut
Ta jambe enserre les miennes jusque dans ton sommeil
Je suis ton prisonnier jusqu'à notre réveil.
 

Le parfum doux des fleurs s'épanouit enfin
Suave et entêtant, fleurs fanées au matin
Je suis serein tu vois, j'attends que tu t'éveilles
Pour renaître à l'amour, aux soupirs, au soleil.
 

Soleil si langoureux qui accroche son or pâle
Sur un coin de ciel bleu. Tu ouvres enfin les yeux
Ta peau a la douceur de la pierre d'opale
Et je baise ton cou au creux de tes cheveux.
 

Le matin nous caresse, souffle chaud de la vie.
 

Tu frôles de tes seins en caresses subtiles
Mon torse découvert et moi, si malhabile
Eperdu que je suis par cette volupté
Je m'imisce en ta chair à ma main dévoilée.
 

Mon corps brûle au sillon qui se propose à moi
De ce geste des reins qui me met en émoi
Tu parviens à tes fins, je sais, tu es si femme
Comment y résister, tu me voles mon âme.
 

Nous retombons repus de nos tendres ébats
Il n'y a rien de plus que j'espère ici-bas
Que de pouvoir encore te combler, te chérir
La femme de ma vie, mon amour, mon désir.
 

La nuit qui nous revient sera de poésie.
 

Je t'aime tu le sais au delà de la chair
Je ne suis qu'un esclave, je t'attends, je t'espère
Bien au dela des jours, bien au dela de tout
Je veux n'être pour toi que la moitié de nous.
 

J'attends ma nuit dété, la moiteur de ta peau
Et nos matins torrides pour revivre à nouveau...

 
signat rouge1

15/04/2009

Adieu donc...

Ce texte fut posté dans les tout-premiers de ce blog. Chacun l'a reçu avec son propre vécu, son propre ressenti mais vous avez été nombreux à réagir.
 

Pour des raisons personnelles bien que ne me touchant pas directement j'ai choisi de la poster aujourd'hui.
 


 

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Adieu donc, mon amour
J'ai le coeur en hiver
Mon âme à court de rides
Le soleil est bien mort
Qui savait réchauffer
Mes pensées moribondes
Je ne sais plus chanter
Je ne sais plus rêver
Je suis abasourdie
Par ce vide absolu
Le vide de ma vie
Lorsque tu nous a fuis
Me laissant seule au monde
A tout jamais perdue
A l'univers vivant.
 
Plus qu'un cri lancinant
Au fond de ma poitrine
Rien ne peut plus y faire
Qu'à me laisser partir
A mon tour, à jamais
Dans un ailleurs moins sombre
Que celui de ton coeur
Qui m'a abandonnée.
 

Le triste messager
Qu'est cette lettre immonde
Echappée de mes doigts
Que ne peux ramasser!
Plus de pudeur en moi
Rien ne peut subsister
Que la douleur immense
De devoir te survivre
Toi qui as fait le choix
De vouloir t'en aller.
 

Adieu donc, mon amour
Va vers les jours d'eau vive
Vers les champs verdoyants
Que ne peux te donner
Choisis-toi un bonheur
Aime sur l'autre rive
Autant que moi j'ai pu
Mais peut-être pas su
Te chérir ici-bas
Je te croyais à moi
Tu voulais tu cherchais
Et mon coeur en s'ouvrant
Te laissait partager
L'eau même de mon âme
Sans jamais rien compter
Sans jamais rien peser
Car tout était à toi
Ne pouvant rien garder
Que ce qui vient de toi
De tes belles pensées.
 

Adieu donc, mon amour...

 
sig rouge

10/04/2009

Saisons de femme.

Si ce texte vous parle, ne cherchez pas: je l'ai déjà posté mais vous devez être un(e) fidèle, car c'est un ancien post! J'ai des poèmes inédits mais il faut que je les illustre... bref! je manque de temps, fêtes obligent!

Je vous souhaite de belles fêtes de Pâques!

 

 

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Les femmes sont des fleurs que les saisons caressent
Elles promettent les fruits que leur donne l'amour
Des pétales parfois elles imitent les gestes
Elles s'épanouissent quand viennent les beaux jours.
 

Les jupes raccourcissent quand l'été est en feu
Se retournent les hommes et brillent fort leurs yeux
Sur la plage parfois elles dévoilent un sein
Une ébauche de maillot couvre le mont divin.
 

A l'automne leurs moues font croire à la tristesse
Alors qu'en vérité c'est l'attente et l'espoir
L'épanouissement des couleurs rousses du soir
Qui amènera l'homme qui leur donne des caresses.
 

L'hiver est rutilant sous leurs si grands manteaux
Elles admirent la neige, elles disent comme c'est beau
Dans des petits bistrots elles boivent leur chocolat
En attendant celui que leur coeur aime déjà.
 

Et au printemps venu elles se marieront
Sous leur pur voile blanc coquines elles souriront
Chavirera le coeur de ce garçon d'honneur
Qui se dit que pour lui est fini le bonheur.
 

Mais un jour lui aussi rencontrera sa belle
Et à son tour alors un beau garçon d'honneur
Pensera comme lui qu'elle est vraiment cruelle
La jolie mariée qui lui a pris le coeur.

 
colombe rouge signat

08/04/2009

Des vacances en famille!

Voilà, tout le monde est reparti pour un court séjour à Nice chez les parents de ma belle-fille puis retour sur Paris.

Il a fait trés beau! Heureusement aujourd'hui le temps s'est un un peu mis au gris pour me donner moins de regrets:)!

Si vous venez un jour par là ne manquez pas le vallon de la Jarjatte, là où je skie tout l'hiver, j'habite à 1/4d'h. Les montagnes ont pris là leur parure de printemps.

 

la jarjatte le 6.04.09

 

Il y a pas trés loin non plus, dans le Trièves, sur la route de Grenoble, un trés brau village, Mens, puis La Mûre et son superbe petit train qui circule dans des sites inaccessibles autrement et vous fait découvrir des merveilles.

Nous avons fait la promenade: une journée mémorable.

 

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12:25 Écrit par Mimi dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/04/2009

Renaîssance!

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Par cet arbre noueux qui tend trés loin ses bras
Par le chant de l'oiseau, ses trilles volubiles
Par le soleil si chaud en ce matin d'avril
Par ce ciel toujours bleu qui dit l'été déjà
Je veux croire en la vie.

  

Par la terre qui saigne fendue par le sillon
Par l'abeille butinant qui rend la fleur féconde
Par une herbe verdie que la rosée inonde
Par le vieux paysan qui croit en sa moisson
Je veux croire en la vie.

 

Je veux croire en la vie
Je vole loin devant
Sur ce chemin aride certes, mais qui pourtant
Me mênera c'est sûr vers une autre prairie
Où l'herbe sera verte, me donnera ses fruits.

  

Je veux croire en la vie
Connaître un autre amour
Le temps ne sera plus de nuit, de folle errance
A partir d'aujourd'hui s'allongeront mes jours
C'est fini le sais-tu? les chagrins, la souffrance.

 

Je veux croire en la vie
Je veux donner encore
A un autre que toi ce que tu dédaignais
Un autre qui attend toutes mes vérités
De l'amour, du plaisir; mais aussi mes silences...

  

Qui disent tellement mieux
Ce que je suis vraiment.

 
sig rouge

31/03/2009

Et si l'enfant...

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Et si l'enfant pouvait parler il vous dirait
Toi l'ami le frère le voisin
Toi qui vois tout mais ne dis rien
Mais qui es-tu ou est ton âme?
 

Quand je hurlais de désespoir, que faisais-tu ou étais-tu
Quand mon corps écartelé geignait l'entendais-tu
Quand ma souffrance devenait telle que ma vie s'enfuyait déjà
Qu'éprouvais-tu
Et toi qui me dis que tu m'aimes comment peux-tu
Les longs chemins que j'ai suivis malgré mon âge
Les connais-tu?
Les souffrances les chagrins la solitude
Les sauras-tu
J'en ai tant vu pourtant! une habitude
Mais le vois-tu
Pourquoi enfant je dois subir
De l'homme lourd tous les outrages
Me diras-tu?
A mon secours peux-tu venir
 

Et je gis là, nuit de silence
Mais qui viendra?
Pourtant le cœur plein d'espérance
Tout finit là
Vivre ou mourir quelle importance
Et tu diras
C'est la mort ma seule vengeance
L'homme connaîtra la déchéance
Pourquoi, pourquoi?
 

Faire la Une des journaux?
Trop tard déjà!
Pourtant le ciel était si beau
Mais ce jour-là...

 
sig rouge

27/03/2009

Je me repose!

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13:33 Écrit par Mimi dans Général | Lien permanent | Commentaires (28) |  Facebook |

25/03/2009

T'aimer encore.

Vous l'aurez compris, en ce moment je n'écris pas, ou du moins pour poster. Je vous visite moins aussi: l'air  printanier? pas sûr! Peut être aussi beaucoup de lassitude et le comportement de certains blogueurs vous inciterait plutôt à déserter qu'à se remotiver.

Je fais allusion là à un post de Julie dans le blog toutsurles qui m'a agacée (Marre, c'est le titre du post), non parce que je suis l'une de ces personnes qu'elle montre du doigt, je suis tout sauf malveillante mais je sais, je suis une éponge et je réagis souvent de manière déraisonnable. Bah! ce mouvement d'humeur passera vite!

 

aquarelle de Trocmé

 

Le monde m'est silence et je ne sais plus trop
Si en moi la patience d'attendre d'autres mots
Pourra encore durer. Le printemps est si triste
Lorsque personne n'est là pour chanter sa musique
Je saisis chaque instant pour me dire que tu m'aimes
Je n'écoute que mon coeur qui lui n'est pas blasphème
Je sais qu'il me dira quand tout aura cessé
Cessé de se reprendre et cessé d'essayer
L'amour est jeu de maux quand on le joue tout seul
L'amour source de mots mais peut être linceul
Il faut avoir souffert pour trouver la sagesse
D'écouter tous les airs en sachant la tristesse
Que crée le désamour quand l'un des deux s'en va
Il n'est plus temps de croire que tout refleurira

Quant ton été finit l'automne, même exultant
Ne saurait t'inspirer des hivers frémissants
Le monde devient silence et tu n'as plus d'écho
Le monde devient silence et tu ne sais plus trop.

 

Si tu reviens par là me murmurant mon nom
Crois-tu que je pourrai reprendre la moisson
Des instants toujours beaux de l'été chatoyant
Que distribue l'amour à tous les coeurs aimants
Je ne sais, j'essaierai d'y croire encore une fois
Me dire que cette histoire: il était d'autres fois
Peut pour nous exister et nous donner encore
Des automnes sucrés des hivers qui fredonnent
Le feu pourra reprendre alors cette chanson
Grésillement du bois qui en devient tison
Braises nourries d'émoi et chaleur de nos corps
Oh oui bien sûr je veux! Je veux t'aimer encore.

 

sig rouge

21/03/2009

Parlons d'amour!

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J'ai choisi cette aquarelle dont je ne connais pas vraiment l'Auteur puisque je l'ai découverte sur un blog et je l'ai quelque peu retouchée (quel culot!) parce que les tons sont les mêmes que ceux de mon ciel ce soir au point du jour.

Ce texte date de quelques années, l'ai-je déjà posté? je ne sais! Je compte un peu sur vous pour me dire. Que voulez-vous, à courir le printemps je ne trouve plus le temps d'écrire. Néammoins ce poème me semblait adapté à cette jolie saison. Le voici donc un peu remanié quand même, je l'ai trouvé vieillot, me demandant comment j'avais pu écrire une aussi petite chose. Il n'est pas devenu plus grand pour autant mais je suis encline à l'indulgence avec moi-même en ce moment. Et parce que je pense que l'arrivée de la belle saison tant attendue produit sur vous le même effet, je vous le livre tel que:)!

 

Il est si pur le ciel quand changent les saisons

Le vent se fait tout tiède et allongent les jours

Les heures bleues s'égrainent, volent les papillons

Le temps est à l'amour, aux je t'aime, aux toujours.

On y croit d'autant plus et c'est si merveilleux

Que nos âmes sont pleines et font briller nos yeux

Les robes sont plus courtes, les sourires fleuris

L'amour décidément rend les femmes jolies.

 

La jeune fille en fleur croit aux poèmes, aux vrais

Ceux de ce doux jeune homme qui la fait chavirer

Il est là, tout timide celui qui hier encore

Se gaussait, riait d'elle, n'admirait que son corps

Une jolie pucelle au regard d'amour fou

Qui s'offrira, moins sage, pour peu que son champion

Sache aligner deux rimes sans aucune raison

Que lui dire qu'il l'aime et tombe à ses genoux.

 

La vieille dame indigne rosit soudain de joie

Parce que son voisin, celui qu'elle côtoie

Depuis nombre d'années ose enfin lui dire

Qu'il espère en vain voir fleurir son sourire

Pour lui et pour nul autre qu'elle saurait aimer

Que depuis bien longtemps elle orne ses pensées

Il la veut pour compagne, être toujours prés d'elle

Pour aller côte à côte vers vieillesse plus belle.

 

Et toi mon cher amour, à toi que j'aime tant

Toi que je veux chérir à jamais, simplement

A toi qui dis souvent que l'amour me va bien

Je veux dire ici que, aimer ce n'est rien

Si ce n'est une offrande, sans condition, sans leurre

Il ne vaut que s'il sert à donner le bonheur

A l'autre qui attend, qui aspire, qui croit

A l'autre qui ne vit que pour son souffle à soi.

signat rouge1

20/03/2009

Nays ou l'amitié + Sidaction!

dyn006_original_150_70_pjpeg_2570871_35616fc03f971e810cb8a0570572b8a9  Nays me fait l'honneur de me prouver son amitié en me choisissant pour recevoir ce logo.

 

Amon tour de choisir des amis que j'apprécie pour l'une ou l'autre (ou toutes) raison tout en me disant que bien d'autres devraient figurer là mais puisqu il faut faire un choix...:

 

 

1. La personne qui reçoit ce prix et le logo doit les envoyer au moins à 3 personnes avec l'ajout d'une motivation.

 

2. L'une des 3 personnes ne doit jamais avoir reçu le logo avant, vous devez être le premier à l'honorer.

 

3. Mettre le lien du site/blog qui vous l'a décerné.

 

4. Mettre les règles sur les sites/blogs choisis.

 

5. Le lien du logo ne doit pas être modifié ni absent.

 

J'ai choisi  Jacqueline parce que je la crois trés Humaine.

 

Anne , la gentillesse même et l'amie que tout le monde voudrait avoir, avec un caractère bien trempé!

 

Et enfin Alain , pour son humour, sa bonne humeur qui nous enchantent!
 

 

sidaction2009

 

Un sujet moins léger: N'oubliez pas le SIDACTION qui se déroule ce week-end, appelez le 110 et surtout! SORTEZ COUVERTS!

 

 

MIMI.

http://www.sidaction.org/?gl_campagne=JSIGAD&hide_interstitiel=1&gclid=CKzH85PCsZkCFYFA3godhhsz6A

17/03/2009

S.I.D.A.

Cette semaine est celle du SIDACTION.  Ensemble nous allons continuer la bataille contre ce fléau, le SIDA parce qu'il ne tue pas que dans les pays pauvres, chez nous aussi il continue ses ravages. Il semble que la vigilance se relâche, dans la population gay particulièrement. Réveillez-vous, la quadrithérapie ne guérit pas, elle retarde l'issue fatale seulement et même, nos organismes sont de plus en plus résistants aux médicaments.

 
Le pape est contre le préservatif, il l'a encore annoncé aujourd'hui au cours de son voyage au Cameroun. Laissons-le se débrouiller avec sa conscience mais nous,  ne baissons pas la garde! Protégeons-nous, sensibilisons notre entourage, jeunes mais aussi moins jeunes. Il n'y a pas de populations à risques, il n'y a que le risque. Le PRESERVATIF est la seule protection valable avec l'abstinence ou la fidélité à un partenaire dépisté, aprés s'être fait dépister soi-même.

Ceci n'est qu'un petit texte que j'ai d'ailleurs déjà posté, une poussière dans un océan de sable mais sur les 5 à 600 lecteurs qui viendront, s'il parvient à réveiller la vigilance d'une seule personne, alors il n'aura pas été inutile. 

 

sida

 

Il est seul
Le macadam fondu frissonne sous ses pas
La nuit se fait pudeur
Celle qu'il aime l'attend
Au petit bar d'en bas
Pour un grand soir magique
Encore un court instant. Il va avec lenteur.

 

Elle croit que le bleu pourra durer toujours
Lui depuis ce matin il a mal de savoir
Mais c'est ce médecin
Il aurait pu se taire
Attendre un jour, demain
Revenir en arrière
Un jour, encore un jour
Il faudrait ne rien dire, ne pas blesser l'amour
Oui mais comment le vivre ce si grand désespoir.

 

Elle le quittera. Et ce sera déjà sa dernière défaite
Non, elle l'aime tant. Elle va souffrir pleurer
Elle ne s'y attend pas
Et c'est lui l'homme atteint qui devra rassurer.
A toutes ses questions il ne répondra pas.
Si elle aussi... Mais non! depuis le tout début
Ils se sont protégés. Le premier soir peut-être...
Oh non! Si c'était elle... Sans même l'avoir su!

 

Il est seul
Avec toutes ces questions qui sont si dérisoires
Elle pourra bien attendre c'est la fin de l'histoire
Avant même le début
Cette fin est sordide puisqu'il faut expliquer
Qu'elle demain peut-être... Maman je suis foutu!
Meurt-on à dix huit ans pour avoir trop aimé?
ce jour est mon linceul.

 

Le petit bar d'en bas
La porte est grande ouverte
Je ne lui dirai pas
Je ferai une lettre
Mais pas ce soir oh non! Pas ce soir
Je ne peux pas.
Vivre l'heure, l'instant
Profiter du présent.

 

Demain!
Mais je suis déjà seul.

 

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16/03/2009

Alain.

 

 

Et puis tout à coup un tournant, une émotion, intense, amour : voila! le mot est dit par lui-même « Vous m'avez donné tellement d'amour ».

 

Sa 11ème victoire et la dernière, on le sait, chacun le ressent très fort et bien sûr on voudrait que çà continue.

« Souhaitons-nous une année resplendissante » dit-il à sa seconde montée sur scène pour sa 10ème victoire.

 

Puis il remonte sur la scène et l'émotion nous frappe, nous cogne, bouleversés, émus, écrasés par la peine et le bonheur à la fois. Une standing ovation pour dire que « oui » çà réchauffe le cœur. Tu dis que çà te réchauffe le coeur Alain à ce moment là, tu es heureux à ce moment-là d'entendre ces mots « on t'aime ». Tes remerciements? Mais oui bien sûr Alain, mais nous, te dirons-nous assez merci? Tu nous as tant donné, tu nous as tant aimés et nous t'avons aimés et au-delà de la mort toujours nous t'aimerons. Tu n'es pas à la mode, tu es et tu resteras, TOI Alain. Cette petite entreprise ne connaîtra jamais la crise

 

Ne crois surtout pas que ces 3 victoires te sont octroyées parce que bien sûr nous savons tous que tu vas nous quitter. Mais ces victoires tu les as méritées, ho! 100 fois. On ne pouvait te le dire que de cette façon. Alain, tant d'amour autour de toi, est ce qu'au moment du grand passage tu y as pensé, t'es-tu senti aimé, entouré, as-tu ressenti tout l'amour que nous t'envoyions ce soir là?

 

Les victoires, ces victoires, étaient les tiennes. Il y a eu un avant toi sur la scène, dans la salle et puis tout à coup il y a eu toi.

Ces mots décousus sont pour toi, pour te dire Alain, que ce soir-là il y a eu pour moi, mais je suis sûre aussi pour beaucoup d'autres, une lumière, TA lumière. Tu nous y as emportés et nous te suivons maintenant et toujours à travers cette lumière.

 

Merci Alain aujourd'hui et pour toujours, merci!

 

colombe rouge signat

13/03/2009

La page blanche.

Je vous en ai proposé une première version de cette page blanche. Pour la mettre là j'ai nettement taillé dedans et n'en ai gardé que le côté musical, sans ce désespoir qui tranparaîssait à la première version. Comme si n'avoir pas d'inspiration pouvait être dramatique, pfft! On passe à autre chose puis un jour les mots sont là au bout des doigts et du crayon.

En ce moment par exemple je suis plus attirée par les premiers signes évidents du printemps que par mon clavier ou ma feuille de papier. Avez-vous déjà vu des papillons et des abeilles vous dans votre jardin? Chez moi çà y est hein, on en a et dieu que la montagne est belle!

 

AA1 page

 

 

LA PAGE BLANCHE

 

Elle est là devant moi et me paraît immense par le vide absolu qu'elle vient de créer. Un instant de panique: qu'y mettre? Qu'inventer? Je ne sais plus écrire: mal d'aimer, de donner. Et d'ailleurs, donner quoi? Et que dire à cette page blanche qui espère trop de moi. Mon crayon, tout petit à force d'être rongé ne joue plus la partie, il est trop fatigué: Il se dit qu'après tout, j'ai bien un Dieu Clavier. Eh! que je m'en débrouille, c'est bien beau le progrès! Mais il me sert à quoi de l'avoir acheté si c'est encore vers lui, le crayon tout mâché, que je me tourne pour vivre, pour encore créer.

Je veux bien m'expliquer mon amour, mon ami: toi, tu es tout usé oui, mais tu me connais, les mots naissent par toi. Et cette page blanche se couvre sous mes doigts de mes pattes de mouches qui veulent pour moi tant dire alors que le clavier ne voit que mes soupirs pour peu que je le touche.

Allons, tentons deux rimes et après on verra. S'ils ne sont pas très bons ces vers, tu les effaceras de ta gomme qui elle, se porte comme un charme, je ne m'en sers jamais quand c'est toi qui me trame des mots tout cousus d'or, des mots faits de satin. Allons petit crayon viens, et prends-moi la main:

 

Elle est belle la route quand approche l'été
Les arbres offrent leur ombre et mêlent leurs couleurs
Les champs qui hier encore semblaient tant s'ennuyer
Nuancent leurs verts tendres aux plus belles des fleurs...

 

 

Bah! c'est un bon début mais tu peux faire mieux. N'as-tu pas dans ta manche quelque histoire d'adieu? Ah je sais, c'est ringard penseras-tu sans doute; mais moi j'aime les histoires, celles qui finissent mal. Quand il n'est pas trop tard et qu'on pourra recoudre le fil de la chanson il était une fois. Là! vois comme je suis bonne tu as du grain à moudre, une piste, un indice, une note déjà qui te met sur la voie.

 

On n'est jamais heureux
Car le temps est attente
On ne voit plus le ciel
Dans toute sa beauté
On attend tout de l'autre
On a tant à donner
Mais on veut espérer
L'absence nous est souffrance...

 

Que voilà une ébauche qui peut me convenir. Écoute! j'essaierai avec çà, j'essaierai d'en sortir une ou deux poésies ou même une nouvelle. mais toi mon vieux crayon, je t'en prie, sois fidèle. Souviens-toi tu m'aimais, tu te laissais user. A la feuille souvent plus que moi tu tenais. Tu y posais tes vers, tu y laissais ton âme, souvent même la nuit tu me tirais du lit afin que je te tienne, que tu écrives une vie; un instant de bonheur ou un peu de tristesse. Je sais mon bon crayon, tu as perdu ta jeunesse mais tu aimes toujours les marges griffonnées, les ratures banales ou les simples tirets; les va donc à la ligne, les sonnets, les versets, ou bien de pauvres rimes qui devenaient bouquets.

Des mots, toujours des mots, tu en as tant écrit. Je ne t'abandonne pas, tu restes mon ami. C'est bien par toi toujours que vient l'inspiration: mais oui, bien sûr pour moi, tu es plus qu'un crayon!

signat rouge1

10/03/2009

Renouveau.

Pas encore le printemps, plus tout à fait l'hiver, c'est un mois bizarre où tout est possible. On recommence à faire des projets dorés comme l'été, la sève monte et pas seulement aux arbres... Oui bon, les beaux jours arrivent! Mais pas trop quand même: par exemple chez moi hier il a encore neigeouillé (néologisme de mon cru). Et si j'en crois les posts de mes amis belges, pas la joie non plus. Mais allons... il suffit de regarder un bourgeon et le coeur se gonfle exactement comme lui de belles choses prêtes à éclore.

Et justement, il faut que je vous dise: je regarde davantage les bourgeons et beaucoup moins mon écran d'ordi. Je ne vous oublie pas mais je profite un peu de ce printemps débutant alors pardon si mes visites se font plus rares:)!

 

printemps d'aquarelle .MW.

 

 Mars nous a fait sourire
Mais pour qui se prend-il
Ce mois aux pieds d'argile
Ni encore le printemps
Plus tout à fait l'hiver
Un mois fait de soupirs
Vers tout ce qui peut être
Beaux jours pleins de promesses
Et de fruits défendus
Qui nous murmure attends
Rien ne sera perdu
Les fleurs deviendront fruits
A la belle saison
Je donnerai à tous
Amoureux et amants
Aux vainqueurs aux vaincus
Les plus sûres raisons
De s'aimer encore plus.
Murmure des rivières
Chansons, trilles d'oiseaux
Une averse survient?
On en profitera
Pour se dire allons viens
Cachons-nous sous les draps
Partageons des caresses
Donnons-nous de l'amour
Aprés tout c'est pour çà
Que s'allongent les jours
Offrons-nous des promesses
Pour un temps, pas toujours
Pour profiter des sons
Pour humer les parfums
Restons à l'unisson
Nous ne ferons plus qu'un
Faisons voler trés haut
Tout ce qui nous enchaîne
Les jours se mettent au beau
Laissons tomber nos peines
Et chantons haut les choeurs
Le printemps revenu
Faisons vibrer nos coeurs
Aimons-nous l'âme à nu
Que tous nos sens exultent
De tout ce renouveau
On peut aimer encore
On peut s'aimer plus haut
Le cadeau de la vie
Toujours recommencée
Qui nous donne ses fruits
Que l'on cueille en été
Pas seulement aux arbres
Mais dans nos coeur aussi
Aimons-nous: renouveau
C'est cela aujourd'hui!

 
sig rouge

05/03/2009

L'attente.

Et me voila repartie à poster trop souvent. Alors que je me suis imposée un texte/semaine plutôt que les 2 qui ont été mon rythme trop longtemps au détriment je pense de la qualité.

Alors j'ai supprimé des poèmes qui pourtant étaient commentés trés positivement, je prends le temps de les remanier pour les mettre vraiment à mon goût puis je vous les propose de nouveau. oh! je ne pense pas que vous les aurez en mémoire, je n'ai pas cette prétention d'autant que pour la plupart je les ai moi-même oubliés. hé! que voulez-vous! à écrire trop vite...

Donc voici un petit quelque chose que j'ai mis à mon humeur du jour puis, pour qu'il ne paraîsse pas trop tôt, je le planifie!

Vous avez sans doute remarqué que je papote davantage en préliminaire. C'est nouveau çà chez moi! Si cela vous ennuie, soit vous sautez ces passages soit vous me le dîtes hein?

attente

 

J'ai longtemps attendu que tes yeux me découvrent
J'ai espéré cent fois te voir venir vers moi
J'ai cru qu'à travers moi tu saurais croire en toi
On dit que le bonheur çà se cherche, se trouve
Au plus profond de soi, là où l'on ne va pas
Et je pensais à toi comme on croit aux serments
Je te voyais courir vers des horizons noirs
De l'une ou l'autre amie tu devenais l'amant
Une nuit, un matin ou bien pour quelques soirs.

 

Tu t'égarais cent fois sur les tristes chemins
Ceux de l'amour facile qui laissent un goût amer
Des femmes au coeur d'argile et qui ne donnent rien
Des corps voluptueux mais des âmes trop creuses
Des silences érigés en mots d'amour bénins
Amours saveurs de fiel comme raisins trop verts
Pour toi je crois hélas, j'étais bien trop sérieuse
Et tu cherchais ailleurs visages de volupté
Mais tu aurais compris si tu avais demandé.

 

Par un autre je connais ces doux moments si fous
Exultation des sens, amour et sensations
Je donne et je reçois des folies, la passion
Mais aussi la tendresse et les mots les plus doux
Mon être tout entier devient vibrant hommage
A celui qui a su éveiller sous ses mains
Mon corps tendu en arc vers ce tourment sans âge
Je m'ouvre enfin à l'homme qui a su m'émouvoir
Et je sais aujourd'hui ce que sera demain.

 

Et toi que deviens-tu?
A trop courir trop loin
As-tu su découvrir où mène ton chemin?
Tu peux bien m'oublier, moi je ne t'aime plus!

 

sig rouge

03/03/2009

La vieille.

la vieille

 

Je n'ai pas trop de scrupules à reposter ce texte. D'abord parce que je l'aime beaucoup et tant pis pour l'immodestie dont je fais preuve là:) et puis parce que c'est sans nul doute le poème le plus apprécié par mes lecteurs au vu des trés nombreux coms qu'il a suscité. Peut être une projection sur la vieillesse à venir ou la vision que chacun a de ses propres "vieux"?

PS. Avez-vous remarqué le petit astérisque qui sépare les paragraphes? Le seul moyen que j'ai trouvé pour donner sa forme exacte à mon texte!

Son temps est raccourci, ses gestes sont menus
Elle avance petit et un pied aprés l'autre
Ses os sont torturés, son dos en est bossu
Ses soucis ne sont déja plus les mêmes que les nôtres.
Elle marche courbée mais son pas est léger
Ses préoccupations, le temps les a changées
Elle ne pense plus à ces années qui arrivent
Elle le sait trés bien qu'elle va vers l'autre rive.

*

Mais elle n'en souffre pas, elle va l'âme en paix
Elle a mené sa vie aussi loin que possible
Elle a aimé un homme et lui a tout donné
Elle finit ces jours qui se suivent, paisibles
Ses souvenirs sont prés de son lointain passé
Elle oublie la tristesse des dernières années
Ses enfants sont partis vers d'autres horizons
Mais elle, elle n'oublie pas. Elle vit avec Gaston.

*

Ce jeune militaire qui partait mais avant
Il voulait faire d'elle une femme, une mère
Qui sait s'il reviendrait de cette sale guerre
Son père y est resté et son frère, le grand.
Elle oublie tout ce temps qui s'est enfui depuis
Qu'elle a fermé sa tombe, l'a bénite de buis
Parfois elle lui parle et lui qui est si bon
Au dela de la mort, toujours il lui répond.

*

Bientôt, bientôt tu vois, je vais te retrouver
Tu m'accompagneras tu me tiendras la main
Te souviens-tu Gaston combien j'aimais l'été!
Toi tu étais jaloux tu traitais de vaurien
Tous ces gars du village qui me faisaient la cour
Mais au fond tu savais, oui tu savais trés bien
Que tu étais celui que j'aimerais toujours
Au delà de mes nuits, au delà de nos jours.

*

Nous ne le disions pas, nous avions nos pudeurs
Nous frôlions du regard, nos coeurs faisaient le reste
Nous nous parlions d'amour mais pas besoin de gestes
Vous les garçons saviez respecter nos candeurs
Nos robes étaient longues mais d'un geste parfois
La cheville dévoilait plus que vous attendiez
Je n'oublierai jamais la toute première fois
Où tu osas baiser ma chevelure dorée.

*

Nous nous retrouverons un beau jour quelque part
Ce sera comme avant, nous serons jeunes et beaux
Tu baiseras ma main soulevant ton chapeau
Ce sera l'arrivée, nullement un départ.
Pour nous les jours seront à jamais d'insouciance
Nous ferons comme avant, garderons nos silences
Nous fermerons nos yeux n'écoutant que nos coeurs
Vois-tu mon cher Gaston, ce sera le bonheur.

sig rouge

26/02/2009

Atelier: Le corps.

Des personnes qui me lisaient cet été me demandent de nouveaux textes écrits pour l'Atelier d'Ecriture: cet atelier n'existe plus et ma foi, j'aurais manqué de temps à y consacrer. Le temps justement,j'en manque en ce moment pour écrire, j'ai donc décidé de faire un post de cet exercice qui a été relativement peu lu.

1- Écriture du corps. Retrouvez le souvenir ou imaginez la perception du corps d’un autre (mouvements, présence, odeurs…) qu’il soit caché ou subitement dévoilé, dans une situation amoureuse ou non mais dans un moment ou le corps de l’autre jette un trouble. Découverte (la nudité d’un corps qu’on connaissait autrement) gène ( maladie qui expose, corps dévoilé d’une façon qu’on ne souhaitait pas) ou retrouver une sensation particulière du corps (dans l’eau ou dans un état second). Écrivez ces sensations sous forme d’images, de bribes…

2- Écriture érotique .Parti pris de nommer ou utiliser des métaphores. La linéarité du texte ne s’impose pas. Choisir de voiler ou de dévoiler. Utiliser un ton déterminé: cru, violent, sordide ou au contraire raffiné, surpris, déçu, médical… l’écriture ne doit pas forcément être autobiographique mais des sensations récentes ou plus anciennes peuvent revenir…

 

Voici là les grandes lignes de ce qui nous était proposé pour cette consigne. Vous le verrez, j’ai choisi de piocher ici et là pour donner à lire un texte qui, encore une fois, me ressemble au plus présJ !

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Sa main comme une flamme. Sa main comme un brasier. Elle est là sur le siège, elle ne bouge pas. Pourtant elle l'imagine qui remonte doucement et son pouls s'accélère, sa respiration progressivement devient haletante. Elle a chaud, elle a froid elle ne sait plus trop.

Lui il est là tranquille, il ne parle pas. Sa voisine de canapé lui pose une question. Il se tourne vers elle et dévoile fugitivement l'échancrure de son cou, délicieusement blanc, doux, enfantin.

Sa main alors fait des volutes dans l'air, rythmant ses mots. elle voit ses lèvres, un peu fines mais très rouges, qui bougent et s'humidifient. Il sourit et la blancheur de ses dents décroche dans sa poitrine à elle un séisme de sensations. Maintenant elle est moite, elle ne suit absolument plus aucune conversation, elle est muette et chaude. Lui se tourne un peu vers elle, il lui parle mais elle n'entend pas, elle ne perçoit que "lui" physiquement. ce qu'il dit importe peu, d'ailleurs est-il intelligent? Elle ne l'a jamais jugé, elle le côtoie depuis des années sans même lui porter le moindre intérêt et là, tout à coup c'est le désir, absolu.

Il faut qu'elle le touche. Il lui suffirait de l'effleurer, elle est sûre qu'alors, la magie n'opérerait plus, il redeviendrait François, le mari de Nadine.

Mais en attendant, il est le mâle. Sa bouche est sèche, gonflée, presque douloureuse. Elle passe doucement sa langue sur sa lèvre supérieure et ce contact enflamme d'autant plus ses sens. Elle a la perception éperdue de son corps malgré la distance. Elle imagine sur elle, en elle, son grain de peau, sa chaleur nichée en elle, palpitante et le désir monte, le ventre se fait creux, en attente, haletant, le picotement de la nuque est presque insoutenable, son corsage caresse et dessine ses seins durcis, Elle est à lui, pour lui en cet instant de passion folle. De légers tremblements l'animent: quelqu'un pourrait-il le voir? Elle ne sait plus, elle est tendue vers son plaisir. Et puis la jouissance est là, sublime, sans nom, suffocante d'être enfouie, tue. Elle pourrait hurler, elle voudrait crier et pourtant elle ne bouge pas. Ses cuisses doucement se sont rapprochées et le crissement de la soie échauffe encore ses sens. Elle mord l'intérieur de sa joue et cette douleur, même légère, lui donne du plaisir parce que c'est encore lui qui la lui inflige.

Elle le regarde. Voila! La magie est passée. François ne saura jamais et elle gardera en elle, toujours, la blessure de sa chair offerte, ce moment d'amour flou, solitaire et pourtant partagé.

sig rouge

22/02/2009

Premier amour.

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Que le temps me fut doux
Qui me fit mon enfance
Des matins des joyaux
Emplis de fumées bleues
Les jours coulaient sur nous
Et nous étions heureux
Moments de grand silence
Et d'autres de flûtiaux
Rien ne peut être mieux
Que de vivre en Provence
Et c'est sous ces cieux-là
Que j'ai connu l'amour.
Qui me dira pourquoi
Ce fut mon plus beau jour?

Un jour de froid hiver
Autant qu'il m'en souvienne
Car Noël approchait
Le vent était léger
L'air sonnait cristallin
Tu me disais des vers
Maintenant je le sais
Qu'ils n'étaient que rengaine
Je les trouvais si beaux
C'était toi qui l'étais
Et tu as pris mon coeur
Dans ce petit matin
Oh comme j'avais peur
Mon corps entre tes mains!

Tu as trés vite su
Que j'étais encore vierge
Et tu m'as rassurée
Bien plus tard j'ai compris
Que sous tes airs bourrus
Toi tu l'étais aussi
Tu me disais tu sais
J'ai presque dix-sept berges
Mais tu vibrais d'effroi
Bien plus que de passion
Alors tu me serrais
Tu murmurais mon nom
Et nous n'avions pas froid
Sous notre maigre toit.

Pour cacher nos amours
Nous nous étions trouvé
Un petit nid douillet
Un coin de paradis
L'un de ces cabanons
Qu'on trouve par ici
Pas de grand luxe, non
Mais il y faisait flou
Toi tu frôlais ma joue
Et tu me chuchotais:
Mon amour, mon amour
Ô combien je t'aimais
Mon amour, mon amour
Que le temps me fut doux...

sig rouge

17/02/2009

Quelques conseils d'écriture.

Victor Ségalen
Brouillon par V. Ségalen

Voici quelques conseils que j'applique moi-même en ce moment dans l'écriture des textes que je veux confier au jury du concours. Si parmi vous se trouvent des lecteurs désireux de devenir auteurs, écrire leurs propres poèmes... Le premier mot est difficile à poser. Ensuite la plume glisse sur le papier et c'est parti. Le tout est de trouver une chute:)! 

 

Ne jamais oublier qu'en poésie,

- On a droit à un relatif hermétisme, pas à la confusion, ce qui arrive trop souvent.

- Il faut de la musique. Ou alors un tableau. Ou encore un terrible essoufflement procuré, dont on a l'impression qu'on ne réchappera pas.

- Ne vous payez pas de mots. Ne faites pas trop confiance aux mots. Entendez leur musique ; sachez y céder... et ne pas y céder.

- Tout à coup il y a un regard, une voix, une émotion. C'est évident, audible, cela met tout le monde d'accord.

- On peut être porté par une image, une sonorité, mais il faut avoir une visée, quelque chose à dire.

- Voila, c'est cela: pensez en images. N'ayez pas peur de la folie. Dans la folie, restez lucide. Préférez le mot juste. Ajustez les mots.

- Il faut beaucoup travailler le texte pour donner l'apparence de la simplicité.

- Les vers doivent être courts pour ne pas casser le rythme.

- La rime doit servir et non pas commander, afin d'éviter une mécanique sans âme.

- On peut émouvoir sans dire tout le temps le mot « larmes ». Dire mais sans gémir, préférer les phrases courtes, les mots forts.

- Ne pas forcément « faire du sentiment » mais en poésie, il faut du sentiment.

- Un texte doit parler à tout le monde, permettre au lecteur de s'identifier non pas à l'Auteur, mais envers lui-même.

- L'idée de départ peut être bonne mais il faut choisir les mots à poser dessus.

- Évitez les phrases creuses, les images et les idées qui sonnent creux. Restez concrets.

- Il y a une vérité du poème. Cherchez la vérité ; dites-la. Mais que ce soit la vôtre, sans concession au plagiat.

sig rouge

13/02/2009

L'enfant différent.

Je poste de nouveau ce texte pour Béné et sa petite rawette:)

http://marawettevenuedailleurs.skynetblogs.be

dont le blog est à la Une, ce que je n'avais pas attendu pour le découvrir. Un blog en devenir mais à visiter sans aucun doute.

Certains de vous l'ont déjà lu bien sûr mais... Et je suis toujours en pause, je prépare des textes pour un concours qui ne trouveront pas leur place ici, hélas! J'aurais pu faire d'une pierre 2 coups, quelle facilité! Mais dés le concours passé je m'y remets.

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L'enfant ne parle pas
Se balance doucement
Ses yeux ne sont pas tristes
Ils sont seulement absents
Isolé et tranquille
Souffre-t-il? On ne sait
On dirait qu'il écoute
Le peut-il seulement
Et sait-il qui il est?

On se pose des questions
On voudrait le comprendre
Même pour ses parents
Il n'est qu'une longue absence
Son visage est muet
Du moindre sentiment
Il est là il existe
Bien sùr c'est un enfant
Mais différent peut-être!

Il est beau il est pur
Devrait chanter et rire
Courir dans les jardins
Avoir des tas d'amis
Poser toutes les questions
D'un garçon de son âge
Il parle avec ses yeux
Mais personne ne répond
C'est un enfant trop sage.

Être né trop sensible, trop d'amour à donner
L'enferme-t-il au monde pour mieux le protéger
Cet enfant est autiste, est-ce une maladie
Ou une carapace que lui offre la vie?

D'ailleurs on croirait bien
Qu'il sait tout aujourd'hui
Connait des tas de choses
Mais sans avoir appris
Il hume les saisons
Son instinct lui a dit
Que l'automne revient
Lorsque tombe la pluie
Et quand les soirs sont roses.

Il ne sourit jamais
mais il aime papa
Il crie, est affolé
Quand il n'arrive pas
Il devine le temps
Il peut compter les heures
On ne sait pas vraiment
S'il éprouve du bonheur.
Mais on dirait pourtant!

On le dit surdoué
Pour les chiffres surtout
D'autres prétendent même
Qu'il pourrait être fou
Moi ce que je vois là
C'est un enfant perdu
Ces lieux sont à bien d'autres
Ils ne sont pas les siens
Il est dans un ailleurs.

Mais si je peux l'atteindre, si mon coeur me conduit
Je lui dirai ces mots qui ouvriront pour lui
Les portes des prisons qui le tiennent au loin
Ô combien je voudrais lui montrer le chemin!

colombe rouge signat